Coup de gueule : Héron, pourquoi ne pas le réguler ?
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grande gueule pecheLe héron n’est pas un fléau comme l’est le cormoran mais sur certains étangs il est responsable d’une consommation de poissons que l’on ne soupçonne pas car personne ne l’a quantifiée.

Bien évidemment mon propos va encore choquer les gens aux idées préconçues, machouillées et prédigérées par la bien pensence écolo bobo, pourtant il ne fait que refléter l’avis de nombre de pêcheurs et de gestionnaires de plan d’eau.

Démarrons par une anecdote, un ami creuse un bassin de 5m par 2m dans son terrain et y déverse quelques poissons rouges. Un jour, il voit arriver un héron qui se pose au bord du bassin, qu’il est beau se dit il ! Le lendemain le héron revient, puis encore le troisième jour, il est toujours beau pour mon copain. Le samedi, ce copain part voir ses poissons au bout du terrain et surprise, il n’en reste plus aucun, son épouse lui apprend qu’elle a vu le héron en pêcher..Et là mon copain est devenu héronophobe car ces poissons rouges, en fait des carpettes koï, lui avaient coûté une belle somme.

Je précise que l’ étang le plus proche était à deux kilomètres à vol d’oiseau….

héron torcy

 

Idem pour une autre connaissance qui avait décidé de mettre un dizaine de truites arc en ciel dans un bief de moulin peu profond au pied de leur maison. Le héron est arrivé et les truites on mystérieusement disparu.

On rétorquera que le héron à le droit de vivre, oui certes mais les poissons aussi si on raisonne de la même façon. L’ élément à prendre en compte est le préjudice subit par l’homme. Si le héron boulotte 50 gardons sur un étang de 2 hectares, ce n’est pas grave, mais dans les exemples cités, ça l’est plus.

heron-truite

 

Peut on accepter un préjudice d’un héron alors que la loi permet justement de contrer les préjudices dus aux corbeaux, aux pigeons par exemple ? Ces oiseaux sont ils inférieurs aux hérons dans l’échelle sociale aviaire?

Le héron ne mange pas que des poissons, il est courant de le voir dans les prés à muloter, il se nourrit alors de souris, de campagnols, taupes….mais aussi de grenouilles, de crapauds, de salamandres, de tritons, d’orvets, d’insecte divers , de vers, etc etc..  Si le voir manger des souris satisfait tout le monde, le voir manger des grenouilles est plus gênant.  Dans mon étang familial, les  premières années avaient vu s’installer une belle population de grenouilles qui faisaient notre délice une fois par an, puis les hérons sont arrivés et dorénavant il reste si peu de grenouilles que nous ne les pêchons plus pour ne pas les décimer.

Lorsque j’ai passé mon permis de chasse il y a maintenant 31 ans, le héron était déjà protégé et l’on n’en voyait pas beaucoup. Il fallait aller auprès des étangs interdits à la pêche ou difficiles d’ accès pour avoir la chance d’en apercevoir un. Désormais on en voit partout, dans la moindre mare à abreuver les vaches jusque dans les ruisseaux à truites en plein cœur des bois.

Ce dernier point fait s’élever les LPOistes qui me traitent de menteur, pourtant j’en ai vu,et je ne suis pas le seul,  dans les sources de l’Yonne se régaler de truitelles  dans des endroits recouverts de végétation où l’on ne se serait jamais attendu à voir un héron.

heron-truite2

 

L’étang d’un ami, situé à un petit kilomètre de chez moi, voit désormais en moyenne trois ou quatre héron et deux aigrettes par jour. Imaginons seulement qu’ils mangent 100 g de poisson chacun, soit 600g par jour, soit 18 kilos par mois et donc 216 kilos par an…..Un préjudice à prendre en compte chez les pisciculteurs qui vivent de leur production de poissons mais pas que chez eux, les privés eux aussi ne sont pas là pour nourrir la faune sauvage.  Lorsque les sangliers où les cerfs causent du préjudice aux exploitants, ils sont indemnisés, mais je n’ai jamais vu un propriétaire d’un étang de 3 hectares être dédommagé des dégâts dus aux hérons.

