bien choisir son moteur electrique

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Le temps passe, le choix des moteurs électriques ne cesse de s’accroitre, une nouvelle marque est arrivée  qui casse les prix. C’est le moment de vous équiper.

Pour commencer intéressons nous à la puissance de ces moteurs, généralement ils ne sont pas notés en CV mais en Lbs (livres). Pourquoi ? Je suis comme des milliers de gens, je me demande à quoi ça peut bien servir d’inventer une unité de mesure différente à chaque fois.

Pour simplifier au maximum, un 30 lbs convient pour une barque de 3m, un 55 lbs pour une de 5m. Je n’irai pas plus loin dans la technique sauf pour préciser qu’un 30 lbs se contentera d’une batterie de 70 A alors qu’il faudra passer au 110 pour un 55 lbs (ce n’est plus le même prix).

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La majorité de ces moteurs fonctionnent au 12v mais les plus puissants utilisent le 24v, voir le 36v ce qui peut donner jusqu’à  plus de 100 lbs de poussée.

Principales marques:

désormais on trouve sur le territoire  trois grandes marques qui vont proposer des moteurs avant et arrières et quelques unes plus petites qui ne proposeront qu’un ou deux moteurs arrières.

La plus célèbre et la mieux distribuée en France est MINN KOTA. Cette marque, crée en 1934,  en provenance de USA  (abréviation de Minnesota et Dakota) possède un panel complet de moteurs pour équiper toutes les embarcations. Elle est le leader mondial pour ce type de produits. Son implantation française et son distributeur sérieux (Navicom) vous promet un SAV rapide en cas de problème.

Ulterra Minn Kota (4)

 

Minn KOTA est une marque innovante, elle a été la première à équiper ses moteurs de boussoles électroniques pour garder un cap (le système Auto pilot), une télécommande pour commander votre moteur (le Co pilot) et dernièrement une télécommande avec un GPS intégré pour garder un point stationnaire (le I pilot) puis une évolution avec la mise en réseau du moteur et du sondeur (le I Pilot Link). Ces équipements ne sont pas donnés tout comme les moteur Minn Kota, ce qui place cette marque dans le peloton de tête des marques les plus chères.

 

Minn Kota possède 9 modèles de moteurs pour un usage de pêche en eau douce. A noter que les arbres des moteurs Minn Kota sont en composite donc flexibles à l’impact, c’est intéressant si vous pêchez des endroits encombrés.

L’Endura de Minn Kota (doc fabricant)

Dans la présentation des moteurs voici tout d’abord l’Endura C2, modèle d’entrée de gamme avec six vitesses pré programmées (pas de variateur), de 30 à 55 lbs.

L’Endura Max qui possède un variateur de vitesse, même puissance.

Ensuite vient le Traxxis, mêmes caractéristiques mais avec une commande à variateur.

Dans la gamme des moteurs avant à commande par pédale, il y a le Edge, le Maxxum et le Fortrex, les trois ont un bras de relevage, le Fortrex semble très apprécié des compétiteurs pour sa facilité de relevage.

Reste trois modèles sans bras de relevage, le Powerdrive V2,  le Terrova et dernièrement l’ Ulterra qui se déploie seul avec  la télécommande. A ceux ci  on peut adjoindre un autopilot, un copilot, un Ipilot, un Link…Le  câble de commande de la pédale fait 5m, on peut l’utiliser sans problème de l’arrière.

Je possède un Powerdrive V2 équipé d’un Ipilot et un Terrova équipé d’un I Pilot Link, le Powerdrive date de 2009 et il fonctionne toujours aussi bien.

 

 

Mon Power Drive de 2009

 

Reste encore  deux  autres marques dont MotorGuide, qui est bien distribué dans les magasins de nautisme. Ils font aussi des moteurs à commande avant et arrière mais leur arbre est en acier (sauf pour un modèle) et se tord (constaté de visu) à l’impact avec un obstacle. Les MotorGuide sont  équivalents en terme de qualité et de tarifs, ils équipent beaucoup de bass boat américains.

Deux moteurs arrières composent une partie de la gamme : Le R3  de 30 à 55 lbs avec sélecteur de vitesse et le R3 Digital, idem mais avec variateur électronique de vitesse.

On citera le modèles à relevage par bras: Le X3 Séries, moteur qui a fait ses preuves , et un modèle sans bras de relevage: le XI 5 qui possède en outre l’avantage d’être équipé de série d’une pédale sans fils. Il peut être équipé du système GPS Pinpoint (télécommande) qui grâce à deux capteurs GPS vous permet un ancrage virtuel avec une précision jamais vue.

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Ces deux marques sont les seules à l’heure où j’écris cet article à proposer un GPS dans le moteur ainsi qu’un auto pilot.

