Une sortie truite fructueuse dans la rivière des miracles
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ouche 201750Bien évidemment cette rivière, en fait l’ Ouche, ne se nomme pas la rivière des miracles mais c’est le nom que certains pêcheurs lui donnent.

Une rivière peuplée de grosses truites mais qui ne sont pas si faciles que ça à attraper. J’ai pu y faire une sortie jeudi et la rivière a été généreuse avec deux truites de 53.

C’est donc à l’ invitation de Bertrand du blog Martin le Héron que je tentais cette troisième sortie sur l’ Ouche dans un secteur qu’on m’a demandé de garder secret. Mes deux précédentes sorties n’avaient pas été convaincantes même si j’avais vu le potentiel lors de la première, la seconde fut un désastre avec une rivière en crue.

Patoche et moi avons retrouvé à 8h00 l’ ami Bertrand qui nous attendait avec café et viennoiseries. Le niveau de la rivière semblait idéal et nous avons attaqué directement le meilleur spot  après avoir marché un peu pour nous y rendre.

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On peut comprendre que les truites grossissent puisqu’il est interdit de les consommer. Elles sont sauvegardées par la pollution émanant de l’ agglomération Dijonnaise  et quelquefois cette pollution au PCB ne nuit pas à la pêche de loisir en éloignant les congélophiles. On avait connu ce cas de figure avec le Grand Large et ses brochets géants, puis la levée d’interdiction de consommation qui avait entrainé une baisse drastique du nombre de beau poissons.  Je n’irai pas jusqu’à dire «  vive les PCB » mais des fois….

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Bertrand nous indique un courant intéressant avec une bonne veine passant près d’enrochements. J’ai amené 5 vairons et quelques leurres, bien trop petits pour la région mais je n’ai pas l’ habitude de pêcher les truites avec des minnows de 10 cm !!!

J’installe un vairon, règle mon frein sur mon UL et lance dans la veine, quelques minutes plus tard je lance au plus près des enrochements et c’est la grosse touche bien lourde !! J’exulte, cinq minutes de pêche et j’ai déjà attelé un poisson !

Photo Bertrand Bordat

Photo Bertrand Bordat

 

Le frein chante un peu mais ça vient, c’est un gros chevaine de 48 cm qui a happé mon pauvre vairon. Ca commence très bien….. Photos et remise à l’eau de ce gros pépère.

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Dix minutes se passent et nous remontons un peu ce courant sur une centaine de mètre  où Patoche décide de peigner le début dans peu d’eau au mini Chatterbait. Je verrai la touche en direct, une touche canon qui lui a presque arraché la canne du bras. La truite au bout est énorme  et enchaîne sauts hors de l’eau et rushs puissants, sa canne UL déguste et son frein de moulinet hurle.  Elle finit par se rendre au bout de cinq minutes dans une épuisette trop petite qui m’oblige à l’ échouer sur la berge.

Photo Bertrand Bordat

Photo Bertrand Bordat

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Patoche est aux anges, après sa truite arc en ciel de 51 de la semaine dernière voici une superbe fario de 53 cm aux nageoires immenses. Après photo et réoxygénation la belle repartira tranquillement pour de nouvelles aventures.

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Il est tout juste 9h00 et nous voilà heureux comme des gamins, nous continuons amont puis aval  où je passerai au PN. J’arriverai à leurrer à vue un gros chevaine de 40 en lui faisant passer un minnow sous le nez mais il se décrochera.

11h00 sonnant, nous passons au casse croûte, le haute côte blanc est encore meilleur que d’ habitude et il nous reste encore un bon linéaire à pêcher.

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Peu après un pont j’avise un joli courant où l’ année dernière j’avais piqué une superbe 25 cm aux coloris magnifiques. Il ne me reste que deux vairons et j’en sacrifie un pour ce poste. Lancer amont, dérive, je coupe la veine et PAN, une énorme touche !!!! Durant deux minutes je parie pour une truite mais c’est encore un gros chevaine d’environ 45 cm qui s’est piqué et s’aide du courant puissant pour faire plier mon blank.

Photos Bertrand Bordat

Photos Bertrand Bordat

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Et un second gros chevaine qui me rempli de joie pour le combat qu’il m’ a donné.  Il ne me reste plus qu’un vairon que je garde pour un trou bien en aval où j’avais vu une géante l’ année dernière.

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Je suis mes deux compères mais la pêche de la zone convoitée est difficile et les poissons semblent absents, j’installe donc mon dernier vairon pour peigner ces postes sans succès.  Plus en aval, la rivière devient moins profonde et une jolie cuvette avec du courant et un gros remous m’attire.

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J’avance doucement et vois une belle caudale de chevaine dans le courant…Premier lancer trop  loin, second lancer en raclant le fond mais je m’ accroche à un caillou. J’appelle Bertrand pour pêcher le poste au poisson nageur mais au bout de 10 lancer, zéro touches, le chevaine a du nous voir.

J’avance doucement pour me décrocher du fond et j’y arrive, c’est alors que je vois cette caudale juste à coté de mon vairon, le chevaine est encore là et replonge au fond. Deux lancers plus tard, je passe pile poil sur la « strike zone » et j’ai la chance de voir une énorme gueule blanche s’ouvrir et faire disparaître mon vairon….. La suite la voici en mode sport :

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« Put… C’est énorme les gars, une grosse truite, une très grosse truite »….. La belle sort de la cuvette et mon pauvre moulinet hurle de souffrance, le rush est au moins sur 30m et la truite file vers un arbre noyé. Je la bride du mieux que je peux mais va donc brider un missile avec une canne UL et une tête de ligne en 16 centièmes…

Imitant un célèbre pêcheur de grosses truites je cours dans l’eau pour regagner du terrain et rembobiner de la tresse, j’arrive à la hauteur du poisson et mon manège la fait s’éloigner du coin scabreux. Les rushs s’ enchaînent, hyper puissants mais le matos fait bien son boulot.  Mon cœur bat la chamade « put..j’suis heureux même si elle se décroche » mais j’ai la chance avec moi et Bertrand la laisse glisser dans l ‘épuisette.

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Une seconde de silence puis j’hurle comme un gosse, je la tiens enfin cette sauvage énorme. La gueule est celle d’un mâle, la robe est superbe. Ce poisson que j’estimai à 60 cm n’en fait en réalité que 53 mais peu importe je suis au Nirvana des pêcheurs.

Une fois les photos faites, la réoxygénation et la remise à l’eau réussie, je me pose sur une pierre, regardant pêcher mes deux compères. Mission accomplie, il m’aura fallut attendre d’ avoir 50 ans pour toucher une fario sauvage de rivière de plus de 42 cm, ma région morvandelle n’offrant jamais de truites aussi grosses, sauf des manches courtes d’ouverture qui ne combattent pas autant.

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J’ai combattu 53 cm de muscle, d’ adrénaline avec du matériel prévu pour bien plus petit. Patoche est dans le même état d’ esprit, sûrement les endorphines que la joie procure.

Nous terminons à 14h00 avant de prendre la route pour l’autre extrémité du département où je récupérerai ma nouvelle canne Ricard, comme quoi les bonnes choses vont de pair !!!

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Un énorme merci à Bertrand pour m’ avoir permis de vivre un tel moment. Lui en attrape régulièrement avec un record à 63 cm. Je sens que je vais revenir régulièrement !!!

A l’heure où vous lirez ces lignes je serais au lac du Bourget pour l’ouverture du brochet, j’espère que la chance ne m’aura pas lâchée.

Gardez la pêche.

 

About sylvain l'esoxiste

53 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre esoxiste.com sur Facebook
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