La chronique de Ridique de mai :

Joli moi de mai quand reviendras tu, m’apporter des feuilles, m’apporter des feuilles.

Joli moi de mai quand reviendras tu, m’apporter des feuilles pour me torcher l’cul !!!

Il est de retour ce moi honni d’ouverture de la pêche. Comme tous les ans, même les bisextiles (qui ont deux sexes sur un même tee shirt), il est là le moi de mai.  Mais quoi ? Meeeh !

En mai, quand on est pêcheur, on pêche car c’est l’ouverture du brochet. On aura enfin le droit de l’ouvrir en deux avec un bon couteau à filet…Ah ah !!! Ca fait du bien c’t’ouverture, her Kommandant  !

On pourra aller se dégourdir les cannes à faire le poireau devant ses bouchons en picolant des litrons et en causant politique !

 

Moi j’vais m’marrer tout seul. Je vais mater quelques pêcheurs de ma cambrousse et me foutre joyeusement de leurs gueules. Craignez braves disciples de Saint Pierre de Rhum, je viendrai causer avec vous et me délecter de votre fine connaissance de la géopolitique, de l’effet du vent sur le sandre , de la lune sur la perche ou de la chatte sur un toit brulant !

Mai qu’as tu donc Marcel ? Ça mord pas ? C’est ton mois profond qui déconne ? Alors que tout le monde sera hyper heureux de ces jours inondés de soleil et d’anis, je sombrerai, il sombréro, dans une profonde dépression qui arrivera par l’ouest et touchera les côtes bretonnes en milieu de matinée en apportant des précipitations moyennes sur le reste du pays.

Vous serez heureux, pas moi car j’aime pas le bonheur des autres surtout des pêcheurs. J’aime quand  ça mord pas et en plus quand ça pleut, je m’en délecte, ça mouille le bocal de paté…C’est dégueu du paté mouillé, vous connaissez hein ? Et la goutte de pluie qui rentre dans le dos et descend le long de la colonne, ça donne des frissons d’ouverture ça ?

Ce mois de mai se met de moi pour se parer de ses plus beaux atours et le cavalier prend la tour en F8 (ça veut rien dire mais c’est beau).

Il n’empêche (à la ligne) que les habituels blaireaux amateurs de bières tiédasses vont encore choper des brochetons et des sandroneaux à défaut de pécho leur thon qui les attends à la maison. Là le YesKill va causer gras le long des berges ouverturieuses. On n’y peut rien c’est toujours comme ça pour l’ouverture, et après tout c’est pas si grave, les AAPPMA ont bien assez de thunes sur leurs Codevis et peuvent payer du brocheton au pauvre pisciculteur victime de la crise.

J’ai lu dernièrement sur un excellent site internet qu’il y en avait un  qui devait livrer à Pannecière et s’est fait gentiment enfler en étant obligé de garder son stock pendant un an !

Donc la bourriche en ferraille va encore peser en mai, mais s’y j’en met pour en faire un mets de choix, j’en mettrai moins car cette année j’expérimente le PatouKill. Une nouvelle méthode respectueuse du plat du vendredi et qui ne choque ni les ados prépubéres, boutonneux à capuches et équipés de bras trop longs  ni les ex jeunes à béret, gauloise et C15 blanc qui, parce qu’ils ont eu la chance de ne pas mourir du cancer comme la majorité de leurs potes de classe, se croient les plus malins.

Marre de cette ouverture, un vrai plat de patates chaudes qu’on nous refourgue tous les ans en nous faisant croire que ça va mordre. Ouais, dans le saucisson mais pas au bout de la ligne !

 

Si vous avez cru tout ce que je viens d’écrire c’est vraiment que vous devriez arrêter de pêcher. A la prochaine !

Mangez d’la pêche.

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