Pêche printanière à Mequinenza

Après mon escapade espagnole de Janvier, il me tardait de revenir à Mequinenza et ce fut le cas la semaine dernière avec l’opportunité d’y retourner pour quatre journées de pêche avec une météo moins froide que la dernière fois.

On m’avait vanté la période printanière pour pêcher là bas mais comme souvent la pêche est loin d’être une science exacte. Cette année le lac venait de monter rapidement et les échos entendus des pêcheurs nous parlaient d’une activité minimale des sandres et le mode sur off des grosses perches.

 

Nous sommes donc arrivés plein d’entrain avec la ferme attention de casser des mâchoires de sandres, j’étais accompagné pour ce déplacement par Laurent de Morvan Pêche ainsi que Lionel, un ami pêcheur avec qui nous avons déjà fait quelques sorties lointaines. Première pour Lionel qui allait se mesurer à ces poissons ibériques dont on lui parle depuis plus de 10 ans sur le bass boat de Seb de Morvan Pêche que j’ai baptisé l’autoscooter boat.

 

Nous avons pris possession de notre bungalow au camping Lake Caspe, rien n’a changé depuis le temps que j’y vais, Maria à l’accueil est toujours très disponible et parle bien le français. De la place pour garer la remorque et manœuvrer, des bungalows confortables et une mise à l’eau pratique.

 

Premier jour de pêche

Le lac est à moins 1m de son niveau maximum, ce qui nous laissera énormément de possibilité de pêcher mais plus c’est grand plus le poisson peut être disséminé. Nous partons tranquillement pour 07h30 avec une météo annoncée comme couvert mais sans pluie. Nous essayons quelques plateaux que je connais dans 6/10m sans la moindre touche, je décide de guider les copains sur une autre baie où une toute petite  île émerge et cache un bel haut fond.

 

Je tente le tout pour le tout et installe un énorme leurre de surface, un Asturie 170 et au bout de quelques lancers je me fais méchamment atteler. Je pense à un bass mais c’est une belle tatane de 38 cm qui arrive à l’épuisette. Nous prenons deux trois sandres sur ce poste puis plus rien.

Le temps passe et nous mettons le cap sur l’aval du lac, assez loin du camping sans plus de réussite. Une petite baie pas très large que je connais nous fait de l’œil et nous prendrons nos premiers sandres ici.

 

Je constate qu’ils sont plus plaqués contre les parois qu’au centre de la baie, seraient-ils sur les falaises ou les pointes ?  Merci à un ami Facebook pour le tuyau en soirée, ils sont bien plaqués contre les tombants. Nous finirons cette journée à 12 poissons au bateau dont une perche.

 

Second jour de pêche

Cette fois nous avons une idée de leur tenue et nous allons chercher les zones de falaises. Le problème avec cette méthode c’est qu’en cas de vent on s’accroche beaucoup et niveau vent nous avons été servis avec une moyenne à 20 km/h avec des rafales à 40. Pas facile de faire des dérives précises à 10m d’une falaise dans ces conditions.

Pour autant nous arriverons à sortir un peu notre épingle du jeu avec 20 poissons pris en fin de journée malgré ces conditions. Le plus joli mesurait 70 cm et nous réussirons à prendre, par le plus grand des hasards, 2 jolies perches.

 

Vendredi, troisième jour de pêche

La stratégie s’affine et quelques coloris sortent du lot, flashy le matin puis blanc puis pailleté dans la journée et rouge pailleté l’après midi. Je dis l’après midi mais c’est à partir de 16h00 puisque nous nous rentrons pour déjeuner tranquille au bungalow pour 13h00 et que nous repartons pêcher de 16h00 à 19h00.

Nous finirons cette belle journée avec pas moins de 26 poissons dont un joli sandre de 73 et plusieurs de plus de 68 cm. La dérive le long de la falaise des grandes pompes bleues s’est avérée très fructueuse et si ce vent ne nous avait pas gâché la dérive nous aurions pu faire beaucoup mieux. J’ai cassé sur un big silure qui n’a jamais voulu monter du fond.

 

Samedi, dernière journée

Oh que je ne l’aime pas cette dernière journée, à chaque fois ça ne me réussit pas. Et c’est parti pour un remake avec un matin où j’aurai beaucoup de mal à rentrer du poisson contrairement à mes collègues, puis d’un coup ça se libérera et enfin j’aurai des touches. Ce jour restera celui de la scoumoune avec beaucoup de touches loupées, de décrochés et un big sandre décroché pour Laurent.

Nous casserons la croûte sur l’eau cette fois à midi mais les sandres faisaient la sieste et dans le créneau du repas, pas la moindre touche, ce n’est que vers 16h que ça reprendra mais il nous faudra arrêter pour aller à Mequinenza stationner le bateau en hangar et faire quelques courses. Nous ferons 20 poissons dont 2 perches sur cette journée.

 

En 4 jours, ce seront 71 sandres et 5 perches qui nous auront gratifiés de leur présence au bateau sans compter les loupés, décrochés, et refus vus grâce à la sonde Live d’un copain qui a halluciné. Vivement que j’y retourne avec mon propre bateau et ma sonde pour voir tout ça.

Mequinenza reste fidèle à sa réputation de super lac à sandre et cette aventure en mai m’aura donné quelques pistes de réflexions pour mon prochain séjour en octobre.

 

Si vous n’êtes jamais allé à Méqui et que l’aventure vous tente, toutes les infos utiles sont dans cet article :

Le lac de Mequinenza ou Embalse de Mequinenza

Gardez la pêche et rdv début octobre avec une mission sandres et tatanes

 

A lire aussi dans nos archives
Technique du ver de terre au pendu
Technique du ver de terre au pendu

   L'hiver s'étant installé durablement avec son cortège de température très basses, les poissons se réfugient vers les zones les Read more

Henri Limouzin. « Les secrets du pêcheur de perches »
Henri Limouzin. « Les secrets du pêcheur de perches »

Pour les pêcheurs de ma génération (je suis né en 1965) Henri Limouzin est une légende. J’aurais aimé dire une Read more

4 réflexions au sujet de “Pêche printanière à Mequinenza”

  1. Je vois que ta retraite se passe bien, t’a le moral au moins, nous fait pas un coup de déprime
    Félicitations à vous, beau palmarès…

    • T’inquiète pas frérot, la déprime c’est un truc qui ne m’arrivera plus je pense, je suis hyper détendu comme seul peut l’être un retraité pour qui le boulot n’a jamais été un fin en soi.

  2. Salut Sylvain,
    Jolie session, bien plus prolifique que mon séjour à Alcantara.
    Comme tu l’écris si bien, la pêche n’est pas une science précise …
    A plus
    Axel

Les commentaires sont fermés.