Bien utiliser son GPS à la pêche

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Un GPS sur un sondeur et c’est l’assurance de pouvoir marquer ses points, de pêcher plus précisément et d’avoir une réelle mémoire des spots mais pour cela il faut savoir l’ utiliser au mieux.

Pour vous rendre sur un point, rien de plus facile: Aller dans son menu à « naviguer vers » et sélectionner un point, il n’y a plus qu’à suivre la direction indiquée sur l’écran.

C’est une fois sur place que ça se complique:

sondeur GPS et lecteur de carte

Le premier des soucis avec le GPS embarqué c’est la dérive due au vent, à ce moment votre barque ne dérivera pas forcément avec le nez en avant comme en navigation, de la une certaine imprécision. On sait que le point est à 15m à bâbord sur l’écran mais à bâbord de l’axe de la dérive donc quelquefois à la poupe ou ailleurs.Pour pallier à ça il ne reste plus qu’à arriver à proximité du point et de prendre un repère visuel, comme ça si la barque tourne on retrouvera toujours son spot.

C’est à mon sens le seul désagrément d’un appareil qui n’apporte que facilité dans la pêche. Ce petit désagrément pourrait disparaître si votre sondeur possédait deux antennes GPS, une à l’ avant du bateau et la seconde à l’ arrière. j’avoue ne pas comprendre pourquoi les fabricants ne le font pas ?


Imaginez que vous abordiez un lac de barrage très grand et très inconnu pour vous, vous pourrez passer de longues heures sans toucher un poisson même si on vous a dit que du coté de la pointe là bas c’était pas mal. Si vous avez une connaissance qui ne soit pas un immonde jaloux de pêche, il aura la gentillesse de vous passer quelques points (latitude et longitude) que vous pourrez rentrer manuellement et ainsi pêcher précis dès le premier jour.

Pour en revenir au GPS, sa grande utilité est de permettre des dérives contrôlées le long des cassures ou des profondeurs auxquelles se tiennent les poissons. Et là en France rien n’était  prévu pour nous les pauvres pêcheurs (comme disait mon ami  Saint Pierre) jusqu’à ces dernières années.

Ah ces américains, ils en ont de la chance comme toujours. Chez eux la plupart des lacs sont cartographiés pour leurs GPS, ils possèdent des vues en 3D et des infos sur la pêche. Ah ces marins Français, ils en ont aussi, les côtes sont superbement cartographiées avec les fonds, les types de fonds, les épaves, ils ont mêmes des infos sur les mouillages. Ah ces plaisanciers et ces bateliers …..

Chez nous (dans les terres), bien que nous ayons dépassé le paléogépéhessique depuis peu nous n’en sommes qu’au début du néogépéhessique. Donc pas beaucoup de cartographies pour nous, pauvres marins d’eau douce mais ça avance doucement sur ce sujet avec les programmes de Navionics ou des grandes marques de sondeurs.

Dès lors, comment bien utiliser son GPS ?

L’idéal est d’avoir plein de copains qui vous donnent les coordonnées de leurs postes mais ceci n’existe pas. Jamais personne n’a voulu me donner ses coordonnées, elles sont jalousement gardées par leur découvreur. Donc il ne vous reste qu’à marquer des waypoints lors de vos parties de pêches quand vous détectez une structure intéressante où lorsque vous prenez un poisson.

J’utilise une autre méthode grâce à un GPS de randonnée qui accuse une grosse quinzaine d’ année. Lorsque les grands lacs de barrage sont au plus bas, je pars à pied marquer mes points GPS avec mon Triton, je note quelques indications sur un calepin et je prends des photos. Les ruines, cassures, chemins, ponts, n’ont plus alors de secrets pour moi.

C’est une bonne méthode qui m’a déjà pas mal rapporté, il ne reste plus qu’a convertir ses fichiers .GPX et à les rentrer dans le combiné sondeur GPS, le tour est joué en quelques minutes si vous maîtrisez un tant soit peu l’informatique. Pour les autres, patience et lecture des forums est la solution.

Désormais j’imagine qu’une appli randonnée sur son smartphone peut  facilement remplacer cet accessoire mais je n’ai pas encore testé.

 

Reste une seconde utilisation du GPS embarqué que peu utilisent et qui pourtant à mon sens me paraît la plus opportune. Un GPS en plus d’être un instrument de localisation est un instrument de navigation.

Si vous êtes skipper et que vous ne faites que guider vous n’aurez pas besoin de cette méthode, par contre si vous pêchez et que vous en avez marre d’avoir l’œil rivé sur le sondeur, cette méthode devrait vous satisfaire:

Cherchez par exemple le lit de l’ancienne rivière et marquez le, faites plusieurs passes au moteur en suivant ce lit et marquez plusieurs points. Revenez au point de départ et programmez-vous une route passant par ces points. Vous gagnerez un temps précieux en contrôlant à peu près votre dérive à l’électrique sur cette route sans avoir besoin d’être scotché sur le sondeur pour déterminer si vous êtes bien prêt du lit noyé. Votre GPS vous donnera une direction à suivre sur une cinquantaine de mètres. Vous prendrez une visée (pour ma part je mets le Ipilot) et il ne vous restera qu’a vérifier de temps en temps l’écran du GPS pour savoir si vous êtes dans les clous. Avec le Ipilot Link de Minn Kota ou l’autre système de Lowrance, vous pourrez en plus pêcher plus sereinement car le moteur suivra la route que vous aurez tracé sur votre sondeur.

Cette méthode fonctionne très bien sur les cassures de fin de plateau, quatre ou cinq waypoints et c’est une dérive à droite, puis une à gauche de la cassure qui vous permettrons de pêcher juste et de prendre du poisson (enfin, pas à tous les coups quand même!!).

L’autre gros avantage du GPS est la navigation par temps de brouillard. j’ai le souvenir de parties de pêche matinales totalement gâchées par un brouillard persistant. En plus d’ avoir la sensation d’ être perdu vous n’ avez plus vos repères du bord pour vous placer. Avec le GPS et sa trace de navigation vous retrouverez rapidement la cale de mise à l’eau et vous pourrez vous placer assez précisément sur les spots même avec une purée de poix.

Gardez la pêche.

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