Le Méga Imaging d ‘ Humminbird
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mega imagingC’est à l’occasion des Mercury Fishing days qui se sont déroulés les 8 et 9 juillet 2017 à Garabit Grandval que j’ai pu découvrir la technologie du méga imaging d’  Humminbird.

Je remercie Jimmy Maistrello pour cette présentation en « live » qui m’ a permis de découvrir cette évolution d’imagerie subaquatique.

Le Méga Imaging mis au point par Humminbird et qui équipe désormais tous les nouveaux modèles d’ Helix et de Solix est une amélioration du célèbre Side Imaging inventé par la marque il y a déjà quelques années.

Le principe du side qu’on retrouve dorénavant chez tous les autres fabricants se base sur un balayage latéral par un faisceau très fin qui en 455 Khz permettait de balayer jusqu’à 110m de coté avec une précision correcte. On pouvait encore affiner la précision en choisissant la fréquence de 800 Khz mais avec une portée moindre.

SI et DI en version antérieure

SI et DI en version antérieure

 

Je suis équipé du Side Imaging depuis 2010 et c’est un outil interessant de prospection lorsqu’on aborde un nouveau lac ou un fleuve. On pourra découvrir en une passe les fosses, arbres morts couchés au fond voir une barque coulée qui pourra servir de cachette au carnassier.

L’ évolution avec le Mega Imaging s’est faite dans le changement des fréquences utilisées pour sonder en balayage latéral. Ici le sondeur va envoyer une fréquence (via la sonde) de 1200 Khz soit quasiment trois fois plus que le classique 455 Khz. Pour être plus précis c’est un blayage chirp limité en fréquences 790/850 Khz et 1150/1275 Khz

Ces images tirées du site Humminbird US montrent la différence de définition entre un balayage en 455 et un en Méga Imaging, flagrant non.

mega imaging mega-imaging-2

 

Cette fréquence plus élevée sera un atout mais elle se montrera inefficace au delà de 30m, soit  quand même une bande autour du bateau de 60 m puisque l’ émission latérale se fait via deux faisceaux : Un à droite et un à gauche.

Techniquement on obtient une image trois fois plus précise selon les données du fabricant, bien plus précise selon mes constatations personnelles.

mega immaging humminbird (9) mega immaging humminbird (7)

 

La stratégie à mettre en place est simple, un premier passage en 455 Khz pour trouver des accidents de refief, on marque via des points GPS puis on repasse dessus en Mega Imaging pour découvrir plus en détail les structures intéressantes.

Il ne faut pas hésiter à changer les couleurs du fond pour avoir une vision plus précise, la couleur marron est celle la plus utilisée mais celle en nuance de bleu gris est quelquefois plus précise.

mega immaging humminbird (1) mega immaging humminbird (5)

 

De même réglez régulièrement la définition via la partie contraste, vous vous apercevrez que certains détails sont plus visibles  parfois lorsqu’on affine les réglages qui différent selon la turbidité de l’eau ou la présence de phytoplancton ou de thermocline.

Voici une vidéo présentant ce nouveau système d’imagerie:

 

Le méga Imaging ne révolutionne pas le système Side Imaging ou Down Imaging mais il apporte une nouvelle définition bien appréciable qui permet de mieux discriminer les échos de poissons si on se met à la pêche pélagique.

Gardez la pêche.

 

About sylvain l'esoxiste

53 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre esoxiste.com sur Facebook
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2 Responses to Le Méga Imaging d ‘ Humminbird

  1. Aversano says:

    Bonjour à tous, pour ma part j’utilise un helix 9 mega imaging. Je suis enchanté par lévolution du mega imaging. Beaucoup plus de définition et permet une identification plus aisée du poisson visé. Pour le reste on peut dire que l’appareil se prend en main facilement. Ayant eu 998c auparavant le passage a été aisé. Un point important à relevé sur ce nouveau joujou est la brochette de fréquence avec laquelle on jongle plus ou moins aisément. En effet lorsque l’on utilise plusieurs sondeurs sur le boat il est possible de nettoyer l’écran des différents parasites occasionnés. Pour ma part je pêche principalement le silure et le mega ainsi que le down ont vraiment évolués. Les a

  2. Lesfilmu says:

    Salut,
    Pour utiliser ce mode « par défaut » depuis 3 mois, c’est un peu comme la clim dans les voitures, une fois qu’on y a goûté…
    Jusqu’à une grosse douzaine de mètres de fond et une trentaine de mètres de large, c’est juste un autre monde (ça me rappelle une chanson, çà, non ?) et pour moi c’est un vrai gain d’usage.
    C’est plus discriminant pour identifier les bancs de blancs, et très souvent pour identifier l’espèce de poisson, un écho en side projette l’ombre du poisson et cette ombre est souvent assez précise pour identifier un silure, une carpe et même parfois sandre ou brochet (pour les gros sujets). Un vrai gain.
    À noter que ça fonctionne aussi en Down, avec les même avantages pour les structures et les boules de blanc. Sur les glanes aussi, on voit souvent les nageoires…
    Une innovation qui pourrait paraître « marketing » (je l’ai pensé au début), mais qui apporte un vrai gain en pêche (on évite de passer 1heure à chercher à faire mordre un gros écho pensant à un silure alors que c’est une carpe…)
    C’est moins adapté aux lacs de barrage ou lacs alpins par contre, là on a besoin de plonger plus profond, donc on redescend en fréquence.
    Lesfilmu.