Une régulation coordonnée via des quotas de tir ne mettrait pas la population de hérons ou d’aigrettes en danger  mais permettrait de rétablir un équilibre ou l’homme est dans la balance, contrairement aux thèses des escrologistes qui parlent toujours d’équilibre naturel mais oublient qu’ils en font partie intégrante.

heron2

 

Il reste encore beaucoup de lacs classés en réserve où la pêche est interdite, j’en ai l’exemple flagrant dans mon secteur. Les hérons y pullulent et finissent par aller voir ailleurs s’il y a à manger, c’est naturel.

Est ce immoral ou abject de se dire qu’on pourrait réguler cette espèce en pleine expansion, qui crée du préjudice à l’activité humaine ?  On le fait bien pour tant d’autres espèces !

Gardez la pêche.

 

About sylvain l'esoxiste

50 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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32 Responses to Coup de gueule : Héron, pourquoi ne pas le réguler ?

  1. le régulateur says:

    salut sylvain, d’accord avec toi pour les dégats du héron malheureusement protégé, une fois a la chasse sur la commune de la celle en morvan j’ai vu un héron prendre une truite pendant la fraye au mois de novembre sur un petit ruisseau frayère, le fusil me démangeait mais je me suis raisonné , on doit réspecter les lois chasse et pèche, a bon entendeur salut!

  2. René says:

    Je suis pour la régulation ! Aujourd’hui je suis rentré bredouille et j’ai vu un héron, je suis sûr que c’est à cause de lui !!! (c’est une plaisanterie bien entendu)

  3. Jérémy says:

    Bonjour,

    Je suis très déçu par l’article.

    Je dirai que la prolifération de l’homme pose problème, le héron a bien sa place au bord de l’eau. ça va être quoi après ? Le Martin pêcheur ? La Loutre ? Les Grèbes huppés ???

    Le héron met-il en dangers les écosystèmes ? L’Homme met-il en danger les écosystèmes ? CQFD

    Et il ne supporte pas de voir d’autres espèces consommer « SON » gibier et « SES » poissons.

    • Bonjour Jérémy,
      Dans l’absolu mes écrits ne sont pas là pour faire plaisir ou décevoir mais relater des faits ou faire s’interroger sur un sujet, si mon article vous déçoit je ne le comprend pas.
      La prolifération de l’homme est la même problématique de préjudice, personne n’est choqué que les guerres éclatent et tuent les enfants. les écosystèmes actuels sont faits par les hommes et pour les hommes cqfd aussi…
      Et l’homme n’est pas le grand méchant que vous voyez, la preuve vous en êtes un et tuez des animaux pour vous nourrir, polluez avec votre voiture, vos médicaments, vos villes…Que sais je encore d’autre.

  4. Joubert-Laurencin says:

    Il y a vingtaine années , les hérons avaient établis leurs quartiers aux piscicultures de Vermenoux et de Corancy (à l’époque pisciculture fédérale il me semble) ,la production de truites avaient chuté et la somme devait être conséquente, la mise en place de tirs par le garde pour réguler les 21 hérons et de filets ? a réglé le problème et excédent de truites les années suivantes.

    • Ponctuellement des autorisations de tirs sont accordée, merci de l’avoir signalé. je ne comprend pas que l’on n’assouplisse pas la directive européenne oiseaux qui démontre qu’elle est obsolète tous les jours.

  5. raph says:

    J aborde le dossier prelevement, ce matin petit tour a panneciere mr le heron 2 petits blanc, mr le mec en bateau 2 brochets gardé a coup de marteau sur la tete. Je pardonne le heron il ne sait pas lire mais je pense que les panneaux quota ne parle pas a tous le monde…….:-\

  6. Sylvain says:

    Merci encore pour cet article. Je suis pour une régulation, comme tu dis l’homme fait partis de la nature, quoi qu’on en dise, nous devons donc être acteur et non spectateur. Malheureusement pour moi on parlera de régulation seulement quand les hérons feront des nids en ville et que leurs déjections iront sur les smarts ou vélib en dessous (ca sera comme les pigeons ou les etourneaux)…ou alors quand les agriculteurs auront des dégâts dans leurs champs (même traitement que les oies en Hollande??).

