Le coin du débutant : Pêcher au vif du bord
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logo coin débutantPour une fois délaissons un peu les cannes casting et les leurres pour revenir à une pêche plus traditionnelle, le vif depuis le bord.

Si je vous parle de cette technique c’est qu’elle est très efficace et chose qui m’amuse beaucoup, elle va faire grincer des dents certains lecteurs 100 % leurres qui détestent les vifeurs…

Pour moi, tant que c’est autorisé par la loi, aucune pseudo autorité morale supérieure ne m’empêchera de la pratiquer et d’en parler.

L’approche de Noël est favorable à la pêche au vif, d’ailleurs nos anciens parlaient souvent du brochet de Noël.  Voir se trémousser un bouchon sur une eau calme avec une petite brume est un spectacle dont on doit profiter de temps en temps pour remettre les pendules à l’heure et cesser notre arrogance de pêcheurs aux leurres.

Ceci étant précisé, voyons comment prendre ce joli brochet qui finira sur la table du réveillon, parce que c’est bon, enfin presque, et que ça fait plaisir à mamie !

BROCHET-Torcy-2-juillet-2011-AUTO-LIB-C5

 

En hiver le brochet est un poisson qui comme tous les autres va chercher à mêler son confort et la présence pas loin de sa nourriture.  Pour faire simple on le trouvera sans mal auprès de la bonde de vidange de l’ étang ou dans un trou calme en rivière.

La première erreur que commettent les débutants et de vouloir lancer au loin. Le brochets est lui le plus souvent collé contre la berge. Un simple balancé sous la canne pour pêcher à 10m suffit largement sauf si vous connaissez un poste plus éloigné avec une cassure.

Le brochet peut prendre votre vif sur le fond mais sa vision est orientée sur le haut, donc votre vif sera plus visible et plus efficace s’il évolue à mi eau.

brochet ssettons 04051405

 

La technique est simple, un bouchon coulissant supportant 10 ou 20g de plomb selon la taille du vif, un stop fil au dessus, un émerillon au bout sur lequel on clipse un bas de ligne en tresse acier.  Pour plus de sûreté et pour ferrer à la touche on utilisera deux triples  sur le bas de ligne car les petits becs de moins de 50 mordent bien au vif.

La taille des triples est elle aussi à choisir en fonction de la taille du vif, perso j’utilise du 4 et du 2 qui passent partout, les modèles  Black nickel de VMC sont très bien pour piquer la gueule dure du brochet.

Ma méthode qui fonctionnait bien faisait appel à des détecteurs de carpistes et des moulinets débrayables qui permettaient de pêcher discrètement en allant attendre la touche un peu plus loin car les brochets bien que curieux n’aiment pas le choc des pas lourds d’un pêcheur impatient.

bec torcy 161113 (3)

 

S’il y a un peu de vent on pourra passer au pater noster coulissant que j’affectionne, vous trouverez sa description dans la page consacrée à la pêche au vif.

Derniers conseils pour l’hiver, utilisez de bon gros vifs, gardons, carpettes et pêchez plus profond qu’en été,  du genre à 1,5/2,5m du fond car les becs hivernaux ne sont quelquefois pas très courageux pour se déplacer.

Un poste peut abriter plusieurs brochets, c’est plus fréquent qu’on ne le croit surtout en hiver donc s’il ne vous faut qu’un brochet laissez tranquille les autres et repliez vos cannes.

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Ces petites parties de pêche au vif se font entre amis, un bon casse croûte, un feu de brindilles et  quelques blagues transforment une froide matinée humide en un bon moment de convivialité et si ça mord c’est encore mieux.

