De la rivière au ruisseau
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Comme les années précédentes, il ne m’a pas été possible de participer à cette journée tant attendue qu’est l’ouverture. Il m’aura fallu attendre plusieurs jours pour rejoindre les bords des rivières à la recherche des truites dans le Jura voisin. C’est aussi l’occasion de vous présenter les leurres qui sont mes compagnons de pêche dans la traque des belles mouchetés: des leurres SMITH.

Mon plan de pêche pour la journée est bien défini. J’attaque aux aurores sur la rivière d’Ain avec pour objectif un beau poisson. A mon arrivée, je constate que le débit est moyen mais que la rivière est très claire. En revanche, je suis seul et ça j’adore! La truite est pour moi, avant tout, une affaire de solitaire.  Des eaux claires, c’est ce que j’aime! Pour les parcours à grosses truites j’ai troqué mon habituel 16/100 nylon par un 21/100 en fluoro. J’expérimente… et espère descendre en diamètre en cours de saison. Je constate alors que le fluoro c’est raide et qu’il faut bien maîtriser les lancers pour que le fil ne se débobine à chaque lancer. Si j’en ai l’occasion, j’essayerai de trouver un fluoro beaucoup plus souple.

Très vite j’aperçois une première truite qui remonte le courant en bordure sur un haut fond. Des vorgines tombent sur l’eau et je décide de lancer mon Cherry blood le long de celles-ci. Un petit blocage et c’est un poisson énergique qui se laisse remonter.

Elle n’a pas résisté à mon cherry blodd deep 70. C’est mon leurre de prédilection.

Il travaille très bien dans le courant, aussi bien vers l’amont que vers l’aval. Là, dans peu d’eau, je l’ai ramené canne haute évitant les accroches, aidé en cela par la bavette qui percute le fond. Les truites affectionnent particulièrement ces leurres qui viennent gratouiller les cailloux, ce qui déclenche souvent leur attaque.

Sur mes leurres à truites, les ardillons sont écrasés, facilitant leur décrochage et leur remise à l’eau dans de bonnes conditions. Ce n’est pas pour autant que les truites se dépiquent lors des combats, il suffit alors de maintenir une bonne tention de la ligne.

Je continue de progresser vers l’amont de la rivière en wading bien que l’eau soit relativement froide. Cette fois, c’est en plein courant que je capture ce modeste poisson de plus de 30cm.

En raison de la profondeur, il me faut sortir de l’eau. Je monte sur la berge et me trouve obligé de pêcher plusieurs postes depuis le bord.

Enfin, je peux me rapprocher de l’eau en descendant une berge abrupt. J’effectue des lancers tendus pour atteindre la berge d’en face. Lancer 3/4 amont, mon leurre effectue une courbe pour travailler aval, légèrement en face de moi. Soudain je sents un blocage, comme si je m’étais accroché, puis, des coups de tête puissants. En plein courant, le poisson commence par remonter sur une dizaine de mètres. Changement de direction, il part vers l’aval. Je commence à l’accompagner sur une vingtaine de mètres mais je m’approche d’une berge encombrée où je ne pourrai plus passer et où il risque de se réfugier.

Il faut alors s’imposer et c’est ce que je fais. J’ai une parfaite confiance en mon fil et en ma canne (Dragon bait trout 2-8gr) et décide alors de pomper.

J’arrive à échouer le poisson sur le bord…

C’est une belle truite, comme je l’espérais. Mon contrat est rempli : 51 cm. Je suis heureux.

Elle a succombé à un cherry blood medium deep 90, colori 14 et est à jamais postérisée…avant sa remise à l’eau.

Je continuerai sur ce parcours encore un peu mais en vain. Je croiserai juste un ombre de+ de 40 qui viendra taper dans mes chaussures. Pas le temps de le prendre en photo, emporté par le courant mais j’ai bien vu qu’il était plein de mousse. Ce n’est peut-être pas de bonne augure…

De retour à la voiture vers 10h, j’en profite pour déposer mon moteur de bateau à la révision. « Il sera prêt en fin d’après midi ». Qu’à cela ne tienne, j’en profite pour poursuivre mon ouverture décalée.

Changement de stratégie, je délaisse la rivière pour la pêche en ruisseau…

…à suivre…

Pêchement vôtre.

Olivier

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About olivier

Olivier BERNOLIN, président le l'AAPPMA le Goujon Cuiserotain, pêcheur de carnassiers passionné, vit en Saône et Loire à Brienne (71).
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3 Responses to De la rivière au ruisseau

  1. stef says:

    Beau poisson, félicitation frérot…

  2. Nicolas C. says:

    Superbe reportage !
    Merci pour le partage