Ca y est c’est fait!!! parcours black en no-kill à Cuisery.
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Avant de vous faire un article plus complet sur le sujet, c’est avec une certaine satisfaction que je vous annonce la création d’un parcours de graciation ou no-kill du black bass sur la Seille à Cuisery, géré par l’AAPPMA de Cuisery.

Voici en aperçu l’arrêté préfectoral en date du 25 juin qui stipule dans son article 1:

« Il est autorisé une pratique particulière de pêche dite « en no-kill » ou de « graciation » sur une partie du lot n°3 de la Seille. Cette pratique concerne les black-bass, quelle que soit leur taille, qui doivent être remis à l’eau, immédiatement, vivants et sans mutilation. »

 

Voici une cartographie du parcours qui vous présente en bleu les secteurs de pêche en no-kill, en aval des ouvrages du moulin Cochard et du Pré des saules.

Si le parcours ne reprend pas entièrement le parcours du projet initial, c’est une satisfaction quand même.

Notre objectif étant de réimplanter l’espèce sur la Seille, la mise en place d’une période de fermeture pendant le frai et le no-kill deviennent un atout suplémentaire pour sa réintroduction.

Mais ce n’est pas chose simple puisque l’on part de zéro. N’est-ce pas le rôle d’une AAPPMA que de prendre des initiatives et de tenter quelque chose?

En tout honnêteté, les captures sont encore rares aujourd’hui mais on espère qu’elles se multiplieront grâce à cette mesure. Aux pêcheurs maintenant de jouer le jeu.

Je vous présenterai en détail l’ensemble du projet dans un prochain article, mais pour l’heure, je me prépare: demain je vais chercher 1000 alevins de blacks qui seront déversés sur le no-kill en complément des 70 kg de poissons de 25 à 30cm déversés cette année.

Pêchement vôtre.

Olivier BERNOLIN

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About olivier

Olivier BERNOLIN, président le l'AAPPMA le Goujon Cuiserotain, pêcheur de carnassiers passionné, vit en Saône et Loire à Brienne (71).
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10 Responses to Ca y est c’est fait!!! parcours black en no-kill à Cuisery.

  1. Lionel says:

    Ben moi, j’y crois !
    Les captures de brochets ne sont plus vraiment anecdotiques sur la Seille même si on ne peut pas encore parler d’un retour marqué. Si les efforts paient pour le bec, pourquoi pas pour le black ?
    Bien sûr c’est pas le même poisson, forcément pas les mêmes exigences, mais il était bel et bien présent en Seille ce poisson. Donc ça va le faire !

  2. Nogills says:

    Avec la population de sandres, c’est pas gagné les gars… Vu le temps qu’il faut aux jeunes pour atteindre une taille refuge, préparez-vous à en déverser massivement pendant plusieurs années, et ça va coûter pas mal. Perches et brochets ne modifient pas trop l’abondance de leurs proies, mais lucioperca c’est pas du tout la même chose.
    J’aime bien le terme de « graciation », au passage. 😉
    Un moratoire total pendant quelques années aurait certainement été plus efficace, mais probablement beaucoup plus difficile à faire accepter, et donc ça aurait compromis le projet, je suppose ?

    • olivier says:

      Il est clair que cela va nous coûter: 427€ pour les alevins et près de 1200€ pour les 70 kg de blacks déversés en mars. Le projet est sur la durée des beaux et on fera alors un bilan. Nous sommes une petite AAPPMA et cela représente beaucoup pour nous. Mais pour moi l’argent des pêcheurs doit servir à autre chose que de gonfler le bas de laine. On alevine sur le cours terme (truites et brocs) et on joue sur le long terme avec notre frayère à brochets et le projet black.
      Au niveau de la prédation, n’étant pas technicien, mes discussions et échanges avec des professionnels m’ont fait comprendre que ce serait plutôt les perchettes qui seraient ennemis des petits blacks…??? Enfin, pour moi, mon pire ennemi c’est dame nature avec ses caprices et les pluies orageuses d’hier qui se sont déversées sur la Bresse et fait gonfler la Seille.
      Mais pour l’instant, il faut y coire et persévérer. On m’a indiqué que bien souvent il ne se passait rien pendant plusieurs années et soudain on voyait du black partout…
      Alors on verra dans ses prochaines années et la parcours graciation doit alors nous aider à maintenir un noyau.
      Pêchement vôtre.
      Olivier

