Verticale : les règles de base pour bien pratiquer

La pêche en verticale n’a plus le mystère qui pouvait l’entourer dans les années 2005/2010 lorsqu’elle s’est démocratisée en France. Si elle est devenue accessible pour tout pêcheur embarqué, il existe quand même quelques règles de bases pour la pratiquer au mieux et surtout réussir à prendre du poisson.

Revenons sur tous les éléments qui font partie de cette pêche en verticale pour mieux les optimiser un a un de façon à être au top.

 

Le bon leurre

Elément principal du montage, je dirai même élément primordial, le leurre doit être choisi avec objectivité en fonction des conditions rencontrées. Pour faire simple il existe trois types de leurres souples qui conviennent parfaitement et sont les plus à même de vous rapporter des touches. Le shad, le shad finesse et le finesse. Tout le monde connait le shad, il suffit qu’il possède un battoir de bonne taille orienté à 90 ° et avec un appendice caudal souple afin de se mettre en branle aux moindres mouvements. Le shad finesse est un shad plus fin, plus allongé et qui possède un petit battoir caudal qui termine un long appendice, le mouvement est plus discret mais se met en route à la plus petite vibration. Dernière famille de leurres, le finesse est un shad sans battoir avec un appendice en forme de queue de poisson, la nage est ultra discrète mais quelquefois ça fait la différence.

 

La bonne couleur

Il existe nombre de couleurs, le mieux est de rester sur les classiques pour ne pas trop s’encombrer. Selon les milieux que vous allez pêcher il existe deux choix principaux : Pour eaux acides et eaux calcaires. Les eaux acides ont une teinte qui tire sur le marron mais il arrive qu’elles soient très claires surtout en hiver. Pour ces eaux il vous faut un coloris flashy comme le fire tiger ou le chartreuse pétant, un coloris doré translucide pour les eaux claires et un doré sombre pour les eaux un peu plus couleur thé.  Pour les eaux calcaires, un coloris flashy, un bleu clair et un jaune vert pale seront les plus adaptés.

Le coloris rouge orangé est à utiliser dans tout type d’eau s’il y a des écrevisses présentes. Pour le reste, le noir, le rose, le blanc..C’est à vous de voir selon que vous y croyez ou non !

 

La bonne tête plombée

L’usage habituel veut qu’on pêche  dérive entre 0.5 et 1 km/h mais quelquefois c’est à 2km/h que les touches arriveront, donc il vous faudra divers grammages en partant sur l’échelle d’environ 1g par mètre de fond en dérive lente et 3g par mètre en rapide. Concernant la forme, si la tête ronde classique est correcte pour cet usage, une forme pointue avec base plate sera mieux adaptée pour fendre l’eau. La forme de l’hameçon est aussi assez importante, une hampe courte sera mieux gobée par le sandre et si les touches sont courtes il vous faudra rajouter un hameçon voleur plutôt que de prendre une hampe longue.

 

Le bas de ligne

Le bas de ligne n’est qu’un élément de discrétion en verticale, beaucoup de pêcheurs n’en utilisent pas. Pour avoir cassé sur des brochets, je peux vous conseiller des bas de lignes fins en tresse armée qui sont souples et discrets. Oubliez le fluorocarbone en 70 centièmes qui va brider votre montage et le titanium qui a une fâcheuse tendance à casser au niveau du sleeve. On utilisera par contre une tête de ligne en fluoro ou en nylon pour la discrétion et pour empêcher que la tresse ne se coupe en frottant sur les obstacles. Un diamètre de 25 centièmes est suffisant, on montera sur du 30 centièmes lors des crues de fleuves ou si on vise de gros poissons.

Le bon armement

Comme cité dans la partie sur les têtes plombées, l’armement est préférable avec un hameçon à hampe courte. Il donnera plus de souplesse aux leurres et facilitera l’engamage. Ce modèle de tête plombée mise au point par D. Modrak pour Quantum possède selon moi les caractéristiques quasi parfaites pour la verticale afin de donner toute la souplesse au montage.  Veillez à avoir des hameçons bien affutés  et suffisamment gros pour l’armement voleur.

La bonne tresse

A moins de pêcher en diagonale ou en traineticale, la tresse 4 brins n’a aucun intérêt. Sa portance est trop importante et donnera un effet parachute, mieux vaut un 8 brins ou une 12 brins fine qui va bien couper l’eau et vous transmettre la touche rapidement. La couleur de la tresse importe peu mais une fluo se voit mieux pour le pêcheur et aide à détecter les déplacements de fils qu’on ne sent pas forcément à la canne.

 

La bonne canne

Second élément très important après le leurre, la canne verticale est spécifique. Son action doit être extra fast, une vraie trique à vide qui permettra de bien conduire le leurre sans aucun temps d’inertie. Cette action va en plus favoriser la résonnance qui doit être importante pour bien sentir l’aspiration du carnassier et bien entendu lors du combat la canne doit avoir une belle courbure pour prendre du plaisir. Beaucoup de canne premier prix résonnent bien et sont extra fast mais au combat l’action est décevante car elles restent des triques.  Casting ou spinning ?  C’est affaire de choix personnel, j’aime bien casting en action de pêche pour la facilité qu’on a à tout faire d’une main mais lors du combat, rien ne vaut une spinning pour prendre son pieds.

 

La bonne vitesse de dérive

Terminons avec cet élément important. Par le passé je n’y attachait aucune importance mais depuis que j’ai fait une partie de pêche déterminante, je passe deux fois sur mes postes. Une fois en dérive lente vers 0.7 km/h avec une plombée légère en me concentrant pour ne pas pêcher à plus de 50 cm au dessus du fond. La seconde fois je passe plus vite à 1.5 km/h avec une plombée plus forte. Si la dérive est longue, je change sans arrêt de vitesse au moteur et ainsi je peux découvrir quelle est la vitesse la plus indiquée.

 

Un bon sondeur

Désormais, avec les technologies pointues des sondeurs, les sondes chirp à balayage de fréquence, le down et maintenant le live, la pêche est grandement facilitée mais si le poisson ne veut pas mordre, c’est une autre affaire. La sonde live permet de voir en direct les refus et ceci est d’une grande aide, on changera alors la taille, la couleur ou le grammage pour trouver la combinaison du jour. J’aime bien utiliser la cartographie pour pêcher les meilleures zones et bien me positionner puis la sonde live me dira ce qui se passe en dessous. En verticale on passe son temps avec le nez sur son écran, pour plus de confort un grand écran est pratique pour le séparer en deux, ou deux écrans pour les plus fortunés d’entre nous.

 

La verticale n’est pas une technique fixe et gravée dans le marbre, elle demande à s’adapter sans arrêt et à essayer de multiples combinaisons de couleur, grammage et vitesse afin de découvrir le truc du jour.  Le sondeur sera votre meilleur allié, il est indispensable et mieux vaut en avoir un de qualité au top de la technologie.

A vous de tester.

Gardez la pêche.

 

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