Le crankbait

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Les poissons nageurs et leurs utilisations: Le Crankbait

 

le CX 40 Ecogear

 

Les crankbaits sont souvent l’arme du débutant ou de l’hyper spécialiste, débutant parce qu’il sont simples à ramener, spécialiste parce que chaque modèle correspond à un poste. Entre ces deux extrêmes il reste beaucoup de place pour tous les autres pêcheurs car le crankbait fonctionne tout le temps et partout.

La traduction en français du terme crankbait pourrait être simplement de « leurre à mouliner ».

Avec leur bouille et leur corps renflé, les cranks donnent confiance, qui plus est il s’accrochent bien moins au fond que leurs homologues jerkbaits, swimbaits ou encore lipless. Les cranks sont vraiment attirants, on a l’impression de pêcher comme un gosse avec un personnage de dessin animé. Megabass, Smith, Gancraft, Illex, Evergreen font à mon sens les plus beaux crankbaits.

Megabass avec son modèle Griffon a atteint le summum du poisson nageur le plus attachant, d’autant plus qu’ils déclinent la gamme griffon en plusieurs modèles destinés à explorer différentes profondeurs. Manque à cette gamme pourtant un très grand plongeur mais qui sait, peut être que le fabricant nippons entendra ma doléance.

Comment ça s’utilise ?

La grande majorité des pêcheurs aux leurres utilisent mal le crankbait, il s’agit d’un leurre explorateur, un leurre de réaction fait pour aller pêcher au milieu des obstacles. Il suffit de constater comment il vibre plus  nerveusement que la  majorité des autres leurres. Sa longue bavette peut le faire nager à 45° ou plus, de cette façon ses triples sont toujours situés plus haut que la bavette qui servira alors de butoir qui pivotera vers le haut en cas de contact avec une branche ou un caillou.

S’il y a trop d’obstacles, arrêtez de mouliner, le crank est flottant, il remontera à la surface en vous permettant de vous extirper d’un nid de branches.

Le mascle deep d’Illex

Pêcher du bord une plage avec un crank c’est risqué, il plonge et gardera sa profondeur d’évolution donc plus vous le ramenez vers le bord plus il grattera le fond. Gardez le pour jeter au milieu des bois noyés ou pour aller explorer une fosse profonde. Pour les pêcheurs en bateau, il est pratique pour explorer les bordures encombrées. Les premiers mètres, il descend et passe les obstacles puis il pêche bien creux pour arriver sous la barque. Je me demande si ce leurre n’a pas été inventé pour les pêcheurs en bateau.

Je disais précédemment qu’il est le leurre préféré du débutant et du spécialiste. Le spécialiste l’utilise lorsque rien d’autre ne pourra passer (hormis un LS ou un spinner) ou alors s’il a vu un prédateur en poste. Le crank étant un leurre de réaction, je mise sur des couleurs agressives pour les bordures avec une bavette moyenne et des couleurs naturelles pour le large avec la bavette la plus longue possible permettant de pêcher très creux.

 

 

Le baby Griffon de Megabass

Certains spécialistes ont raconté par le passé qu’un crank se ramène doucement, à la limite du décrochage. Il semblerait que cette affirmation ait été battue en brèche par d’autres, en realité le crank se ramène à la bonne vitesse. Celle ci, qui dépend du modèle se situe entre l’absence de nage et le décrochage, donc la marge est assez large. Personnellement je change la vitesse selon mes envies mais il est vrai aussi  que ramené trop vite il fatigue vite les bras si l’on est pas équipé de matériel spécialisé.

Je ne suis pas un ardent spécialiste qui ne pêcherait qu’au crank, mais il est de toutes mes sorties et souvent il est le leurre dur qui affiche le meilleur résultat.

Pour le brochet en utilisant de gros modèles de cranks en spinning on est relativement gêné par sa résistance à la traction. Le problème peut être aisément résolu en utilisant un ensemble casting qui permet de pêcher au crank sans avoir l’impression de treuiller un petit train.

J’ai dans mes boites une bonne cinquantaine de cranks dont certains comme le Bacra de Gan Craft possèdent une finition exceptionnelle.

 

Les perches sont les poissons qui tapent le mieux au crank surtout dès les beaux jours, d’autant qu’il n’y a aucun besoin de l’animer, une récupération linéaire est le plus efficace.  Pour les brochets,  j’utilise des modèles plus importants qui pêchent très creux mais corollaire, ils deviennent fatiguant à ramener au bout d’un certain temps .