  7. Lesfilmu says:

    J’exècre, pas j’exerce…

  8. Je sais que cela n’a que peu de rapport avec le héron mais on s’embarrasse moins de scrupules avec d’autres oiseaux, voir cet article paru ce matin dans la presse locale:
    http://www.creusot-infos.com/article.php?sid=43562&mode=&order=0

  9. Axel says:

    Moi, j’aime bien quand Sylvain jette un « vrai » pavé dans la mare … Au moins, ça discute sérieux. Il faut que le débat essaie de rester courtois, et, malgré des points de vues diamétralement opposés, cela permet de garder l’esprit ouvert … et de nuancer son jugement grâce au différents propos apportés.

    Axel

  10. Nicolas says:

    Bonjour Sylvain,

    C’est la première fois que je me permets un commentaire sur ce blog, j’espère que tu ne prendras pas mal mon tutoiement.

    Les deux phrases suivantes de ton article me semblent contradictoires :
    « Si le héron boulotte 50 gardons sur un étang de 2 hectares, ce n’est pas grave » (je suis d’accord avec ça, à l’inverse des cormorans les hérons sont inféodés aux bordures, leur impact et leur possibilités de prédation sur la faune piscicole sont donc bien différents)
     » je n’ai jamais vu un propriétaire d’un étang de 3 hectares être dédommagé des dégâts dus aux hérons. »
    Pourquoi parler d’indemnisation dans le cas d’un plan d’eau de 3ha alors que ça n’a pas d’impact d’après toi?

    A l’inverse d’un petit plan d’eau (>1ha par exemple), je pense comme toi que sur une toute petite pièce d’eau (telle que celle que tu décrits au début de ton article) cet oiseau peut avoir un impact. Au propriétaire/gestionnaire de s’en prémunir. Ton ami a été bien imprudent avec ses carpes koï. C’est comme des poules, tu ne les laisses pas H24 sans les protéger des renards…
    Les pisciculteurs utilisent des filets de protection, il y a une raison à cela.

    A mon sens, il est dommage que tu ne fasses pas de distinction entre les différentes espèces de hérons et d’aigrettes. Si le héron cendré est bien présent sur notre territoire, il n’en est pas de même pour d’autres espèces de hérons ou d’aigrettes, certaines sont particulièrement rares.

    Je pense aussi que tes coups de gueule sur « la bien pensence écolo bobo » et les « escrologistes » desservent ton propos. Il est navrant de faire de telles généralités d’après moi. Tes articles sont généralement bien étayés, ce qui rend ces expressions encore plus paradoxales sous ta plume.

    Un autre coup de gueule qui vaut le détour, cette lettre ouverte au président de la république de la FNPF :
    http://www.federationpeche.fr/_m6_comm_presse/6_publication.php

    Cordialement,

    • Bonjour Nicolas
      Je n’ai pas relayé ce communiqué de la FNPF à cause de France Nature Environnement. Cette pseudo assoc vit à 90 % des deniers publics et voir la FNPF s’associer à ça me gène au plus haut point mais c’est un autre débat.
      Mon propos est de faire s’interroger les lecteurs sur les dogmes bien pensants de notre époque. On en peut pas demander à qui que ce soit de couvrir son bassin avec un filet de protection, restons terre à terre sans vouloir tout détruire.
      J’ai le souvenir d’articles de la FNE, du ROC, de la LPO et de toutes les assocs dans leur sphère qui nous sont hyper hostiles. Nous dérangeons les animaux par notre présence, nous massacrons les poissons, perturbons les milieux..etc etc..
      Pour en revenir au poules, je piège les renards, mon numéro d’agrément est 71/2782 et chaque année ça me fait plaisir d’en piéger… J’aime mes animaux, mes poules, mes faisans et je ne suis pas là pour servir la soupe aux renards..Désolé de ne pas être dans l’air du temps mais plus dans la réalité du terrain.
      Cordialement

      • JACQUES says:

        Dans mes occupations d’élus municipal j’ai constaté qu’il était possible de travailler avec FNE sur certains sujets, toutefois en matière de politique de l’eau on est très réservé sur cette politique de l’agence de l’eau qui consiste à demander l’arasement de tous les seuils: qui paye ces sommes considérables, comment fait-on pour préserver le droit d’eau des propriétaires (en particulier des moulins)?
        Alors que dans le même temps on a supprimé toutes les aides à l’entretien de la ripisylve , pourtant la moins coûteuse des protections de l’eau avec effet immédiat.
        Dans le même temps on laisse se développer le tourisme fluvial avec des bateaux gigantesques qui massacrent la biodiversité, les berges (qu’il faudra réparer à grand frais). Là, l’agence de l’eau fait l’autruche.

