Reflexions sur la pêche du sandre en mai
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sandre-cathy-vassiviere-2016-14En quelques années une polémique ou un cas de conscience s’est malheureusement transformé en une chasse aux sorcières : la pêche du sandre en mai.

Il fut un temps ou personne ne se souciait de cela puis un jour quelques pêcheurs ont tiré la sonnette d’ alarme en disant : « Attention, en mai les sandres dans certains endroits sont en pleine reproduction et les mâles gardent les nids de façon très agressive ».

Il faut préciser que la reproduction du sandre a ceci de très particulier qu’elle occupe le mâle durant une certaine période s’étendant généralement sur deux à trois semaines d’avril à mai sur les endroits les plus froids. Cette reproduction peut même s’effectuer en août, ce qui accréditerait le fait que des jeunes sandres de taille radicalement différente sont découverts dans certains lacs de barrage assez froids. Il n’y aurait donc pas multiple reproduction mais ponte différée.

sandre patoche montereau 2016

 

Le mâle va préparer un « nid », dépression d’environ 1 m de diamètre recouverte de débris de végétaux ou simplement construite dans le substrat. Ce nid pourra être situé à 1 m de fond, jusqu’à 3 m en moyenne. Le sandre va précédemment revêtir une livrée sombre et sera nommé charbonnier, cette livrée est due à une hausse hormonale qui le rends aussi très irascible. On retrouve aussi cette livrée sombre chez des sandres se tenant dans des zones d’ombres le reste de l’année.

Une fois sur son nid il attend l’arrivée de la femelle qui y déposera ses œufs que le mâle surveillera en moyenne 8 jours dans une eau à 14 ° avant éclosion et dispersion des alevins.

 

Tout ce qui va passer dans la zone à défendre du sandre sera attaqué, leurres comme autres sandres ou prédateurs. L’attaque est souvent très violente et les leurre attaqués sont littéralement coffrés. Néanmoins si le mâle défend son nid et l’aère, son absence ne serra pas automatiquement signe de la perte de la ponte. Tout dépendra de la maturité des œufs et de la présence/absence de prédateurs.

Afin de préserver cette reproduction que tout bon gestionnaire de pêche se doit de faire, différentes actions sont possibles. On peut retarder la date d’ouverture générale comme à Vouglans, interdire la pêche du sandre en mai par arrêté préfectoral, ou mettre en place des réserves de pêche sur les zones les plus favorables à la reproduction du sandre.  Mais toutes ces solutions ne peuvent pas être mises en place partout et lorsque l’ouverture du brochet coïncide avec la période de reproduction du sandre il y a fort à craindre que les pêcheurs, même respecteux du poisson, même no kill ou autre tendance ne prennent par accident du sandre sur les nids !

sandre 60 du 140513 (5)

 

Là où un fait peu honorable mais pas dramatique ne devrait pas avoir de conséquences, c’en est devenu tout autre.  Une milice  de la moralité halieutique s’est mise en place ces dernières années et traque les pêcheurs qui « osent » poster sur le net la photo d’un sandre pris en mai et arborant une livrée un peu sombre. Le pauvre pêcheur, souvent débutant et fier de sa prise se fait traiter de tous les noms sur la toile ce qui provoque deux réactions.

A ceux qui tendent la joue droite quand on leur met une claque sur la gauche, ils s’abstiendront de pêcher le sandre tout le printemps de peur de ne plus pouvoir vivre leur vie d’ avatar sur Facebook. Ils vivront en étant sûr que le sandre ne se reproduit qu’en mai et qu’il est ultra important de le sauver des méchants « viandards ».  Quant à ceux qui ne tendent pas la joue et renvoient la baffe, ils continueront de pêcher comme ils l’ont toujours fait et comme la loi les y autorise et vomiront les moralistes pisciphiles.

nokill sandre 180513 (13)

 

Pourtant chez les pêcheurs de silures on ne trouve pas ce côté radical car on pêche le moustachu pendant sa reproduction. Chez les pêcheurs de perches non plus, pas plus que ceux d’aspes, de gardons ou de carpes. Pourquoi le sandre exacerbe-t-il autant les passions alors qu’à l’étranger on le pêche en pleine période de reproduction sans que cela n’influe sur sa densité ?

Personne ne se soucie de la perche qui chez moi n’a pas encore déposé ses rubans d’œufs sur les arbustes noyés, pourtant n’est-elle pas aussi respectable ?

