Comment bien choisir son coéquipier à la pêche ?
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Drôle de titre non ? Est-ce qu’un coéquipier de pêche se choisit selon des critères objectifs et/ou subjectif ou alors s’impose à nous ? Quelles sont les erreurs à ne pas commettre ?

J’ai vu tellement de binômes voler en éclat après une ou deux saisons que ce sujet mérite notre attention même s’il peut choquer une certaine forme de morale.

S’il est bien un domaine où on choisira un coéquipier c’est en compétition. Bien entendu on évitera d’emmener le vieux pote de lycée qui pêchouille alors que l’investissement destiné à cette pratique de la pêche a été conséquent. Un bon binôme de pêcheurs, ce sont deux talents qui se complètent, pas forcément du même niveau mais chacun qui excelle dans un domaine. Trop de différence dans le niveau technique va générer une mauvaise équipe qui ne pourra jamais se hisser sur un podium. Pour cela il faut deux bêtes de pêche au mental d’acier, qui y croient jusqu’au bout, jusqu’au sifflet final et ça c’est plutôt rare. C’est bien pourquoi je ne participe pas régulièrement aux compétitions, je n’ai pas ce mental de combattant et pour moi la variable poisson fait que cette équation ne sera jamais juste. Tant qu’il y aura des pêcheurs chanceux et d’autres pas, la compétition ne sera pas mon truc.

 

Hors compétition, des équipes se forment souvent chez les détaillants de pêche, lors de discussions autour d’une pochette de leurres. On se rend compte qu’on possède une même passion, une envie de bouger, d’investir et on s’essaye. Quelquefois ça marche, quelquefois pas, c’est la nature humaine.

j’ai aussi remarqué le manège de certains qui fayotent le bon pêcheur du secteur pour devenir son coéquipier sur quelques sorties, juste pour se faire bien voir, juste pour lui piquer ses meilleures techniques et ses bons coins. Ceux-là finissent irrémédiablement par devenir les parias du secteur mais comme ils n’ont aucune dignité, ils partent recommencer ailleurs.

Un coéquipier doit apporter autant qu’on lui donne pour que le mélange prenne. Si vous l’emmenez sur votre bateau, que vous conduisez la voiture, que vous payez le casse-croûte, voir même prêtez du matériel, cela ne fonctionnera jamais. Le coéquipier doit intégrer qu’il fait partie d’une team donc partager les frais et les mauvais côtés à hauteur de ce qu’il peut donner.

 

A titre personnel, mon coéquipier et ami Patoche pêche avec moi depuis 25 ans au moins. Nous nous sommes connus au bord de l’eau à la pêche et pragmatiquement comme nous avions les mêmes goûts halieutiques, nous avons partagé de nombreuses sorties. Puis lorsque je me suis mis au leurre moderne, Patoche s’y est mis, pas par mimétisme mais parce qu’il en avait envie aussi et cela a renforcé notre équipe. Nous avons les mêmes goûts ou presque à la pêche et personne ne suis ou ne précède l’autre, nous y allons ensemble.

Faut-il acheter un bateau à deux ou seul ? Bien évidemment ma réponse sera « seul » même si vous vous endettez pour de nombreuses années comme je l’ai fait. Là aussi j’ai vu des équipes investir à deux sur un bateau et se déchirer lorsqu’un veut se retirer ou que l’équipe se soit fâchée. Je préfère tout supporter niveau investissement et me dire qu’un jour je pourrais perdre mon coéquipier sans avoir à lui réclamer de l’argent.

 

Le principe d’être aussi le propriétaire du bateau et de l’électronique fait qu’on est de fait capitaine et qu’on a pas à se plier forcément aux envies de l’autre, bien qu’en réalité une bonne équipe fonctionne mieux si chacun est à l’écoute de son binôme.

Le coéquipier idéal serait une blonde à forte poitrine, non plus sérieusement, un bon pote ailleurs qu’à la pêche, amateur de casse-croûte, bon pêcheur, tacticien qui n’hésite pas à donner son avis, disponible, ouvert aux voyages et qui participe aux frais de la sortie. C’est plutôt rare mais ça se fait naturellement, c’est comme un couple, des fois ça marche, d’autres pas.

