Truite, retour gagnant
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Depuis mes 2 virées au lac Léman, peu de sorties pêche se sont succédées. J’ai bien essayé de me rendre sur la Seille pour taquiner les sandres, mais à ce jour ils me boudent… sans doute frustrés que je les ai délaissés lors de l’ouverture. Il faut dire à ma décharge, que les conditions de pêche sont difficiles cette année : les crues se succèdent et à peine le niveau d’eau devient-il acceptable que la rivière se gonfle à nouveau.

Trois touches au manié seulement sur 5 petites sorties et un silurot de 25cm. Certains ont même pensé que j’étais devenu carpiste lorsque je leur ai annoncé la capture d’une carpe cuire de 87cm. Attention une prise d’anthologie avec un combat de plus de 3/4 d’heure sur ma canne ultra léger Dragonbait Trout de chez Smith, en 16/100. Elle avait été séduite par un poisson nageur Illex DD Chubby.

Sans doute l’un de mes plus beau coup de ligne si on prend en compte l’équipement utilisé!!!

Quant aux truites, surveillant les niveaux d’eau, les rivières font le même yoyo. Difficile alors de s’engager à faire des kilomètres pour une sortie qui serait hasardeuse. Mais depuis dimanche je scrute les niveaux espérant, avec les chaleurs prévues, des conditions estivales comme je les aime pour ce mercredi.

Ce mercredi donc, le réveille sonne à 4h et je prends la direction des rivières jurassiennes, et plus précisément de la rivière d’Ain. Arrivé sur un premier parcours, je me rends compte que j’ai oublié mes chaussures de wading!!! Je change alors de parcours en optant pour un secteur facilement accessible avec mes cuissardes.

En place vers les 5h30, j’effectue les premiers lancers. Très vite, première tape en bordure de berge opposée mais le poisson se décroche. Comme à mon habitude, je remonte la rivière. Quelques truites me partent dans les pieds. C’est bon signe! Il y a des poissons. Dans une zone de courant, nouvelle touche mais cette fois le poisson est bien ferré et se laisse ramener pour remplir la musette électronique…

…et hop; 28cm

Dans le même secteur, quelques lancers plus tard, un gros blocage et une lourdeur qui tient le fond. Le poisson joue avec les courants et les blocs rocheux. Je m’inquiète sur la fiabilité de mon 16/100 qui a beaucoup souffert lors de la capture de la carpe. J’aurai dû le changer mais il tient le choc. Je finis par échouer ce poisson dont la couleur est foncée et qui me surprend par la taille de sa tête par rapport au reste de son corps. Cette truite est maigre ce qui m’étonne à ce moment de l’année mais elle fait ses 38cm.

Dans les minutes qui suivent, après avoir remonté une vingtaine de mètres, je décroche un nouveau poisson. Deux lancers plus tard, c’est une 28 qui se laisse séduire.

Au poste suivant, de nouveau une décrochée puis encore une 28. Ce doit être le chiffre du jour!

Après avoir sauvé mon leurre dans quelques arbres (il ne m’en reste plus qu’un comme lui), je marche un moment pour changer de secteur. Nouveau poste, nouvelle truite décrochée. Ce n’est pas grave, je relance. En limite d’un courant et d’un calme, grosse châtaigne. C’est à nouveau pendu et j’échoue cette jolie truite de 36  sous l’oeil attentif de ma chienne qui souhaiterait bien la croquer.

Sur les autres postes je ne verrai rien.  Il est 8h, les poissons semblent s’être cachés : leur activité s’est réduite? Tant pis, je me suis bien amusé et je passe alors en mode prospection, à la découverte de nouveaux secteurs.

 Dans ces cas là, je marche beaucoup, la canne à la main pour effectuer quelques lancers de ci, de là. Je verrai des poissons partir devant moi. Il faudra que j’essaye ces parcours de bonne heure le matin. Je passerai même une demi-heure à tenter un troupeau de truites nez au courant qui ne feront que lorgner mes leurres. Et pourtant il y avait de belles baleines: 50 et +. Il aurait sans doute fallu que je sois moucheur à ce moment là et que j’ai sous la main la mouche adaptée.

Pour finir, comme à mon habitude, le leurre du jour aura été un Cheery Blood de chez Smith…

 

Une matinée au cours de laquelle j’ai vu du poisson et qui sent bon les futures pêches d’été. Cela me change d’une Seille peu généreuse en ce début de saison 2013.

Pêchement vôtre.

Olivier

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About olivier

Olivier BERNOLIN, président le l'AAPPMA le Goujon Cuiserotain, pêcheur de carnassiers passionné, vit en Saône et Loire à Brienne (71).
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