Posons-nous juste la question : Est il plus condamnable de prendre sans le chercher un sandre sur un nid et de le relâcher (ou pas) ou de prendre une belle perche de 35 pleine d’œufs et de la garder (ou pas)?

sandre du 110613 (24)

 

Pour illustrer ce propos, remettons un peu à plat les choses. Imaginons que nous sommes le 1er mai et que l’ eau soit à 14 ° c, il s’agit d’une simple hypothèse de travail car il est peu courant que l’eau soit à cette température au 1er mai chez moi. Mme perche d’un kilo va pondre 200 000 œufs qui a cette température mettront environ 13 jours à éclore sans protection du mâle. Mme sandre d’un kilo aura pondu ou pondra elle aussi 200 000 œufs et à 14° il ne leur faudra en moyenne que 8 jours avant éclosion alors qu’ils seront défendus par le mâle durant cette période. On comprend donc que à nombre égal, les œufs de perches soient bien plus en danger que ceux du sandre. Si nous étions un tant soit peu logiques, c’est de la reproduction de la perche qu’il faudrait nous soucier, pourtant ce n’est que le sandre qui est la coqueluche des pêcheurs ! C’est un peu injuste.

Cette petite réflexion n’est là que pour vous faire réfléchir un peu, le sandre n’est pas en danger d’extinction alors ne soyez pas intégriste dans votre réflexion. Oui il faut favoriser sa reproduction et mettre en place des actions pour la faciliter, d’ailleurs les AAPPMA ont besoin de bras pour cela, mais ne laissons pas la parole aux outranciers, la pédagogie est une meilleure méthode.

sandre settons 010815 (3)

 

En lacs de barrage, les sandres sur les nids vont cohabiter avec les brochets postés sur les bordures en attente de la fraye des blancs. Faudrait-il nous abstenir de pêcher les bordures alors que la pêche est légalement ouverte ?

Gardez la pêche

Données sur la reproduction : Les poissons d’eau douce de France, édition Biotope, 2011

 

About sylvain l'esoxiste

51 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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32 Responses to Reflexions sur la pêche du sandre en mai

  1. Hervé says:

    Bonjour Sylvain,

    Je pense que le problème n’est pas de prendre des sandres accidentellement en pêchant le brochet. Cela arrive à tout le monde : on ne sélectionne pas forcément ce qui va mordre à notre leurre et certaines zones de fraie peuvent côtoyer des postes à brocs. Cela ne fait pas débat. Ce qui me paraît par contre regrettable, c’est que l’on présente sciemment des photos de sandres charbonniers dans des compte-rendus de sorties ou sur les réseaux sociaux.

    Il y a déjà, selon moi, bien peu de gloire à présenter des poissons si faciles à capturer sur leur nid. Quel acte héroïque d’avoir pris un sandre mordant sur tout ce qui passe !

    Puis, et surtout, il me semble nécessaire de présenter aux autres pêcheurs des pratiques suffisamment respectueuses des poissons et par extension de la nature en général. Les images véhiculées par internet influencent fortement les pêcheurs que nous sommes. Dans un post Facebook ou dans un compte-rendu de sortie, n’est-il pas préférable d’admettre à l’écrit qu’on a pris un sandre charbonnier et s’interdire en même temps de le présenter en image(s) ? Ainsi, la vérité de la prise du poisson n’est pas masquée (comme je l’ai dit, ça arrive, c’est un fait) et en plus on montre à autrui que le respect du poisson (pas pris en photo donc plus vite remis à l’eau) passe bien avant la petite gloire qu’apporte le sacro saint visuel publié sur internet. Le pêcheur en ressort grandi et offre aux autres une image plus éthique de notre loisirs. Il n’a pas cédé aux sirènes de la photo à tout prix pour étaler son pseudo savoir-faire aux copains. Il privilégie la remise à l’eau rapide du poisson et minimise ainsi (enfin, je l’espère !) les effets de sa capture. En des temps où les milieux aquatiques souffrent et où nos détracteurs sont de plus en plus nombreux et médiatisés, une telle approche me semble préférable. Tout le monde y serait finalement gagnant avec cette pratique simple à mettre en œuvre, non extrémiste … et juste censée en fait.

    Bref, ne cédons pas à la tentation de la photo anti-bredouille (ben oui, je n’ai rien pris ce jour-là à part un sandre charbonnier) ou à celle de « j’ai la plus grosse » et remettons rapidement à l’eau les poissons pris sur nids. Réfléchissons un minimum avant de publier sur les réseaux sociaux et sur les blogs et sites personnels : il en va, selon moi, de l’image que nous présentons à toutes les autres personnes qui nous suivent.

