Aménager sa barque pour la pêche au vif

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A force de parler de pêche aux leurres on en oublie que la pêche des carnassiers c’est aussi le vif et même si je ne la pratique que de temps en temps il n’en demeure pas moins que ça reste un plaisir de voir un bouchon s’animer sous les excitations du vif, et quand ça part bonjour l’émotion.

Une barque à l’origine servait pour la pêche aux vifs et si les pêcheurs posaient leurs cannes sur le franc bord, il existe désormais des équipements pratiques qui permettent une meilleure pêche.

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Lorsqu’on désire aménager sa barque pour une technique particulière on a toujours tendance à regarder comment font les autres sauf que dans ce cas présent la majorité des barques sont aménagées pour la pêche au leurre.

Oubliez donc la plateforme avant qui ne vous servira à rien, oubliez le moteur avant avec Ipilot qui là aussi ne vous servira pas puisque vous pêcherez à poste fixe.

Vous ferez déjà une belle économie puisqu’un simple moteur électrique de qualité de 55 lbs ne se vend généralement pas plus de 500 euros contre 1500 pour un moteur avant.

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Pour aller plus vite et si c’est autorisé, un hors bord thermique est toujours un bon choix, il vous permettra de regagner rapidement et en toute sécurité la rive en cas de gros orage ou de coup de vent.

Au vif on pêche rarement seul, pensez qu’un copain avec ses quatre cannes va occuper un peu d’espace donc si vous le pouvez optez pour une barque de 3,5m minimum afin d’être à l’aise.

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Commençons par les indispensables : Les ancres et poids.

La pêche au vif se pratique à poste fixe, il convient donc de prévoir deux poids, un à l’avant et l’autre à l’arrière qui permettront à la barque d’être fixe même avec un peu de vent.

poids de pechePour cela des poids de 10 à 15 kilos de forme plate afin de faire succion sur le substrat seront les plus indiqués. Une ancre classique n’est pas plus efficace que deux simples poids sauf en cas de fort vent.

L’idéal étant de descendre le poids arrière, laisser du mou, descendre le poids avant et tendre les deux cordes  en évitant qu’elles soient verticales. Ainsi la stabilité sera la meilleure et la barque ne bougera pas.

Pour faire bien coulisser les cordes, utilisez des daviers à roulette  et si vous le pouvez vous pouvez utiliser un système motorisé  qu’on appelle un guindeau. Il s’agit d’un simple treuil débrayable qu’on trouve en 12 v ou manuel avec une manivelle. Ca évite le contact avec la corde froide et mouillée en hiver mais il est quelquefois difficile de décoller un poids plat pris dans la vase.

 

Les supports de cannes :

repose-canne-berkley2Vous allez peut être tendre 8 cannes autour du bateau donc prévoyez pas la mal de support de qualité car pour être tranquille il faut que le talon de la canne ne traîne pas dans le bateau afin de ne pas s’y accrocher en cas de faux mouvement.

Les supports Berkley sont très biens et pas très chers, bien moins que d’autres plus encombrants.

Les supports qu’on vise avec un étau sur le coté de la coque peuvent dépanner mais ce n’est pas l’idéal.

 

 

Le sondeur :

Là aussi pas besoin de side imaging, de down, un simple sondeur permettant de vous donner la profondeur et la nature des fonds (dur ou mou) sera suffisant.  Il ne servira que pour vous placer et il faudra l’éteindre en action de pêche.

Si vous souhaitez explorer un lac autant investir dans de l’imagerie latérale et un GPS  pour gagner du temps et trouver les cassures qui sont toujours bonnes sinon un bas de gamme suffit largement pour cette utilisation plutôt limitée.

 

Une bonne chaise :

C’est là l’élément principal selon moi…Eh oui, on reste assis durant toute la partie de pêche autant être confortablement installé.

Un pied fixe mais rotatif permet de parer à toutes les situations. Comme le pêcheur restera assis tout le temps et pèsera de tout son poids, il convient d’en choisir un de qualité pour ne pas avoir à le changer à la saison suivante. Certains utilisent des sièges de carpistes level chair si la largeur de la barque le permet, sieste assurée au bout d’une petite heure avec un tel confort.

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Un vivier :

Vassiviere 2013 (61)La pêche au vif n’est pas synonyme de viandage comme aiment à le colporter les esprits étriqués  et militants du nokill intégral.  Je connais des pêcheurs au vif qui ne gardent pas un seul poisson, eh oui ça existe, tout comme des leurristes qui gardent tout. Arrêtons donc de ringardiser la pêche au vif qui est aussi noble que toute les autres.

Le vivier peut être très utile pour conserver un carnassier si on veut le garder avec suffisamment de fraîcheur ou si on veut le garder en otage le temps de bien pêcher la zone avant de le relâcher.

A l’économie on peut se satisfaire d’une glacière qu’on aura équipé d’un bulleur. Le vivier est aussi idéal pour conserver ses vifs, sinon usage du seau flottant plano qui permet aux vifs de puiser l’oxygène directement dans le lac.

 

Un parasol :

Lorsqu’on s’installe en barque au vif, c’est le soleil ou la pluie nos  principaux ennemis, et quand le soleil tape fort ou que la pluie tombe sans discontinuer rien ne vaut un bon parasol. On bricolera un système pour enfiler solidement le pied du parasol et de cette manière se protéger du soleil ou d’une  averse.

On peut dans l’absolu installer un bimini qui est une toile montée sur une armature pliante, c’est très pratique mais un peu onéreux pour une pratique du vif.

 

Le copain :

vassiviere 201448C’est l’élément principal de cet aménagement, sans lui les journées sont un peu monotones. Avec un copain c’est des discussions à n’en plus finir ou pas, des casse-croutes, une chopine… La journée passe vite  et le copain sera là pour vous dépanner si vous avez oublié vos émerillons par exemple.

Aménager une barque  pour la pêche au vif, c’est prévoir un budget trois à quatre fois moins cher que pour la pêche au leurre. Tout dépends de ce que vous aimez, c’est à vous de voir.  J’ai tenté avec ma Deuze un aménagement pour les deux techniques mais la plateforme avant fait perdre de la place.

L’important c’est de se faire plaisir à la pêche, quoi que l’on fasse la technique n’est rien en regard de la prise d’un poisson pour moi. Nous ne sommes  pas de culture japonaise alors ne plaçons  pas l’outil ou la maîtrise de la technique avant le résultat. C’est noble comme attitude mais ça conduit à la sectarisation…..

 

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