Gardez la pêche

Relire ma page: La pêche au vif moderne

 

About sylvain l'esoxiste

51 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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31 Responses to Le coin du débutant : Pêcher au vif du bord

  1. JOJO l'Affreux says:

    Bonjour Lesfilmu,
    Passer des heures à lancer des leurres toute une journée quand on est jeune,pas de blème on y arrive tous (en principe).Mais quand on prend de la bouteille et que le poids des ans se fait sentir,ce n’est plus la même chose et là selon vous,les plus anciens d’entre nous devraient passer leur chemin ?
    La pêche au vif tranquille permet aux plus anciens d’entre nous de passer encore un peu de temps à la pêche.Il n’y a pas que vous qui avez envie de pêcher et votre tour en tant qu’ancien arrivera aussi un jour ne l’oublier surtout pas !

    • Lesfilmu says:

      Salut,
      C’est marrant ce genre de post quand on ne connaît pas la personne, qui te dis que je n’en suis pas un, un « ancien » ? 😉
      Par ailleurs, j’imagine que dans les pays listes plus bas, ils ont aussi des anciens ?
      Lesfilmu

      • JOJO l'Affreux says:

        Pour clore ce débat avec vous et votre position d’arrière garde,je dirais simplement tout comme Sylvain tant que le droit l’autorise j’encourage les pêcheurs à ne pas se détourner de cette technique.Je les invite aussi à laisser les soit-disantes autorités morales très supérieures seules face à leurs errements halieutiques !

  2. Joubert-Laurencin says:

    Sur le montage au flotteur, il manque pour moi un élément important :
    c’est un plomb ou un stop-fil au dessus de la plombée pour bloquer en position fixe cette plombée.
    Sans plomb fixe, lors d’une touche violente d’un brochet ou d’un sandre ou d’un silure , le poisson tire le vif ainsi que le bouchon mais pas la plombée car le fil ou la tresse coulisse dans la plombée et le poisson relâche le montage à cause de l’inertie de la plombée.
    Avec un plomb fixe et une ligne bien équilibrée, il y a moins de refus.

  3. eudes says:

    Salut lesfilmu,

    La pêche est un loisir riche car multi-techniques, il y en a pour tout les goûts, toutes les bourses, et pour toute conditions physique,et tout les pêcheurs ont en commun cet amour pour duper les poissons et profiter de leur passion en pouvant exercer leurs technique favorite.

    Quand tu dis:
    « j’ai un peu tendance à réfuter le principe « on le faisait avant, alors ça va ». « Avant », on a fait tellement de conneries que je ne vois pas la moindre raison de continuer… »

    C’est quand même un poil dénigrant pour cette technique que beaucoup affectionne
    Il ne s’agit nullement d’une connerie, mais d’une technique qui fait monter l’adrenaline à fond lorsque le bouchon commence à danser quand le carnassier rode un peu prés du vif.
    Les sensations sont différentes que les pêches aux leurres ce qui ne les rend pas désuète pour autant.

    Quand tu parles du respect du gardon, tu pousses là encore un peu loin…
    Nous pêcheurs, toutes technique confondue on a et on aura toujours un impact sur les poissons, à un moment il faut l’accepter, faut avoir concience que notre loisir est purement égoiste, que le seul qui prend son pied ben c’est le pecheur! En effet le poisson qui se bat au bout du fil, pour lui il se bat pour defendre sa vie! avec le stress que l’on peut imaginer, quand on l’appel partenaire de jeu…. il doit rire à branchies ouvertes car pour lui ce n’est pas un jeu. Et comme tu disais en parlant du gardon, le poisson il n’a rien demandé avec un hamecon dans la bouche et essayant de gagner le fond salutaire….

    Alors oui au vif, on utilise un autre poisson pour en prendre un autre qui sera peut etre dailleur relâché, cela peut être paradoxal, mais le préjudice est loin si néfaste que celui que tu tires, le vif est le plus souvent issu du poisson fourrage, et surtout constitue la proie naturel des brochets et autres carnassiers, le préjudice au niveau du milieu est anodin, seul reste le pêcheur et sa conscience, tout en sachant que le seul faite de pécher (toute technique confondue) a déjà un impact sur les poissons.