    Quoi qu’il en soit, je souhaite bonne continuation à votre site riche en informations et en contenus pertinents.

    Cordialement.

    Hervé

  2. daniel says:

    Très bon article.

    On retrouve le même problème mais accentué avec le black bass qui lui ce reproduit de mai à juin.

    Le WK dernier encore un pécheur venait pécher le black et les perches sur un lac et ne omprenait pas pourquoi je pécher avec des leurres de 15 à 20 cm. Réponse pour éviter les black…..

  3. Loïc64 says:

    Hello,

    -> Mise en place de zones de reserves temporaires avec des bouées pour éviter la pêche sur les nids : Tout le monde est ok avec ça non ?

    Le seule soucis, c’est que peu d’AAPPMAs s’en occupent. (Faute de moyens, de bénévole?)

    Et pour répondre à la malice qui pratique la chasse au sorcières sur les réseaux sociaux : je trouve souvent leurs commentaires remplis de jalousie… Et là on va me répondre « Oui mais ils sont une vision éthique de la pêche…blabla ».

    Ok et bien arrêtez de faire le garde de pêche sur les RS depuis votre smartphone. Allez dans votre AAPPMA, et engagez vous en tant que bénévole pour préserver la reproduction de vos espèces favorites.

  4. Fred HANNEQUIN says:

    Bonjour,
    Tout d’abord bravo et merci pour vos publications toujours très intéressante et qui on le mérite de relancer des débats.
    Vous dites : « un jour quelques pêcheurs ont tiré la sonnette d’ alarme ». Il s’agit certainement du jour où les captures ont commencées à se raréfier, ce qui explique que l’on ne se pose pas le problème avec la perche bien présente dans nos eaux ou le silure en pleine explosion actuellement. Généralement, les espèces sont gérées ou protégées lorsque la situation devient désespérée. Saluons le fait que cette sonnette d’alarme n’arrive pas trop tard.

    Pour moi, la loi est un cadre mais l’éthique est plus importante : je trouve dégueulasse de pêcher le sandre volontairement sur une frayère mais pêcher le silure de nuit en eau public (en NoKill) ne me gêne pas.

    Le problème des « haters » des réseaux sociaux n’est pas réservé à la pêche, c’est le revers de la médaille de toute publication sur le Net mais ce n’est que l’œuvre d’une minorité que l’on croit importante par le buzz qu’elle crée.

    Pour finir, je suis d’accord avec vous : « la pédagogie est la meilleure méthode »

    Merci et bonne pêche

  5. Greg says:

    Un peu plus 60heures de peches aux leurre depuis le 1e mai j’ai fais des brocs perches silures aspes et bizarrement zéro sandre forcément je ne l’ai pas chercher Je me rappel d’un de votre article pour une ouverture en lac on vous aviez tapé de nombreux sandres sur zone de nid !vous cherchez à vous donner bonne conscience avec cet article? LES MECS grattent en LS 3 pouces des bordures et des zones moins de 2 mètres de fond et vous parlez d’accident ? Expliqué moi pourquoi certain pêcheur eux n en touche pas …..malgré des heures et des heures à pêcher ….

    • Bonjour M.le moraliste, concernant l’ année dernière ce lac à des bordures peu profondes et est entouré de bois noyés ou de roselières. J’ai pêché exactement pareil cette année au même endroit comme je le fait depuis de nombreuses années et aucun sandre car ils avaient frayé, tout simplement!

      • Greg says:

        Mdrr le culot de dire que vous avez essayé de recommencer cette annee Mdrr le moraliste comme vous dîtes est bien triste de voir que votre mentalité ne fait pas avancer dans le bon sens notre loisir aller chaos

    • JOJO l'Affreux says:

      Vous ne prenez pas de sandres en 60 heures de pêche et pourquoi serions nous obligés de vous croire Môsieur,peut-être sur votre bonne mine de moralisateur patenté ???

