Communiqué de presse FNPF: Campagne anti-pêche

Paris, 11 février 2021
Campagne anti-pêche

Depuis l’apparition de campagnes anti-pêche ces 3 dernières années, la FNPF a toujours tenu auprès des pouvoirs publics sa position de défenseur de toutes les pêches légalement exercées.

Aujourd’hui c’est au tour de la pêche au vif de se retrouver en ligne de mire des militants animalistes/antispécistes, portés majoritairement par l’association Paris Animaux Zoopolis. Un processus, incubé minutieusement en quelques mois, qui s’est accéléré ces derniers jours pour se répandre à une vitesse fulgurante, avec l’adoption aux conseils municipaux/métropolitains parisien et grenoblois de vœux visant l’interdiction de la technique du vif.

D’autres villes sont en voie de proposer des restrictions similaires, telles que Montpellier ou Bordeaux, avec pour cette dernière une censure de la pêche déjà bien engagée autour de son lac.
L’ampleur de ces actions semble proportionnée à la méconnaissance de leurs protagonistes envers le rôle indispensable du réseau associatif de la pêche pour la préservation des cours d’eau. Cependant, nous restons conscients que le but final de toutes ces manoeuvres est d’interdire la pêche en général sur tout le territoire français.

Dans ce contexte, nous souhaitons rappeler que :
➢ La FNPF prend acte des vœux adoptés par ces collectivités, mais alerte sur leur principe discutable et le danger qu’ils représentent pour l’avenir des milieux aquatiques, dépendant en grande partie de l’action quotidienne des pêcheurs.
➢ La FNPF regrette que ces débats aient eu lieu sans la concertation de ses Fédérations départementales, organisations agréées pour la protection de l’environnement.
➢ La FNPF défend avant tout le libre exercice de toutes les pêches, sans distinction de pratiques.
➢ La préservation des milieux et du patrimoine piscicole est une préoccupation permanente de tout le réseau associatif de la pêche, depuis les pêcheurs jusqu’à la FNPF.

Enfin, nous rappelons que ces divers vœux et projets ne constituent pas à ce jour de réelles interdictions de pêcher, mais un appel à débat qui, en tout état de cause, se fera avec les structures associatives de la pêche.
La FNPF continue d’œuvrer au quotidien pour le loisir pêche et la préservation des milieux aquatiques, indispensables à la continuité écologique dans tous les territoires.

« Depuis 2007, la Fédération Nationale de la pêche en France, avec ses 3 700 associations réparties sur l’ensemble du territoire français, organise la pêche de loisir et partage la passion et la philosophie d’une activité connectée à la nature.
Premiers lanceurs d’alerte en cas d’atteintes aux milieux aquatiques, les 1,5 million de pêcheurs membres de la FNPF, les 40 000 bénévoles et les 1 000 salariés représentent un formidable réseau de connaissance et de surveillance pour protéger ces milieux fragiles.
Par leurs actions quotidiennes dans tous les territoires, la FNPF, les fédérations départementales et les associations locales luttent ainsi contre les pressions qui s’exercent sur la biodiversité et les milieux aquatiques. Ils sont les yeux et la voix des poissons et des 500 000 km de cours d’eau en France.
Alerte aux pollutions, lutte contre la sécheresse, nettoyage des berges, lutte contre les espèces envahissantes, cartographie des cours d’eau… Quand on pêche, on protège ! »

6 réflexions au sujet de “Communiqué de presse FNPF: Campagne anti-pêche”

  1. Salut Sylvain,

    Je n’arrive plus a voir les commentaires sur ton blog !

    je vois X Responses to  » sujet X ». Point final.

    Ce communiqué de pêche l’indique, ce n’est pas le pouvoir du maire de l’interdire, du moins directement, et si il y a arbitrage probablement par un préfet, ça se passera en « concertation » avec les fédés.

    Le problème, c’est justement le poids de ses fédés (sauf erreur de ma part, 40k de bénévoles = 2,66% des pecheurs: rien que ça… ça indique quelques choses de négatifs) et le message ici porter dans ce communiquée, « les yeux et la voix des poissons ».

    Je pense que: je m’y retrouve pas. Libre à chacun d’interpréter et de pensez ce qu »il veut de ce communiquer comme de mon commentaire.

    @+
    Yoann

  2. Bonjour à sylvain et à tous, il est vrai que certaines décisions sont arbitraires, sans concertation entre les intéressés, jusqu’à quand ces soi disant ecolos vont nous la mettre? Je suis adepte de la pêche au vif, ainsi que d’autres techniques bien sûr, mais arrêter la pêche au vif ,et il se vendra moins de cartes , certains se diront, bon on peut toujours pêcher, c’est sûr, mais voilà on interdit une technique mais pas la pêche, et ça passe!! Donc, tout les disciples de st pierre, qu’ils soient, vifs, leurres, moucheurs, etc… devraient se mobiliser contre ces escrocslogistes de toutes sortes, car ils vont nous avoir a la longue! !!!

  3. Tout est dit, il ne faut pas compter sur la fédé nationale, pour eux ce n’est pas une réelle interdiction de pêcher… C’est le début, c’est une bataille de perdue, c’est évident. À quand un président qui sait se faire entendre à l’instar du président de la chasse. Les 1 500 000 licenciés ne peuvent ils pas peser contre quelques milliers d’intégristes qui n’ont aucune connaissance de notre passion. Pitoyable communiqué que ne laisse pas augurer de bonnes choses.

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