    Bref tu as fait le choix de ne plus pratiquer certaines techniques pour être en accord avec l’ethique que tu t’es choisi, et je n’ai aucun problème avec cela.
    Mais quand je vois le champs lexical que tu as utilisé pour parler de la pêche au vif (Bouffer, viande, connerie…) et que tu finis par:
     » Pas de « leçon » encore moins de « l’arrogance de leurriste » juste un exposé pour susciter la réflexion  »

    Ben je t’ai trouvé bien donneur de leçon justement et pas ouverts au plaisir des autres qui meme si ils sont différent des tiens reste quand même des plaisir de pêche.

    Un peu de tolérance, on a déjà assé des vegan pour nous mettre des bâtons dans les roues, on va pas commencer a se dénigrer entre pêcheurs.

    • Lesfilmu says:

      Salut,
      Tu me vois désolé si tu as compris pris la forme de carte façon, ça n’était pas le but.
      Pour le reste de ton post, j’en est suis pas trop en ligne avec ton approche, mais pas de soucis de principe, le vif est autorisé, donc aucun soucis pour moi à ce qu’il soit pratiqué.
      J’expose mon approche et les raisons qui m’ont fait abandonner cette technique, ni pour les poser en référence absolue ni les prétendre supérieures, juste pour susciter de la réflexion chez ceux qui n’auraient pas pensé la chose de cette façon.
      Par exemple, tous les pays pour lesquels je me suis renseigné interdisent la pêche au vif : Espagne, Irlande, Pays-Bas, Suède, Norvège, Finlande, Suisse, Allemagne, liste non exhaustive.
      Peut-être y a-t’il des raisons, non ?
      Peut-être que se poser les mêmes questions peut être une avancée dans la gestion de la pêche et des milieux ?
      Simples questions, hein ? 😉
      Lesfilmu.

      • eudes says:

        En suisse pour y avoir vécu 5ans, je peut t’affirmer que le vif est autorisé.

        • Lesfilmu says:

          Salut,
          Sylvain, je suis désolé de ce leger HS, mais perso, je n’aime pas trop me faire asséner ce type de contre-vérité, j’espère que tu me permettras cette réponse, même si c’est HS.
          Question pour eudes : penses-tu que dans un pays qui interdit le no-kill (et l’ardillon) au motif du bien-être du poisson, on va autoriser la pêche au vif qui est à l’opposé de ce même principe ?
          La loi Fédérale Suisse interdit la pêche au vif, purement et simplement.
          Les cantons, comme les FD et AAPPMA en France, ont délégation pour amender cette loi fédérale (ou pas) sur certains sujets.
          La loi fédérale l’interdit : http://www.peche-svpr.ch/Site_SVPR/pages/permis1.html
          Chaque canton peu y déroger (ou pas) selon certaines conditions.
          Le canton de Genève n’y déroge pas : http://www.ge.ch/legislation/rsg/f/s/rsg_m4_06p01.html
          Le canon de Vaud y déroge : http://www.vd.ch/fileadmin/user_upload/themes/environnement/faune_nature/fichiers_pdf/peche/Directives_rivieres_2016_2018_20151201.pdf
          Mais avec énormément de restrictions, comme l’obligation de pêcher localement le vif (interdit qu’il vienne d’ailleurs, pour les raisons sanitaires que j’expose plus haut), l’eschage exclusivement par la bouche avec un simple sans ardillon, seulement dans certains cours d’eau et sous réserve que le pêcheur ai obtenu un « certificat de capacité ».
          Je n’ai pas cherché les autres cantons, mais la loi fédérale, ainsi que je le disais, s’est interdiction.
          À bon entendeur…
          Lesfilmu.

