Culture pêche : Le Larousse de la pêche version 1955

Remontons encore le temps avec ce Larousse de la pêche, certainement le premier de la série et paru en 1955 sous la direction de Jérôme Nadaud.

Un superbe pavé de 575 pages remplis d’illustrations à l’encre , de photos noir et blanc et de quelques clichés couleur qui nous font remonter le temps.

On commence avec un chapitre très complet sur l’histoire naturelle du poisson avec sa forme, sa natation, son anatomie, sa physiologie….

Une partie très complète et dont les connaissances sont encore d’actualité.

 

La seconde partie traite des milieux aquatiques et de la pisciculture avec la végétation, le repeuplement, l’élevage…

On passe ensuite sur la partie pêche en eau douce avec le tour de toutes les techniques d’époque qui ont vraiment pris de l’age, pêche au coup, pêche au lancer léger, pêche à la mouche.  Ainsi en page 147 on peut lire : « Nous profitons de ce chapitre pour dire quelques mots des cannes en fibre de verre, qui sont toutes nouvelles venues dans notre sport ». On apprend que c’est un français (Cocorico)  M. Henri Dubois, qui est l’inventeur de la canne en fibre de verre.

Le chapitre la pêche des différents poissons d’eau douce examine espèce par espèce les techniques de pêche.

 

Pour le brochet j’ai été épaté par la partie pêche à la grenouille vivante, autorisée alors, pêche à la traine, autorisée aussi….

Pour la carpe, on la pêchait à la pelote, à la patate…Sa partie est trois fois moins longue que celle sur la pêche du chevaine où on découvre la pêche au sang,  au fruit, à la péteuse (Bouvière) entre autres techniques.

La pêche du gardon occupe 22 pages, à l’image de  la célébrité de ce poisson qui était le plus prisé à cette époque. Les pêches de la truite et du saumon occupent aussi un grand nombre de pages. Mais le plus étonnant pour nous, c’est l’oubli de la pêche du sandre qui n’est même  pas abordé dans cet ouvrage, chose normale puisque le sandre en 1955 n’était pêché que par de très rares spécialistes. Notons également l’absence du crapet de roche, de l’ aspe et du silure …qui ne sont même pas répertoriés.

 

L’ouvrage passe ensuite à la pêche en mer avec les techniques puis les poissons et se termine par quelques précisions sur des points dont la réglementation de la pêche.

Il y avait à cette époque où la réciprocité n’existait quasiment pas 4 timbres : La taxe piscicole, le timbre d’adhésion à une AAP, le timbre lancer et le timbre saumon. La maille du sandre et du brochet était à 40 cm, 14 cm pour la perche et le black bass. La pêche ouvrait en juin en deuxième catégorie…..

Un ouvrage sympa qui préfigure les suivants qui garderont la même trame tout en s’actualisant des connaissances et des nouveaux poissons présents. Un ouvrage qu’a surement lu mon grand père qui m’ a initié à la pêche avec ce type de techniques présentées qui sont restées en vogue plus de 20 ans, voir encore plus.

Gardez la pêche.

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