  6. vincent says:

    Bonjour,
    Tout à fait d’accord avec toi, j’ai péché le lac des settons la semaine dernière ( nous avons d’ailleurs discuté 2 min avec ton équipage, tu étais aux toilettes je crois x), et nous avons pris quelques sandres au cranckbait…Ceux-ci étaient bien noir et sont retournés a l’eau avec les autres poissons que nous avons fait =)
    Les accident arrivent et je pense que chacun doit mettre de l’eau dans son vin afin de ne pas en faire toute une histoire.
    Nous respectons la loi et les réglementations spécifiques a chaque lieu de pêche, ce qui est déjà pas mal…

    • Bonjour Vincent, ils m’en ont parlé, tu aurais du attendre deux minutes que j’ai fini mon affaire :) on aurait pu se rencontrer. Perso cette matinée fut une brecouille, une de plus.

      • vincent says:

        Oui dommage, nous n’avons pas voulu trop déranger…
        En tout cas ce lac est vraiment génial, nous n’avons pas ça dans le pas de calais =(
        Pour nous ce fut la meilleure journée avec une vingtaine de poissons à 3 dans la journée ( tout l’après midi…), bref une superbe journée

  7. Dem says:

    Pour arrêter toute cette polémique il faudrait peut-être remettre comme ça ce faisait dans le temp l ouverture au 1juin et tout le monde serait content.

    • Ben non Dem, car à ce moment les grognons nous trouveront toujours des arguments pour reculer les dates, en fait ils voudraient que tout soit fait comme eux l’ aimeraient, mais ils pêchent aussi comme les autres.

  8. P. Julien says:

    D’accord dans l’ensemble avec vous Sylvain. Personnellement, la logique devrait être que toute espèce soit protégée pendant sa fraie afin d’assurer le succès de sa reproduction et par là même, la pérennité des ressources.
    L’harmonisation des dates d’ouverture et de fermeture de la pêche du sandre fera toujours des mécontents puisque la fraie de ce poisson s’étend sur 3 mois (avril, mai, juin) dans notre pays. Seule solution logique : mettre en réserve temporaire, de février à juin, les zones de frayère les plus connues, pour éviter les abus voire le pillage (qui plus est par les pêcheurs professionnels…) et permettre un bon recrutement.

  9. Tom says:

    Par moment j’ai un peu de mal à vous suivre sur certaines idées … vous prônez l’amour de la nature, le respect du poisson (je ne parle pas de no kill) etc ,et sur un tel sujet vous nous pondez un truc pareil …

    Premièrement, comment peut-on comparer les populations de perches et celles de sandres ? On va prendre un secteur que vous connaissez, Vouglans.
    Il ne me semble pas qu’en terme de population le sandre surpasse la perche dans ce lac de barrage (j’aimerais bien des bancs de 10m de large de sandre mais c’est plutôt rare me semble-t-il).

    Je suis bien d’accord que la pêche de la perche lors de sa période de reproduction ne choc personne (à tord certainement) mais de la à comparer à la pêche du sandre sur frayère ou l’agressivité de celui-ci est décuplé…
    Ou est le mérite, la fierté, d’avoir pris un sandre sur frayère réellement ?

    Continuons donc à défoncer les sandres sur frayères !

    PS : je suis loin d’être pro no kill au cas ou.

    • BOnjour, vous n’ avez pas compris mon article, je n’encourage pas à pêcher sur les frayères mais je dit qu’un accident arrive à tout le monde et que ce n’est pas dramatique, le sandre n’est pas en état d’ extinction critique et les frayères peuvent se trouver dans de multiples endroits.
      La perche ou tout autre carnassier n’est elle pas aussi honorable que ce sandre adulé ?
      Un ami me dit souvent que le sandre et le sanglier rendent fou, pour connaitre les deux c’est une bonne réflexion. Quand on parle sandre, on parle dogme, c’est sans appel mais on oublie les autres poissons. Je fais le distinguo entre hasard d’une prise et celui qui gratte les frayères, je jetons pas l’ opprobre sur ceux qui prennent par hasard un sandre sur nid, c’est tout l’objet de cet article.

      • Tom says:

        Un accident peut arriver je vous le concède, on ne choisit pas vraiment qui veut bien mordre à nos leurres. Mais quand on prend par « accident » 3,4,5 poissons sur une même zone début mai et qu’on dit « je ne savais pas qu’il y avait des nids » c’est quand même bof …
        Personnellement le sandre ne m’intéresse pas plus que ça, je lui préfère plutôt la perche. Mais ne nous plaignons pas des chutes des populations de sandre avec de tels pratiques.
        On a beau dire mais c’est quand même un des seuls poissons qui reste beaucoup pêché pendant sa période de fraie dû à son agressivité.