        • plugginweapons says:

          À lire des commentaires comme le vôtre, je m’aperçoit que bien que les problèmes soient souvent dûs aux mêmes, il y a des gens pour s’en rendre compte et en parler.
          On nous bassine d’Europe et de gestion de l’eau mais tout est fait en dépit du bon sens et surtout dans le sens de l’argent…
          Il me semble que malheureusement le seul moyen serait d’élire un pêcheur/naturaliste passionné comme ministre de l’environnement… Mais ça…

  11. Romuald Cosson says:

    Bonjour Sylvain,

    je vais encore jouer le poil à gratter de service, mais je tiens à apporter un peu de nuance à tes propos.
    En préalable, je suis un peu choqué par ton introduction. Ca n’incite pas aux débats d’idées lorsqu’en postulat de départ tu stigmatises toutes les personnes qui ne seront pas d’accord avec toi en les taxant de « gens aux idées préconçues, machouillées et prédigérées par la bien pensence écolo bobo ». Passons, je ne t’en tiens pas rigueur.
    Le héron fait partie de la biocénose. C’est une espèce autochtone. A ces deux titres, il est chez lui dans nos aires de jeux favorites. C’est bien l’homme qui s’invite chez lui et non l’inverse, ne l’oublions pas. Il a le droit de prélever une part, même si elle est importante, des poissons présents dans un plan d’eau, une rivière. Si on suit ton raisonnement, nous pouvons dire sans conteste que malgré tous leurs efforts, les pêcheurs font peser une pression importante sur les populations piscicoles, donc : Limitons le nombre de pêcheurs ! ! !
    La solution la plus évidente est rarement la bonne (oui, je suis pas un adepte du rasoir d’Ockham).
    Je ne suis pas farouchement opposé à la régulation par le tir, mais en ultime recours, lorsque toute autre solution s’est avérée infructueuse. Il me paraît plus opportun de comprendre le phénomène, voir si cette pression est insupportable pour le milieu et, si tel est le cas, de tenter de raisonner pour minimiser le prélèvement piscicole des hérons plutôt que directement vouloir faire parler la poudre. Il est des plans d’eau où en observant ce phénomène, en le comprenant, les gestionnaires sont parvenus à le juguler grâce à des mesures de gestion ou des aménagements simples.
    Si dans un bief de moulin, comme tu l’évoques, il n’y a pas de poissons, c’est sans doute qu’il y a une raison. Y mettre des truites arcs en ciel n’est pas l’idée du siècle (doux euphémisme). C’est aller contre nature.
    Idem, lorsque l’on met des koïs dans une pseudo bassine, c’est de la provocation ! ! !
    J’ai une petite mare près de chez moi. Un crô comme nous les appelons ici. Nous avons également plein de hérons et d’aigrettes. Ils viennent à proximité de la mare, mais pas un seul ne s’y aventure alors qu’elle regorge de grenouilles qui les narguent en chantant (la seule téméraire est une chouette hulotte). Simplement, cette mare est faite de façon que pas un héron n’y trempe une patte.
    Observons, réfléchissons, confrontons nos retours d’expériences plutôt que de systématiquement foncer sur la « pêtoire ». Notre passion a une bonne image auprès du grand public, il serait dommage de la ternir.

    Romuald

    • Bonsoir Romuald
      Je ne veux pas faire l’analyse point à point de tes arguments mais quand tu dis que le héron est chez lui et que nous nous invitons chez lui…Soit, donc en gros nous ne serions jamais chez nous, hormis dans les grands centre urbains. Ta démonstration est totalement dans ce que je dénonce, ne m’en tiens pas rigueur car il n’y a rien de personnel. tu vois l’homme comme un intrus dans la nature, perso je le vois comme le tolier parce que la nature l’a amené là.
      Des koïs dans un bassin….c’est normal, non ??? Ce n’est pas une pseudo bassine, sérieusement je ne pige pas ce que tu as voulu dire.
      Notre passion ne dépend pas du bon vouloir du public, influençable, manipulable, mais de la loi, votée ou des règlements décidés par des gens qui doivent être autrement plus intelligents que nous. Ne lavons pas plus blanc que blanc au risque de finir transparents.