Attention, avec un crank, il arrive qu’on touche du sandre, surtout le matin lorsqu’on pêche les plages et que le crank va alors gratter le fond en soulevant un nuage de sédiment, ce que les américain appellent le bottom tapping !

Sur la photo précédente vous avez pu distinguer trois modèles Bacra avec des bavettes différentes qui permettent de pêcher sur quasiment tous les spots. Le crank pourrait dans l’absolu être le seul leurre du pêcheur car il permet d’explorer toutes les couches d’eaux. La plupart du temps, la classification de ces leurres utilise les mêmes lettres, celles ci sont le SSR (super shallow runner) . On le reconnait a sa bavette verticale ou toute petite. Celui qui vous permettra de pêcher les abords des roselières et les queux d’étangs, il nage entre 0 et 50 cm sous la surface.

Il existe ensuite  généralement 3 profondeurs classiques d’évolution: 0.5 à 1m, 2 à 2.5m et 3 à 4m qu’on va appeler respectivement SR pour shallow runner, MR pour médium runner  et DR pour deep runner. La plupart des cranks sont prévus pour ces profondeurs standards.  Pour aller plus profond, par exemple jusqu’à 6 m il existe quelques rares modèles comme le Dive To de Rapala ou le Deep Six de Megabass.

 

L’important étant de pêcher avec le bon modèle de crank approprié à la profondeur du poste.

 

Le cas du Squarebill

Il existe un modèle de crankbait qui se démarque du lot, le squarebill. Vous l’ avez certainement déjà vu puisqu’on en trouve sur le marché sans que grand monde, sauf quelques spécialistes, s’y intéressent. Le squarebill est un crank rondouillard à bavette carrée. c’est le crank pour pêcher les obstacles, sa bavette fera prendre au leurre une trajectoire incontrôlable dès qu’elle touchera un obstacle.

Le Squarebill est parfait pour les obstacles, c’est d’ailleurs sa raison d’être, il passe remarquablement dans les bois noyés qui abritent des carnassiers. c’est sa bavette qui fait tout le boulot et qui bute sur l’obstacle que lieu de glisser dessus.

Le squarebill ne pêche généralement pas profond mais ce n’est pas sa mission, tâchez d’en avoir un dans votre boite pour explorer un arbre tombé, c’est là son domaine.

 

Bille ou pas billes ?

Les deux sont indispensables, quelquefois les sans billes fonctionneront mieux alors que les billes pourront faire la différence un autre jour. Le très célèbre B. Switcher de Zip Baits possède deux versions, une à bille et l’autre silencieuse. A vous de vous faire votre propre opinion même si j’ai tendance pour ma part à préférer les silencieux.

 

Les innovations:

Megabass qui crée les cranks les plus techniques pour moi à poussé le concept de la vibration et des flux assez loin avec le modèle Cyclone qui possède deux entrées d’eau internes pour générer de nouveaux signaux. Il n’est malheureusement plus au catalogue.

Illex avec son modèle Skull Shell a exploré de nouveaux matériaux pour que le bruit émis par les billes soit différent. Rapala avec les modèles Clack’in qui possèdent une chambre de résonance métallique et les modèles Scatter Rap avec une toute nouvelle bavette rendant la nage plus aléatoire, a aussi poussé le concept de nouveauté assez loin. Malheureusement là aussi ces leurres ne sont plus proposés.

C’est la marque Livingstone qui à mon  sens est largement en avance sur la concurrence avec des poissons nageurs équipés de composants électroniques qui vont émettre un bruit copié sur les son émis par les proies sous l’eau.

Le crank Dive Master de Livingstone possède en plus des yeux qui vont s’éclairer de temps en temps de façon a diversifier le signal pour le carnassier.

 

Les carnassiers visés:

Le crank prend tout, du chevaine au silure. Bien entendu les célèbres Chubby d’Illex  sont plus destinés à la perche mais il arrive fréquemment qu’un brochet, surtout en août septembre, craque sur  ce leurres.

Les plus gros cranks sont mis au point pour le marché du bass aux US ou au japon mais chez nous ils nous permettent de piquer de jolis brochets ou des perches record. Le silure est aussi un gros amateur de crankbait mais il lui faut des modèles XL, encore que de très jolis silure sont piqués chaque année au B Switcher.

 

L’esprit humain étant perpétuellement en recherche de nouveauté, je ne sais pas ce que l’avenir nous réserve avec ces leurres attachants et efficaces.  Si vous devez commencer la pêche aux poissons nageurs, et c’est pourquoi cet article est le premier du dossier, commencez avec les cranks !

Bonne pêche.

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