Gardez la pêche

 

About sylvain l'esoxiste

51 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre esoxiste.com sur Facebook
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15 Responses to Comment bien choisir son coéquipier à la pêche ?

  1. Thoureau says:

    Bonjour Sylvain
    Bel article sur le couple de pêcheurs embarqués, explicant l’équilibre et le partage…

    J’ai posé il y a quelques semaines deux questions sur le contact du blog, concernant des conseils sur des sondeurs pour une pécher le lavaret, et restés sans retour à ce jour.
    J’ai bien entendu lu l’article écrit il y a quelques années sur ce sujet, et je comprend parfaitement que le temps et la disponibilité sont des choses rares.
    Bien cordialement.
    Jean Gilles

  2. Arno says:

    Intéressant. Dommage de n avoir pas évoqué ma question des binômes de frangins, car y en a plein 😉 !

  3. Lavarenne says:

    J’ai la chance (ou pas ?)que mon coéquipier soit une coéquipière puisque c’est Brigitte ,mon épouse.Elle est de toutes les sorties et tous les voyages pêche.Elle excelle à la pêche au coup (grande canne et feeder)et elle se débrouille plutôt bien aux leurres.Question budget ça complique un peu les choses car j’achète presque tout en double,mais ,comme c’est aussi pour elle, nous nous autorisons des écarts .Bref,je suis bien content de ma Coéquipière et ça fait plus de trente ans que ça dure………

  4. Le regulateur says:

    Bonjour, tu a raison , mon beauf et moi formons un binôme depuis déjà 7 ans, et malgré notre différence d’âge, 30 et 57 ans tout se passe bien! Je pêchait peu le carnassier au leurre avant, il m’à initié, au vif on se complète, il pêchait peu la truite, il s’y est mis et à essayé le toc qui étai inconnu pour lui! Question casse -croûte et bibine, on va pas mal , nos épouses nous tiennent à l’oeil! La seule chose, on ne fait aucune compétition, le beauf m’en a parlé, mais c’est moi qui ne souhaite pas en faire! Dès le premier mai, on va attaquer nos coins de pêche habituels et tout les ans on inove de nouveaux endroits, j’ai entendu dire que peut être l’ouverture carnassier serait le dernier samedi d’avril? A bientôt! ☺.

    • Yoann says:

      Sauf erreur de ma part: L’ouverture du carnassier à été avancé au 27 avril 2019 (pour compenser le fait que la fermeture avait été avancé au 27 janvier 2019), je crois que la raison avancer était qu’il n’y aurait pas eu de monde (où n’aurait pas pu en profiter) à l’ouverture car le 1 er mai ne tombait pas… un weekend. Peu importe au final !

      @+

  5. Axel Bechler says:

    Hum, vaste sujet …
    Axel

  6. Lilian says:

    Du coup:
    – prévois tu de développer un site de rencontre « Meetic » pour trouver le coéquipier idéal?
    – puis bien sur, un « Tinder du coéquipier » pour aller convoler en douce avec le binome idéal du voisin, histoire de voir
    :–P
    Hey, « l’amour est dans la.barque », comme tu dis, c est pas si simple…

  7. Yoann says:

    Salut Sylvain,

    Je retiendrais pas mal de choses de ton article, notamment sur le coéquipier qui doit être actif autant que l’autre coéquipier (une perle rare) et l’achat d’un bateau, quand à ceux uqi fayotent pour voler des infos… on appelle ça des hypocrites, je pense qu’ils n’ont rien comprit au principe de la pêche.

    Perso: mon coéquipier est… suiveur et n’aime pas perdre, alors défois… je perd exprès où je me retiens de prendre du poisson x).

    Après, je lui ai apprit à pêcher donc… c’est une grande joie quand on pêche ensemble car on a beaucoup de point commun, notamment l’état d’esprit, en particulier sur la pêche même si on a des différences.

    Il y a toujours des différences (la nature humaine, les envies), par exemple: j’aimerais évoluer et prendre un peu plus de poisson, bouger un peu plus, maitriser le sondeur, je pêche seul dans mon coin (du bord où pas) alors je m’informe sur le net auprès de 2 blog (le tiens et la team himbert), mais défois, je me dit que si j’avais un coéquipier allant dans se sens, j’évoluerais plus vite.

    @+

    Yoann