          • eudes says:

            oui c’est exact j’habitais dans le canton de vVud:

            Et concernant le certificat de de capacité, il s’appelle le SANA, et est obligatoire pour tout les pêcheurs, je l’ai moi même passé:

            Donc que je pense ou pas que la suisse autorise le vif ou pas mon avis on s’en moque, le fait est que oui la pêche au vif est autorisée et encadrée par un ensemble de lois:

            Je suis navré que tu pense que c’est une contre vérité, mais il y en encore 3ans je vivais en Suisse, et ce n’est nullement personnel et contre toi, mais je ne pouvais te laisser dire que le vif était interdit en Suisse alors que ce n’est pas le cas.

            Pour ceux que ca intéresse, voici un peu d’infos pour le cours SANA

    • Lesfilmu says:

      Un oubli dans mon post précédent : le propos que « avant on faisait aussi des conneries » se voulait générique, pas spécialement sur la pêche en général, ni au vif en particulier.
      J’utilise souvent cette formule pour plein de sujets, y compris « hors pêche ».
      L’idée que je réfute au sens large, c’est la légitimation d’une chose par « on le faisait avant », c’a n’a aucune sens… je n’ai donc pas voulu dire que « la pêche au vif est une connerie », ce que j’ai voulu dire c’est « c’est pas parce que avant c’était pratiqué que ça doit continuer ».
      « Avant » y’ avait pas de maille au brochet, on l’enlève pour cette raison ?
      Juste pour préciser.
      J’arrête là, je pense que les propos est passé, chacun en fait ce qu’il veut 😉
      Lesfilmu.

    • Leap says:

      eudes a écrit: « Quand tu parles du respect du gardon, tu pousses là encore un peu loin…
      Nous pêcheurs, toutes technique confondue on a et on aura toujours un impact sur les poissons, à un moment il faut l’accepter, faut avoir concience que notre loisir est purement égoiste, que le seul qui prend son pied ben c’est le pecheur! En effet le poisson qui se bat au bout du fil, pour lui il se bat pour defendre sa vie! avec le stress que l’on peut imaginer, quand on l’appel partenaire de jeu…. il doit rire à branchies ouvertes car pour lui ce n’est pas un jeu. Et comme tu disais en parlant du gardon, le poisson il n’a rien demandé avec un hamecon dans la bouche et essayant de gagner le fond salutaire….
      (…)
      Un peu de tolérance, on a déjà assé des vegan pour nous mettre des bâtons dans les roues, on va pas commencer a se dénigrer entre pêcheurs. »
      +1000
      Je vois que nous partageons le même point de vue (voir ma réponse à Lesfilmu tout en bas).
      Notre sport consiste à planter des triples dans la gueule de brochets au risque de les blesser profondément, voire de les tuer 1 fois sur 10 (des études parlent d’un taux de mortalité de 10% en catch-and-release), sans parler du stress subi. Tout cela sans motif légitime comme se nourrir, mais par loisir!
      Tout comme le gardon utilisé comme vif, le brochet n’a rien demandé (il n’est en aucun cas un « partenaire de jeu », même si certains croient encore à cette fable). Les leurristes anti-vifs qui parlent du respect du gardon, ont le respect bien sélectif, et ils ne voient pas plus loin que le bout de leur canne.
      Au final, vif ou leurre, la pêche est très mal vue par les associations végans. Si l’on interdit la pêche au vif, pourquoi n’interdirait-on pas aussi la pêche au leurre en no-kill qui fait souffrir des animaux pour un motif égoïste et futile de loisir?
      Pour finir, une vidéo rafraîchissante qui montre que les jeunes peuvent être plus intelligents que certains vieux:
      https://www.youtube.com/watch?v=lUuQi0ew53E
      Le combat pour la défense de la pêche au vif n’est pas perdue! Et c’est l’affaire de TOUS les pêcheurs.

