Le IPilot de Minn Kota

NOM PHOTO



 

Ca fait déjà plusieurs saisons, en fait depuis 2011  que j’utilise le I Pilot version 1 (il y a une version 2 pour 2012 avec une télécommande plus simple) installé sur mon Powerdrive 55  et je crois que je suis en mesure d’avoir un avis sur cet équipement.

 

I Pilot Minn Kota -- doc fabricant

 

Outre que son installation sur un moteur Powerdrive Humminbird  est très facile avec une notice très claire et bien détaillée. Qui de plus  est agrémentée de photos très explicites, certainement la meilleure notice d’installation d’équipement que j’ai lu jusqu’à présent.

La télécommande qui remplace la pédale contient quatre modules distincts qui sont la partie « commande manuelle du moteur », la partie « itinéraires », la partie « pilotage automatique » et la partie « verrouillage sur emplacement ».

Cette télécommande est étanche et flottante, un plus si elle tombait à l’eau lors d’une partie de pêche.

 

Commençons par le module « commande moteur »:

Il est composé d’un bouton central qui allume ou éteint le moteur, cerné par deux boutons de direction pour orienter le moteur.

En dessous le bouton d’urgence pour passer directement à la vitesse max afin d’éviter un obstacle. Entouré par deux boutons pour augmenter ou baisser la vitesse, fonction  basée sur 20 incrémentations il y a de quoi adapter avec une grande finesse votre allure moteur lors des dérives.

Le dernier bouton est celui d’éclairage de l’écran.

L’écran contient les icônes qui vous permettront de visualiser facilement qu’est ce qui est allumé ou en fonction. Les icônes sont claires et il n’y a pas besoin de réfléchir pour pouvoir les comprendre du premier coup d’œil.

Critique de ce module:

Pour l’instant aucune, je suis enchanté, la commande est précise, les boutons suffisamment en relief pour que l’on puisse sentir leur fonction au toucher. La vitesse se règle avec une grande précision, mieux qu’avec la pédale. L’affichage de la  puissance moteur sur l’écran peut se comparer avec la vitesse réelle de déplacement, ainsi à l’usage vous saurez régler votre puissance moteur en fonction de la vitesse que vous désirerez obtenir.

 

La seconde partie centrale est composée de 4 boutons qui servent pour la navigation: Un bouton pour démarrer la navigation, un pour  la mettre en pause, un pour se rendre au point de départ d’une route déjà enregistrée et la suivre et le dernier pour se rendre à la fin d’une route et la suivre jusqu’à son point de départ. Idéal pour refaire une dérive à l’envers.

Ce dispositif  mémorise jusqu’à trois routes dont la longueur maximale est de deux miles soit 3,5 km, c’est largement suffisant et c’est idéal pour les verticaliers qui connaissent les cassures ou les chenaux. Plus besoin ensuite d’avoir la main sur le moteur, il se pilote tout seul.

Vous pouvez même faire une pause dans la mémorisation d’une route pour éviter un obstacle. Dans ce cas là vous ferez une escale et deviendrez escalier (une technique de pêche de verticalier qui fait des pauses, je rigole).

 

Critique de ce module:

Je l’ai essayé sur deux routes ou j’avais enregistré des points GPS au sondeur. On peut même le faire au thermique en naviguant ainsi on est concentré sur la route  et pas sur la pêche. Arrivé au bout il suffit de l’appuyer sur un bouton « d’aller à » et de régler la vitesse de dérive. La précision est remarquable, la route suivie était à 95 % la même que celle marquée sur le GPS de mon sondeur. De cette façon on peut pêcher l’esprit tranquille.

 

La troisième partie « pilotage automatique » comprend deux parties distinctes: Un bouton « contrôle de croisière » qui vous permettra de programmer une vitesse réelle que le moteur se chargera de garder quels que soient les conditions.  Vous voulez dériver sur votre route à 0,5 km/h, programmez et c’est parti pour une dérive à la verticale.

Doc fabricant

Le second bouton est un autopilot. Vous l’enclenchez et le GPS  projette des points dans la direction choisie et garde le cap malgré le courant ou le vent.

