Tout faire pour réussir son ouverture truite
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Le titre de cet article pourrait paraître prétentieux mais une ouverture truite réussie est aussi une ouverture bien préparée dans les semaines qui précèdent cet événement.

Par préparation on peut bien entendu parler du matériel mais pas seulement car il ne rentre en compte que pour une partie. Découvrons ensemble comment il faudrait s’organiser pour être sûr de passer une bonne journée à la truite.

Le matériel
Pour réussir sa journée sans hurler après le fil qui casse, le moulinet qui se coince….On vérifie tout et on change, on nettoie, on prépare des montages d’avance, des montures non rouillées, etc, etc.
J’ai pris l’habitude de nettoyer mes moulinets en février et de les lubrifier, j’ai aussi vérifié mes anneaux de cannes au cas où il faudrait en changer un brisé.
J’ai profité des salons pour faire le plein de montures, de fils, d’agrafes et j’attends le dernier moment pour acheter les appâts.
Les triples des leurres sont vérifiés et changés le cas échéant.

 

Les équipements
Le coffre est souvent bien plein la veille de l’ouverture, outre le matériel habituel, j’emmène une paire de waders, une veste de quart en cas de forte pluie, deux paires de polarisantes.
Le casse-croûte est bien stocké dans un sac et bien entendu les bouteilles restent au frais. N’oubliez pas le canif et le tire-bouchon, Quoiqu’une bonne âme charitable parmi vos voisins pourra toujours vous dépanner.
L’épuisette est accrochée au gilet, la pince, la bobine de fluoro, les plombs et autres accessoires sont bien rangés dans leur poche de gilet.
Les leurres ont été classés dans des boites compartimentées de façon à ne pas chercher où sont les plongeant, les suspendings ou les flottants.

 

les appâts
Si j’ai toujours avec moi une boite de fausses teignes, j’en achète des vraies la veille chez mon détaillant. Je sais que les teignes sont efficaces par eaux basses mais j’ai aussi une boite de vers de terre bien remuants en cas d’eau fortes ou teintées. Ces vers sont récoltés la semaine qui précède dans mon terrain et je les mets à durcir dans du terreau avec du marc de café que je garde dans un grand seau. Les vairons viendront de mon détaillant et là aussi je les prendrai la veille pour éviter toute mortalité avec mon bac à vif dont l’eau renouvelée n’aura pas encore accueilli de poissons.

Me voilà alors fin prêt pour attaquer ce 9 mars au vairon manié. Si les truites sont boudeuses j’aurai mon autre canne à cuiller dans le coffre de la voiture. Si c’est le toc qui marche, je sortirai ma canne au toc et si rien ne fonctionne je prendrai le plan B.

 

Le plan B
Une rivière est un petit milieu très fluctuant et la température de l’eau le jour de l’ouverture pourra rendre les truites apathiques. Généralement en ce début mars on a des risques de gelées le matin et une température moyenne en mi-journée par contre l’eau peut être très froide. Il se peut même qu’une forte pluie fasse monter le niveau dans la nuit rendant la rivière impêchable. Si on n’a pas prévu un plan B, on peut dire adieu à son ouverture. Le plan B c’est d’avoir dans son coffre une canne bombette et quelques appâts naturels pour se rabattre vers un plan d’eau au cas où, ou tout du moins changer de rivière en ayant pris soin quelques jours avant d’aller reconnaître cet autre parcours.

Bonne ouverture et gardez la pêche.

 

About sylvain l'esoxiste

53 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre esoxiste.com sur Facebook
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