      • Lesfilmu says:

        Mon cher Leap,
        Qui te dis que je pêche avec des triples ?
        Que connais-tu de ma pratique de la pêche aux leurres ?
        De ma façon de traiter le poisson hors de l’eau (quand il en sort) ?
        Je suis contre la pêche au vif, c’est exact, mais je réfute être un « leuriste anti-vif ». Je ne suis pas contre la pêche au vif parce que je suis leuriste, c’est l’inverse… c’est parce que je ne suis plus en phase avec la pêche au vif que je pêche au leurre…
        Mais bien entendu, Internet est toujours dans le jugement sans chercher à comprendre ce que l’autre pense et pourquoi… c’est pas grave.
        Je ne cherche à convaincre personne, juste exposer des choses pour tous les lecteurs de ce site, chacun en fera ce qu’il veut, y compris réfléchir et conclure ce qu’il veut pour sa pratique personnelle.
        Lesfilmu.

  4. JOJO l'Affreux says:

    Je sors pêcher 2 ou 3 jours par semaine et je vois de moins en moins de pêcheurs au vif pour ne pas dire plus du tout.C’est une technique qui tout doucement se perd et c’est bien dommage !

  5. serge says:

    salut Sylvain
    t’as pas un croquis du montage,stp
    merci

  6. Jean-Marie Lacroix says:

    Bonjour,
    Merci pour cet article sur la pêche au vif qui effectivement de temps en temps est amusant à pratiquer et surtout « dédiabolise » cette pratique. On peux, comme au leurre, pêcher au vif en « no kill » et je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour ma part j’utilise un seul simple à carpe planté sur le dos du vif et en ferrage à la touche je les remet sans plus de dommages (parfois même moins!) qu’en pêchant aux leurres. Vous n’oubliez jamais le côté convivial et les copains et c’est vrai que c’est tellement agréable une journée d’hiver ensoleillée en compagnie de potes au bord de l’eau.
    Saine lecture que vos articles qui nous aident à patienter jusqu’à la prochaine sortie au bord de l’eau!
    JM lemaudit
    et gardons la pêche …c’est essentiel!

  7. Le regulateur says:

    Salut, j’adore la pêche au vif, avec les potes, convivialité de circonstance, question technique c’est assez simple et tu l’à fort bien expliqué, toutefois pour ma part je rajouterais une chose, je n’utilisé pas de triples car tu ferre souvent en retard (le verre de blanc à la main et le saucisson ) pas facile!!! Je mets des amecons double ou simples assez gros, et malgré cela parfois les brochetons engament profond , à la truite tu coupe le fil mais la bas de ligne acier, moins facile, mes amecons double s’enfilent dans la boucle du bas de ligne et ainsi tu l’enlevé facilement. A plus.

  8. Sam says:

    Je suis bien d’accord avec toi sylvain, rien de tel qu’une petite session au vif en hiver pour bien se vivifier et prendre l’air après une semaine au taf…

    Je ne voudrais créer la polémique mais j’ai constaté encore cette année que la peche au vif, même en barque, fonctionnait très bien sur les grands lacs, orient en l’occurrence, ou les brocs sont désormais très éduqués par nos leurres et mordent très mal surtout en période estival.
    Et même lorsque l’on pratique en nokill il est tout a fait possible de relâcher les brocs qui sont parfois moins « abimes » que lorsque ils ont gobé un gros leurre en entier…il suffit de remplacer le triple sur ton bas de ligne par un hameçon simple et bien surveiller les cannes pour ferrer à la touche (fini le temps de nos grands parents qui avaient le temps de fumer une cigarette avant de ferrer).
    Plus de décroché mais moins de dégâts sur nos brocs…

    Je n’arriverais jamais à comprendre cete mise à l’écart des pecheurs au vifs, il s’agit bien là d’une technique de peche comme une autre, ancestrale et qui, si on la pratique correctement, permet de respecter le poisson autant que la peche aux leurres voire même plus car il suffit d’utiliser des gros vifs et ainsi éviter de blesser des petits brocs.
    Bref vive la peche…de toute les manières du moment où nous y prenions du plaisir

  9. Titet says:

    Super technique que la pêche au vif, il faut juste savoir bien la pratiquer pour éviter d’abîmer les poissons !
    Perso, mes records en sandre et broc ont été pris avec cette technique 🙂
    Et comme vous dites sur l’article, c’est l’effet de mode de la pêche aux leurres et le « 200% no kill » qui fait que cette technique est de plus en plus mal vue !
    Bonne pêche à tous !