      • Romuald Cosson says:

        Bonjour Sylvain,
        nous pratiquons notre loisir dans des espaces naturels, que ce soit des plans d’eau ou des cours d’eau. Par définition, c’est la nature qui prévaut dans ces endroits. L’homme n’est pas un intrus, mais un invité et comme tout invité, se doit de respecter l’hôte. Pour ce faire, il faut comprendre les règles qui régissent ce milieu, pour éviter de le déséquilibrer. Parfois, le moins souvent possible, il peut être nécessaire de l’accompagner, de donner un coup de pouce grâce à des mesures de gestion permettant de satisfaire les besoins naturels et, dans un second temps, les usages anthropiques. Il ne sert à rien que de vouloir aller « contre nature » et de tenter de faire rentrer les nécessités écologiques dans un carcan trop étroit, à la seule fin de satisfaire notre passion. Il y a pléthore d’exemples, qui in fine se révèlent désastreux et finissent par desservir notre cause.
        J’ai compris que pour toi « écologie » était un gros mot, mais oui, je suis un écologiste au sens scientifique du terme et non au sens dévoyé par la politique.
        Par contre, je suis réconforté de voir d’autres commentaires allant dans ce sens. J’abonde au commentaire de Lesfilmu, depuis longtemps l’homme n’a eu de cesse que de mener des politiques interventionnistes, généralement coûteuses en argent publique, conduisant à créer des déséquilibres. Comme il le dit, les dynamiques de populations, sont régies par des règles qui permettent de maintenir un équilibre. Tirons les enseignements de nos erreurs. Tous les jours, je travail en ce sens, pour que nos cours d’eau retrouvent une bonne qualité écologique et je trouve incompréhensible de ne pas avoir un soutien unanime des pêcheurs.
        Un dernier point, je trouve dommage la réponse que tu fais à Nicolas, en ne souhaitant pas relayer des infos importantes, comme la lettre adressée au Président de la République, tout cela parce qu’elle est co-signée par FNE. Je suis loin de partager toutes les idées et tous les combats de FNE, mais cette attitude de posture ne fera pas avancer notre cause. Nous finirons pas nous scléroser si nous restons dans des guerres de clochers et nos « vrais » combats seront stériles.

        Romuald

        • Bonjour Romuald,
          Nous avons deux points de vue différents, c’est humain, pour moi la nature est le jardin de l’espèce dominante qu’est l’homme, de la vraie nature sauvage en France il n’en existe plus ou presque. Un jardin ça s’entretient sinon ça devient une friche. Si tu me relis tu verras que je ne parle pas d’éradiquer mais de contrôler par régulation. le héron est pour moi comme les autres espèces d’animaux, s’il apporte un préjudice à l’homme, ce préjudice doit être limité par la régulation.
          Quand à FNE et consorts, j’ai été un jour témoin du fond de leur pensée profonde, ils veulent la fin de la pêche, de la chasse, voir même du ramassage des champignons pour ne pas déranger la sacro sainte nature. Pour cela, jamais je ne relayerai leurs interventions. Je n’ai rien contre les écologistes, ceux qui étudient et aiment la nature, mais j’entends trop de haine de leur part contre les autres usagers de la nature. Je me considère personnellement comme un écologue, ce qui n’a pas le sens péjoratif qu’à le mot écologiste qu’on rattache automatiquement aux associations anti tout et aux politiques d’ultra gauche.

          • Lesfilmu says:

            Sylvain, j’ai une question pour toi : au nom de quoi la nature est « le jardin de l’homme » ? Nous sommes qui/quoi pour décréter çà ?

            Je suis très souvent assez d’accord avec ce que tu postes, pas tout mais c’est normal, mais dans le cas présent, je pense que tu te fourvoies un peu.