Je l’utilise pour longer les bordures à un quinzaine de mètres du bord.

La fonction « Advanced auto pilote » par GPS peut se désactiver pour être remplacée par un autopilot simple (cap à la boussole) quand les conditions sont dures avec des courants puissants ou un vent violent.

Si on garde l’Advanced auto pilot on va avancer en zig zag car le GPS voudra se rendre sur son prochain point de projection alors qu’avec l’auto pilot simple on avancera en courbe en gardant son point de visée ce qui est plus agréable et confortable en navigation.

 

Critique de ce module:

Aucune, absolument aucune, tout est clair et utile sur ces deux boutons, la possibilité de permuter  d’ Advanced autopilot en auto pilot simple est idéale, on évite de décharger sa batterie en cas de conditions difficiles.

Doc fabricant

La dernière partie « verrouillage sur emplacement » ou ancre électronique est la plus géniale à mes yeux. Vous péchez en dérive ou en longeant les bordures, vous prenez un poisson, plus besoin de demander au second de baisser le poids. De plus généralement cette manœuvre prenait plusieurs secondes et la dérive se poursuivait, en perdant quelquefois le spot, il fallait le rechercher au sondeur durant de longues minutes. Désormais un appui sur la télécommande et le point est verrouillé, le moteur se maintient dans un cercle virtuel autour du point tout seul et le moteur utilise la puissance nécessaire pour cette utilisation.

 

Le dernier bouton est un bouton de retour à un ancrage automatique. On peut enregistrer trois points d’ancrage, chercher ailleurs des poissons et en appuyant sur le dernier bouton, si l’on n’est pas à plus de 500 m du point, le bateau s’y rend seul et se reverrouille sur le point, géant  non ?

 

Critique de ce module:

Là aussi aucune critique, tout est clair. Humminbird s’est vraiment dépassé avec cet outil pour Captain détendu.

Conclusion:

Avec le IPilot, je suis vraiment  tranquille, je ne peste plus contre le vent, contre les courants, contre tout. Le moteur fait tout, tout seul et je me concentre sur ma pêche.

Ceux qui sont dans mon cas savent que c’est usant d’avoir à sans cesse corriger une trajectoire, on perd la moitié de son temps et on ne pêche pas, le plus rageant c’est de voir son coéquipier prendre un poisson alors qu’on manœuvre encore…..Ça m’est arrivé de nombreuses fois.

Mon épouse n’en reviens pas, je ne gueule plus sur la barque parce que j’ai dépassé le lit de la rivière ou le gros rocher englouti. Patoche est super détendu car mon « lève ancre biologique à commande vocale » n’a plus besoin sans cesse de baisser ou remonter le poids, le verrouillage de spot remplace avantageusement l’ancre dans des conditions normales de pêche.

Pour un peu moins de 500 euros (je reconnais que c’est une somme) on se retrouve avec un vrai pilotage automatique. Dommage que cet outil ne soit pas encore prévu sur les moteurs arrières, une piste à travailler à mon sens tellement cet accessoire est pratique.

Seul reproche et il est de taille, l’installation du I Pilot annule le branchement de la pédale. Soit mais le jour où la pile de la télécommande sera en rade, comment faire ?

J’aurais préféré, comme sur le Terrova, que l’on puisse garder la pédale en parallèle. Il me faudra m’habituer à surveiller l’écran LCD pour voir si l’icône de la pile ne clignote pas.

Dernier petit reproche, l’équipier se sent dévalorisé, Patoche (guindeau biologique à commande vocale et à énergie manuelle) a été rétrogradé de Lieutenant de Vaisseau à  Quartier Maitre mais il garde toute ma confiance s’il faut jeter l’ancre en urgence. S’il fait une dépression, il faudra l’attribuer au I Pilot….

En conclusion de cette conclusion et pour redevenir sérieux, je ne dirai qu’une chose: Passez au I pilot !!

Pour ceux qui comme moi n’utilisent que les fonction essentielles et oublient vite le reste, copiez et imprimez puis plastifiez cet aide mémoire que vous garderez dans la barque.

Gardez la pêche.



 

Comments are closed.