  10. Le regulateur says:

    Bonjour, article très intéressant et d’une saine vérité! Pour moi la solution est de repérer les frayeres comme cela a été fait sur les lacs du morvan! Il y a tellement de poissons pris en pleine reproduction, dont la perche et qui n’on pas disparu! De la à prendre un sandre sur sa frayere, ou en aligner plusieurs exprès, il y a une différence! Il est vrai que certains viandards ,font des cartons de sandre quand ils le peuvent! C’est la que ça devient inadmissible! Il y a quelques années, des massacres de sandres on été fait, notamment au pont du roi et à la sorme, le no kill n’était pas de mise! En tout cas ce n’est pas moi qui vais faire un carnage, si je prends un ou deux sandres dans la saison, je suis ravi, de même pour le brochet , un peu plus de prises sur les perches et surtout la truite que je traque intensément! Et voilà! Pas de quoi fouetter un chat, ni polémiquer pour une photo de prises de sandres au mois de mai! ☺

    • Bonjour, les cartons de sandre sur frayères continuent largement mais les auteurs fuient les réseaux sociaux et les sites internet. Tous ceux qui couinent derrière leur clavier et leur pseudo n’ont qu’ à demander à leur président d’ AAPPMA de les commissionner comme garde, là ils seront utiles.

      • Danxter says:

        J’ai plutôt l’impression qu’ils ont un problème orgueil vu que l’argument qui revient est « trop facile de prendre un Sandre sur frayère ». Est-ce vraiment la question? A ce propos, si le Sandre est si agressif avec tout type d’intrus s’approchant du nid, je ne vois pas comment un LS de 20cm peut lui faire peur…
        Il y a de plus en plus de restrictions à certains endroits, parfois c’est tout juste si on a le droit à l’hameçon tant il y a d’interdits sur des plans d’eau où ça lâche des truites par centaines de kilos. Globalement tout paraît vraiment de plus en plus respecté y compris le poisson lui-même.

  11. Joubert-Laurencin says:

    Les sandres pleins d’œufs en décembre,janvier,février ,mars, ça gêne personne et eux, ils n’ont pas encore frayés et ne sont pas charbonnier.

  12. Bonjour
    Très bel article et réflexions , je pêche le sandre depuis 25 ans de façon intensive sur le mois de mai , juin,début juillet .
    Je connais les frayeres et par démagogie ne les pêche pas .Je peux vous certifier que les dégâts sont à allouer aux barges de 100m plus, bien plus qu aux pêcheurs qui ne connaissent pas les frayeres ou font semblant de ne pas .

  13. Yoann says:

    Excellent article Sylvain.

    On ne se préoccupe actuellement que du brochet, du sandre, et bien entendu du black bass, alors que la perche n’a aucune protection et constitue la majorité des prises pour les pêcheurs.

    Le plus simple, à mon avis, est de rester sur une ouverture du carnassiers au 1er mai, maintenant cela sera un casse tête entre les espèces.

    La semaine dernière, j’ai un amis qui vient de pêcher son 1er sandre (52cm) dans un étang du coin vers 17h30, à la cuiller, étant coffré et le sandre pissait le sang déjà dans l’eau (si il n’avait pas saigner… et on ne parle pas ici de quelques gouttelettes: il l’aurait remit à l’eau) donc il l’a emmené pour manger après avoir prit une photo, où on voit bien son sourire heureux.

    Ce pêcheur pêchait le brochet entre 2 eaux mais voilà c’est un sandre qui a décider de venir, une fois au bout, il a fait ce qu’il a pu, et pour le connaitre, je vous assure sur facture qu’il ne sort pas beaucoup de poisson à l’année.

    Je n’étais pas là, je suis d’un naturel méfiant, mais je le crois, et je dirais même que si c’est son tout 1er sandre, qui suis je pour le blâmer, si jamais il aurait menti et que il aurait juste voulu le garder ?

    Personne, je vais pas en faire tout un plat et commencer à entrer dans ce genre de moral envers ces propres amis est un cercle vicieux, et même si c’était le cas, je fermerais les yeux car c’est son 1er sandre.

    Je l’ai félicité pour sa prise et souhaiter bonne dégustation (découverte), par contre à titre informatif, je lui ai dit: il ne devait pas recherché spécifiquement le sandre pour l’instant, et pourquoi ?

    Juste car en ille et vilaine, la fédération a décalé l’ouverture du sandre à fin mai / début juin.