  10. Lesfilmu says:

    Salut Sylvain,
    Puisque tu lances toi-même le sujet, je m’y greffe 😉
    Tu as raison, c’est légal, donc pas de discussion. Je continue de me demander pourquoi c’a l’est, mais c’est un autre sujet…
    Pour ce qui me concerne, je ne pense pas être arrogant, ni une quelconque « autorité morale » et je n’ai absolument rien contre « les vifeurs » … ne serait-ce que parce que je l’ai été…
    Cependant, dans tous les domaines, pas seulement la pêche, j’ai un peu tendance à réfuter le principe « on le faisait avant, alors ça va ». « Avant », on a fait tellement de conneries que je ne vois pas la moindre raison de continuer…
    La peche au vif (et au sens large aux appâts naturels) est née en gros de deux principes : on n’avait que ça et on ne savait pas faire autrement… et il fallait bien bouffer…
    Or maintenant, on sait faire autrement et c’est plus pour bouffer.
    Donc perso, sans aucun critère ni de « moralité » ni de « leçon », je ne vois vraiment pas pourquoi continuer puisqu’on sait faire autrement.
    Souvent, les leurristes parlent de respect du poisson, le carnassier, dont la relâche est forcément plus délicate s’il a été attrapé « à la viande », avec une technique statique et donc forcément engamé plus profond. Tu vas me dire qu’on sait limiter le risque, et tu as raison, mais il reste supérieur.
    Mais moi, c’est du respect du gardon dont je voudrais parler… Quand on pêchait pour bouffer, tuer le vif pouvait paraître « recevable » eu égard au contexte, mais quand on pêche en no-kill, c’est déjà (selon moi) bien plus contestable… il n’a rien demandé, le gardon, pour passer des heures avec un triple dans le dos a désespérément essayer de gagner le fond qu’il sait salutaire mais avec un bouchon au cul l’empêchant de le faire…
    Ensuite, on parle des risques sanitaires et du reste liés à l’introduction d’un poisson dans un milieu dont il ne parvient pas, mais s’en est presque secondaire.
    Pas de « leçon » encore moins de « l’arrogance de leurriste » juste un exposé pour susciter la réflexion 😉
    Lesfilmu.

    • Le regulateur says:

      Bonjour lesfilmu, je pêche le broc au leurre et au vif, tu dis que « la viande » est une mauvaise méthode de pêche, peut être ? Ma pêche préférée est la truite au toc , esches naturelles , donc viande, et la je peut te dire que 90 % de mes prises sont prises au bord des lèvres, comment l’explique tu? Avec une cuillère de 1 ou d’autres leurres elles sont parfois plus abîmées! Qu’en penser?

      • Lesfilmu says:

        Salut,
        J’en pense que l’article traite du brochet, et moi aussi 😉
        Lesfilmu.

        • Le regulateur says:

          L’article parle du brochet, soit, mais toi tu parles de viande, de mauvaise éthique et de connerie, ne parle que du brochet!!! A bientôt lesfilmu.

    • JOJO l'Affreux says:

      Bonjour Lesfilmu,

      Pas de discussion,de leçon ou d’arrogance et pourtant,vous nous faites un sacré exposé perso CONTRE cette technique ancestrale que des millions de pêcheurs ont pratiqué par le passé et pourquoi ne le pourraient ils pas encore aujourd’hui ?A chacun son plaisir et sa technique ne croyez vous pas ?
      Vifeurs,leurristes,pêcheurs à la viande….c’est quoi des sectes ?
      Vous invoquez le respect du gardon et pourquoi pas celui des asticots,des vers de terre et de toutes les esches vivantes dont se servent la plupart des pêcheurs ?
      Pour terminer en ce qui concerne les risques sanitaires selon vous,sincèrement sans leçon,ni arrogance de la part d’un pêcheur aux leurres que je suis,dois je en rire ou en pleurer ?