      • Rémy Chassignol says:

        Les ennemis des petits blacks sont certainement nombreux. Déjà rien que l’introduction dans un milieu nouveau doit représenter un stress important. Mais ce qui compte c’est de faire les choses de manière complète. De bon alevinage réguliers, un effort soutenu dans un secteur limité, des mesures des protection approprié pour permettre la réimplantation de l’espèce. Après ça si cela ne marche pas, vous n’aurez strictement rien à vous reprocher. Depuis le temps que la collectivité piscicole parsème des poissons de partout… Rien n’est jamais gagné mais l’important est de faire les choses de façon réfléchie et à fond ; et ça on l’a pas toujours fait.. De votre côté cela semble bien partie.Mais la réussite viendra aussi des habitats présents dans la Seille et pas seulement des habitats de reproduction mais des caches et abris de bordures ainsi que de la végétation aquatique présente sur le secteur.

        Rémy

      • Nogills says:

        Oui, au niveau compétition alimentaire, c’est la perche qui risque d’affamer les jeunes black (même niche, en fait). Mais pour la prédation directe des futurs juvéniles, c’est le sandre qui est à redouter, s’il est bien implanté.

        Tout dépend bien sûr des ressources du milieu ; ce sont elles qui vont dicter quels prédateurs, et combien, peuvent survivre et coexister.

        Il y a quelques essais en cours par chez moi, principalement en étangs fermés, et ça marche pas super, même après quelques années. Par contre, en milieu ouvert, des réussites locales dans le domaine public (par exemple en Alsace) méritent d’être soulignées. Donc si les conditions le permettent, y a pas de raison pour que ça marche pas.

  3. ludo71 says:

    Mais tu m’en avais parlé le jours de la manif à Jeurre. Du coup le pêcheur pro a donné un avis favorable ?

    • olivier says:

      Comme je l’indique, le parcours retenu par le préfet n’est pas le projet initial dans la mesure où il devait englober un secteur entre le barrage de Cuisery et le Pont de Cuisery qui a été refusé par les pêcheurs professionnels.
      Je ferai un article plus complet sur le projet dès le début de mes vacances pour que chacun comprenne la difficulté de mettre en place de tels actions. Mais on peut toujours aboutir à force de persuasion et de persévérance… Et j’espère que cela donnera des idées à d’autres AAPPMA pour en faire autant.

      olivier

  4. Hervé says:

    Vous le réimplanté parce qu il y en avait avant ????? merci

    • Olivier BERNOLIN says:

      En effet, dans les années 80-90 le black bass colonisait l’ensemble de la rivière. L’été, quand j’étais gamin, c’était un des poissons que nous recherchions avec mon pote Lionel sous les moulins de Loisy et de Cuisery. On l’a vu progressivement disparaître. Il faisait la réputation de la Seille et ce, avant l’arrivée du silure. Quand à sa régression, aucune explication. Une hypothèse, elle coïncide avec l’arrivée du silure et du sandre sur la rivière. Alors, à l’image de ce qu’a tenté la GBD, AAPPMA de Saint Jean de Losne (21), pourquoi ne pas le voir revenir sur la Seille. C’est un projet audacieux et seule l’avenir jugera de sa réussite. On est parti sur 5ans, durée des beaux pour memener notre action.
      Olivier

  5. Jean-Louis says:

    Bravo pour cette bonne nouvelle ainsi que pour ta détermination et celle des « membres du goujon cuiserotain ». Resta plus qu’à mettre une recette de black-bass sur vos panneaux d’information…pardon pour cette petite blague.http://esoxiste.com/wp-includes/images/smilies/icon_lol.gif