    Il faut que nous pêcheurs, notamment les plus jeunes apprenons à différencier les cas de pêche.

    Pourtant, un autre cas différent: je connais un autre pêcheur… qui lui a un comportement moralement… condamnable: ce dernier connait un endroit où les gros sandres font leurs frayent, et y a pêcher 4 gros sandres, le plus petit à 80 cm, le plus gros à 91 cm.

    Oui ce sont des beaux coups de lignes, non je ne suis pas jaloux, mais peu importe qu’il est relâché ces prises… son comportement est condamnable car Il allait pêcher le sandre à un endroit de reproduction à un moment où la pêche y est interdit.

    Je lui es dit une fois ma façon de penser et terminer, je ne vais pas le lui ressortir à chaque ouverture, il est assez grand pour savoir où non ce qu’il doit faire.

    Pourquoi cette moralisation ? Et bien à mon avis… les magazines de pêches et youtubeurs (par forcément toujours à 100% irréprochables) qui mettent en avant cette protection du sandre.

    Le souçi ?
    C’est qu’il le font sur une génération de pêcheurs extrêmement jeune, peu informer et qui ont hérité d’eaux douces Françaises où la pêche est dure, les bons coins poissonneux rares… La protection intégrale devient la messe à respecter scrupuleusement, en plus d’une pratique dites « le no kill total ».

    Surement aussi que le sandre est dur à prendre mais… qu’il a aussi bien trouvé une bonne place où remplacé le brochet dans la recherche des carnassiers aux leurres.

    Autres choses dont on ne parle pas assez !

    Le prix au Kilos du sandre à 25 euros, ce qui doit aider certains à le rechercher, et bien que des pêcheurs amateurs n’ont pas le droit de vendre leurs pêches, certains doivent bien le faire.

    Pourtant on entend peu parler.

  14. Manu B. says:

    Tout est dit ! Bravo pour cet article. Marre du lynchage sur Facebook et autres…

  15. Petit Luc Collectrif des Pêcheurs de la Région Centre Val de Loire says:

    Pas trop d’accord avec vous, les massacres sur les frayères j’ai connu, les photos où les sandres étaient alignées par terre et même par de grands auteurs halieutiques, j’ai connu. Tout cela n’a plus lieu d’être, d’une part parce que la colonie de sandres dans nos eaux a bien diminuée. Mais aussi parce que des pêcheurs lambda ont tout au long de ses 15 dernières années expliqué, que les réserves ne sont pas inépuisables. Des conseils essentiellement portaient aux jeunes, qui sont moins jeunes aujourd’hui et dont la raison et le bon sens sont passés au delà d’article halieutique un peu provocateur. Je fais parti de ce qui font la chasse aux sorciers, ceux qui prônent une étique pour « leur » poisson mais qui ne respectent pas le rythme naturel de reproduction des autres poissons. Et cela devient encore plus provocateur, quand vous voyez plusieurs sandres en photo pris dans la même journée. Quel intérêt pouvant vous me dire de montrer à bras le corps un poisson qui même pris par hasard aurait méritait d’être immédiatement décroché dans l’eau.
    A coté de cela personne ne dit rien quand les pros repèrent les frayères pour y installer leurs engins, et filets. Vous engagez un faux débat, la vérité n’ai pas dans j’ai droit ou pas droit, mais tout simplement une éducation de la pêche qui n’est qu’un loisir, ou le bon sens et la raison doit prendre le dessus. Juste une petite remarque, j’ai parfois l’impression que certains ne vont à la pêche que pour faire des photos, il n’est pas interdit de ne pas en faire.

  16. PARMENTIER says:

    Quel plaisir d’entendre parler du respect de la Perche.Cette dernière me manque.Tarn et Garonne.

  17. Janin Philippe says:

    Entièrement d’accord avec vous. Merci pour vos articles et le travail effectué.

  18. Vincent says:

    Bonjour

    Très bon article et vous avez raison arrêtons avec cette chasse aux sorcières qui est parfois très vulgaire.

    Restons diplomate

    En revanche, Je pense qu’il s’agit du côté éthique qui peut déranger dans le sens que l’on sait que le mâle est assez facile à prendre, donc vulnérable.

    Et n’est pas plus gratifiant que d’attraper un poisson lorsqu’il est moins facil à attraper ?

    J’ai dis mâle… mais que du sandre , le Bass aussi en fait parti.

    Méditons là dessus et bonne pêche