      • Lesfilmu says:

        Salut,
        J’aime…
        Donc en version courte :
        – je pense effectivement que cette technique devrait être interdite, pour les raisons exposées
        – chacun sa technique légale, pas de problème non plus. Je ne connais aucun autre pays qui ai gardé la pêche au vif légale, mais je ne connais pas toutes les législations. S’ils l’ont interdite, c’est pour des raisons (diverses, mais réelles)
        – je parle du gardon parce que l’article traite du carnassier au vif et que je n’avais pas envie de faire une liste de tous les vifs utilisés. Les autres appâts naturels ne sont pas le sujet du post (mais la question serait posée à l’identique…)
        – pour ce qui concerne le risque sanitaire, je t’invinte à te documenter sur l’épidémiologie et la parasitologie en milieu aquatique, ca te permettra de rengainer la condescendance qui transpire de cette phrase (et du reste du post)
        Je me doutais un peu des réactions… mais bon…
        Lesfilmu

    • Titet says:

      Bonsoir Lesflimsnu, j’ai bien lu votre commentaire et j’en respecte le point de vue, comme celui de Jojo l’affreux et Le regulateur.
      La seule remarque que je ferait de plus n’est même pas dans la pratique de la pêche du vif, de la façon dont elle est utilisé par certains ou pas… Ce qui me gêne le plus, c’est la nouvelle mode de dire que si on est pas pêcheur no kill, on est catalogué comme étant « méchant ».
      Je pratique les 2 techniques dans les règles de l’art toujours en respectant les poissons, mais il m’est déjà arrivé de prendre des réflexions lors de pêches au bouchon par des « leurristes nouvelles générations »,arborant des sponsos , avec un bateau à 20 000 euros qui eux venaient de balancer leurs leurres sur des frayères à sandre connues de tous au début du mois de mai…. Chose encore plus inadmissible pour moi.
      On fait tous des choix dans nos techniques et nos pêches, mais dire que l’une est mieux que l’autre est un peu trop présomptueux.. Si se demander ce que ressent un gardon avec un simple dans la bouche, que dire d’un gros buster jerk avec 2 triples biens enfoncés dans la bouche du brochet lors du ferrage .. ??
      Autant devenir écolo et arrêter la pêche ^^

      • Lesfilmu says:

        Bonjour,
        Je ne pense pas avoir émis une quelconque critique des « pêcheurs au vif », je n’ai parlé que de la technique en elle-même.
        Je ne crois pas non plus avoir établi une sorte de hiérarchie entre les techniques, comme si l’une était « mieux » que l’autre et par extension ses adeptes « supérieurs » aux autres, c’a n’aurait pas grand sens.
        Quand aux comportements, il y a des cons partout.
        Lesfilmu.

    • Leap says:

      Lesfilmu a écrit: « …quand on pêche en no-kill, c’est déjà (selon moi) bien plus contestable… il n’a rien demandé, le gardon, pour passer des heures avec un triple dans le dos a désespérément essayer de gagner le fond qu’il sait salutaire mais avec un bouchon au cul l’empêchant de le faire… »
      Trop drôle comme argument!
      Et que dire du brochet dont la gueule a été massacrée par les gros triples d’un 3D Trout, qui se fait méchamment sortir de l’eau et qui risque de mourir 1 fois sur 10, non pas pour des motifs légitimes comme se nourrir, mais par loisir?
      A-t’il demandé quelque chose, le brochet? Merci pour la leçon de respect!
      Si vous avez des problèmes avec le bien-être du gardon, alors il faut aussi vous préoccuper du bien-être du brochet. Je vous conseillerais, en toute humilité, de vous engager dans des associations qui s’occupent du bien-être animal, et d’arrêter tout de suite la pratique de la pêche.