            Il faut que l’homme cess de prendre la nature comme son « jardin », nous n’avons aucun droit sur elle, et surtout, tous les interventionnismes, dans tous les domaines, ont prouvé depuis des lustres que pour « régler » un problème, on en crée d’autre(s) et très souvent pire(s) que celui qu’on voulait régler…

            Le héron est autant chez lui que nous, il a les mêmes droits que nous sur les poissons, il est même prioritaire, parceque lui ce n’est pas pour s’amuser, c’est pour vivre, et je le redis, il ne se nourrit qu’en moyenne de seulement 30% de poissons et animaux aquatiques…

          • Nous sommes juste l’espèce dominante qui depuis des milliers d’années a transformé la nature à son avantage pour notre plaisir et notre survie, je ne suis pas le copain des animaux mais celui qui est en bout de chaine alimentaire. Mais on peut les aimer et les admirer et les tuer aussi ce n’est pas antinomique. Les chasseurs sont clairs dans leur raisonnement, les pêcheurs non car ils jouent à faire souffrir un poisson pour le prendre en photo.
            Ceci pour dire que nos avons tous des points de vue différents et si j’accepte ceux que je ne comprends pas il serait sympa qu’eux acceptent aussi le mien.
            je suis pêcheur, chasseur, piégeur agrée, militant actif dans mon AAPPMA, asssoc de chasse, j’aime m’asspoir et mater la beauté de la nature. je connais les arbres, les roches, les plantes, les arbres, les oiseaux, les reptiles, les mammifères, les gens…
            Je suis comme je suis, brut de nature et si j’aime voir une fouine marauder mes cerises, je n’ai aucun scrupule à la piéger et la tuer lorsque qu’elle veut pourrir mon grenier, idem pour toutes les autres espèces si elles portent préjudice à mes activités et ceci dans un cadre légal.

  12. Lesfilmu says:

    Bonjour,
    Alors là, pour le coup, je ne vais pas être d’accord….
    Je ne parle pas du cormoran, qui ne fait pas partir de l’écosystème « naturel » en eau douce et dont le cas est totalement différent (puisqu’il est 100% piscivore).
    Le héron.
    D’abord, IL FAIT partie de l’écosystème naturel en eau douce, au même titre que le grèbe huppé et les autres oiseaux « d’eau douce » (façon de parler, pour simplifier le propos).
    Ensuite, il est OMNIVORE et en moyenne, son alimentation n’est composée de poissons qu’à 30% environ, ce qui reste relativement faible.
    Ensuite, les « désagréments à l’homme », je vais être direct : on s’en fout. Les « désagréments à l’écosystème » sont les seuls recevables (selon moi, hein ? 😉 )
    Or, si on parle de nature, d’écosystème, de déséquilibres, contrairement au cormoran qui n’a rien à faire en eau douce, le héron ne pose pas le moindre problème, il est chez lui et mange ce qu’il trouve.
    Ton ami s’est fait bouffer ses carpes ? Il n’avait qu’à se se renseigner : le héron est un oiseau territorial, qui ne s’alimente que de ce qu’il trouve sur son territoire et ne va pas chez les autres. Pour protéger ses carpes koï, il suffisait qu’il mette un héron en plastique comme on en trouve très facilement en animaleries et le vrai aurait passé son chemin.
    Autant je converge à quasiment 100% sur le cormoran, autant pour le cas du héron (et des grèbes et autres piscivores d’eau douce), je ne suis pas du tout d’accord.
    On ne doit pas (selon moi) prendre de posture de « pêcheur qui veut préserver l’intérêt des pêcheurs » pour justifier d’intervenir sur des populations qui sont autochtones, le cas des oiseaux dont on parle, et qui font partie de l’écosystème dont on parle (nos rivières et étangs).
    La forme est un peu directe, mais ne pas m’en tenir rigueur, c’est juste pour éviter de poster sur 150 lignes 😉

    • Je ne t’en veux pas mais cet article a au moins l’intérêt de faire réfléchir à ce truc: La prolifération du héron est elle acceptable pas tous, et pas que les pêcheurs…
      La nature est elle sauvage ou soumise à l’homme ?

      • Hervé says:

        c est un article que j attendais , au vue des personnes qui sont contre ton résumé et ton point de vue , moi je préfere etre de ton avis sur ce point , la logique écolo bobo veut qu on emmerde les petites gens et pas les grosses sociétés ce qui rend leur facon de faire et idées détestables !
        Pour le Héron et les aigrettes il y a une bonne 20 ene d années tu en voyais peu , au fil des années on en a vu beaucoup arrivé et le summun ce sont les aigrettes , j ai vu cette année a Aizy en queue dans le pré au dessus 27 Aigrettes et 5 Hérons , franchement ca devient n importe quoi ! Et il faudrait laissé et abandonné tous les plans d eau et la peche pour que les petits zozios vivent heureux , quelle idée puérile !
        C est sur qu avec eux l homme dérange , ils préfèrent les moutons qui restent a la maison , consomment et la ferme !!! :(

      • Lesfilmu says:

        Je répond a tes deux questions : je ne crois pas que le héron « prolifère », il vit, chez lui, mange, baise, assure sa descendance. S’il cree des déséquilibres (dans l’écosystème), donc une baisse trop importante de la nourriture à sa disposition, il partira ou mourra (les plus faibles) et se régulera (puisqu’il est autochtone, il a ses prédateurs et ses maladies pour gérer la mortalité).