Viens ensuite la marque Rhino, précurseur des témoins de charge à led mais qui ne fait pas de moteur avant. Leur puissance va de 8 à 54 lbs en 12v. Ils sont un peu moins cher que les précédents.  On trouve aussi d’autres marques telles que Eco Booster ou autres  qui eux aussi ne font pas de moteurs avant.  Cette dernière marque est proposée par Delta Nautic dont le sérieux n’est plus à démontrer.

haswing-caymanArrive le petit dernier qui va leur faire du mal, la marque Haswing originaire de Chine qui propose 4 modèles arrières de 30 à 55 lbs et un modèle avant en 55 lbs.

3 moteurs arrières de 30 à 55 lbs classiques avec arbre composite, un propulseur de 55 lbs avec arbre inox et le Cayman, un moteur avant , hélice 3 pales et commande par pédale ou par télécommande à distance livrée de série, sans oublier la platine amovible  elle aussi de série !!!

J’ai volontairement mis de coté deux marques qui  proposent des moteurs électriques arrières avec de fortes puissances : Il s’agit de Torqueedo et de E Propulsion qui sont comparables à des thermiques de faible puissance et s’utilisent là où le thermique est interdit.

 

Moteur avant ou arrière ?

Tout dépend de votre utilisation et de l’agencement de votre embarcation. Pour placer un avant, il faut une plateforme sinon le bricolage s’avère compliqué.

L’avantage de l’avant façon modèle Powerdrive c’est que l’on peut tout autant l’utiliser en powerfishing au pied assis à la plateforme avant que depuis l’arrière pour contrôler sa dérive à la verticale.

Je préfère ce type de moteur, on se tord moins le dos pour manœuvrer et on peut le faire autant à la main qu’au pied (pied-nu parce qu’avec des chaussures c’est coton !)

L’idéal pour faire des dérives contrôlées est l’Autopilot. On vise un point lointain, on appuie et hop, le moteur garde la direction quel que soit la dérive. Idéal pour longer les bordures ou pour la verticale avec un cap déterminé par le GPS.

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Il y a aussi l’IPilot que je possède depuis début 2011 et je ne tarit  pas d’éloges sur cette télécommande avec un GPS  intégré. De plus cette télécommande est étanche et flottante. L’Ipilot maintient le bateau sur la route déterminée en compensant les dérives dues au vent ou au courant.

Désormais la plupart des pêcheurs utilisent le Ipilot ou le Pinpoint GPS qui maintiennent le bateau sur la route déterminée en compensant les dérives dues au vent ou au courant.

Le plus indéniable de cet accessoire est la fonction verrouillage de spot ou ancre électronique. Même avec du vent ou du courant ce système maintient votre embarcation sur un point donné. Idéal lorsque l’on vient de découvrir un spot. Malgré un tarif d’environ 500 euros, c’est une réelle avancée dans la navigation destinée à la pêche.

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La plus intéressante des innovations est la capacité des moteurs avant à garder un cap en suivant précisément une ligne de bathymétrie, ceci en étant couplé avec le sondeur équipé d’une cartographie subaquatique.  En gros vous dites à votre moteur de suivre la bordure et de rester dans 6m et il ne vous reste plus qu’à pêcher tranquillement sans vous occuper de diriger votre embarcation.

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Pour la majorité d’entre nous  qui n’ont pas une grosse barque, un moteur pour tableau arrière suffit largement, l’idéal est qu’il possède une poignée télescopique pour pouvoir manœuvrer debout durant l’acte de pêche.

 

moteur Torqeedo (doc fabricant)

Pour les verticaliers classiques, l’indispensable est d’avoir un variateur qui permettra de manœuvrer en marche arrière. Pour les verticaliers plus modernes on utilisera un moteur avant avec la fonction  cap automatique et  vitesse constante.

Involontairement j’ai découvert qu’en démontant sa bobine (rotor) du logement (stator) d’un moteur Endura Minn Kota puis en le remontant à l’envers on inverse les polarités et le moteur tourne dans le sens contraire. Sur mon Endura je disposais alors de six vitesses arrières, c’était pratique et il fonctionnait aussi bien. Si vous avez un thermique pour vos déplacements, pourquoi ne pas essayer sur votre électrique pour les dérives. Ca ne fonctionne pas avec tous les moteurs mais si c’est possible pourquoi pas ? Si ça ne vous plaît pas il ne vous faudra que cinq minutes pour le remonter à l’endroit.

Vous hésitez encore à investir dans un électrique ? Alors continuez à ramer et ne découvrez jamais le plaisir d’une navigation silencieuse et d’une dérive contrôlée.

Gardez la pêche !

Relire mon article sur  la marque Torqueedo,

Relire mes articles sur le Terrova, l’ Ulterra,  le I Pilot, le I Pilot Link de Minn Kota

 




 

 

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