        Et la nature n’est soumise à personne, on a cru un temps qu’on arriverait à la contrôler mais la seule chose qu’on ait fait jusqu’à maintenant, c’est mettre le bordel… En gros, plus on intervient en se trouvant de « bonnes » raisons (genre confondre intérêt halieutique et écologie du milieu) moins ça va…

        Et c’est pas de la bien pensance ecolo, j’exerce ces blaireaux au moins autant que toi… 😉

        • JACQUES says:

          Vous oubliez quand même que la prolifération du cormoran est due au sectarisme des écolos, pour le héron on a un déséquilibre qui est moindre sur les grands fleuve mais qui peut devenir catastrophique sur les ruisseaux sa prédation est toute l’année…..

          • Lesfilmu says:

            C’est faux, la proliférations du cormoran n’a rien à voir avec les écolos, mais au contraire, avec un combat que les écolos ne mènent pas (alors qu’ils devraient), à savoir la pêche industrielle (et artisanale aussi, je suis un peu gavé de la sempiternelle « c’est à cause des gros que çà va mal ») qui vide les côtes, zones de nourrissage du cormoran.
            Du coup, il se déploie en eaux douces, là où effectivement il n’a rien à faire, et s’y sédentarise de plus en plus souvent, puisqu’il a un garde manger sur place.
            Que la mer se repeuple, il y retournera tout seul (les prédateurs se déplacent pour se nourrir et vous là où le rapport effort/résultat est le plus favorable).

  13. dimnet andre says:

    les herons sont beaux oui mais ce sont des predateurs donc,a reguler,d’une façon ou d’une autre,moi ils me bouffaient mes vifs dans le bassin,j’ai sorti miss 22 et ça a calmé le jeu,depuis tranquille ,et j’ai rajouté un filet de protection.

  14. JACQUES says:

    100% d’accord, sur ma commune voisine de la Saône, pas moins de 100 nids de hérons dans le bois. On les voit plus dans les champs et le ruisseau que sur la Saône où il leur est difficile de pêcher avec les gros bateaux de tourisme . Les levrauts aussi n’ont qu’à bien se tenir….

    • Lesfilmu says:

      Le héron (comme tous les oiseux) ne nidifie que pour se reproduire, soit environ 1,5 mois dans l’année, le reste du temps, il est nomade.
      Pendant cette période, ses petits sont extrêmement vulnérables, donc pour les protéger il se regroupe en bandes plus ou moins importante, c’est le nombre qui fait la protection.
      Puis il repart.
      Le post plus haut dit « dans un champ ». Et bien c’est qu’il ne bouffaient pas vos chers poissons…
      Aussi longtemps que les pêcheurs raisonneront à se trouver des boucs émissaires au lieu de mener les vrais combats, on sera dans la démarche habituelle de la fuite en avant au lieu de solutionner les problèmes.
      L’homme a massacré les phoques « parcequ’ils bouffaient les poissons ». Y’en a plus, des poissons, depuis ?
      Je le redis : autant le sujet des cormorans est un vrai sujet autant les oiseaux échassiers omnivores n’en sont pas. Un simple exemple : ils représentent, avec le renard, le principal prédateur des mulots. Réguler ces oiseaux et c’est la population de mulots qui explose. Comme dit plus haut, à chaque fois qu’on intervient c’est pour mettre le bordel.
      Et croyez-moi, j’exerce a un point que vous n’imaginez même pas la bien-pensance bobo-ecolo, je pique des crises tous les jours quand j’en croise un dans la vie ou dans les médias, c’est gens sont toxiques pour notre société.
      Mais il ne faut pas tout mélanger et tout mettre sur le même plan, pire, en le faisant, vous leur servez exactement ce qu’ils attendent : des arguments pour injecter leur poison moralisateur…