Le fluorocarbone est il encore un bon plan ?

Apparu telle la matière qui allait révolutionner la pêche, le fluorocarbone s’est imposé chez les pêcheurs pour la confection des bas de lignes mais depuis quelques temps il redonne un peu plus de place au classique nylon et aux tresses armées.

Le fluorocarbone, abrévation de Polyfluorure de vinylidène (PVDF)  est assez récent dans le monde de la pêche, en gros une quinzaine d’années pour la pêche du tout venant en eau douce.  Comme toute nouveauté il a engendré un gros engouement et éclipsé les autres matières pour la confection des bas de ligne. Il faut dire qu’il possède sur le papiers de nombreux avantages : Un indice de réfraction de la lumière très proche de celui de l’eau, une résistance à l’abrasion plus importante que le nylon, une élasticité moindre et le fait qu’il soit coulant.

Les pêcheurs ont tout de suite compris qu’il serait intéressant de l’associer à une tresse afin de compenser en abrasion la partie avant de la ligne et c’est surtout dans ce cas là qu’il est le plus utile.

 

J’utilise ce monofilament depuis le début et j’ai du essayer toutes les marques ou presque et dorénavant je ne l’utilise que comme tête de ligne et j’en suis très satisfait néanmoins en bas de ligne hormis un cas très précis je suis revenu à la tresse armée pour le brochet.

Le fluorocarbone ne possède pas que des avantages, il s’étire moins que le nylon par exemple. Au début, pariant tous sur son invisibilité, bel argument commercial bidon, nos avons  confectionné nos bas de ligne avec, pour ensuite constater qu’il cassait plus que le nylon. Les fameux bas de ligne en 40 centièmes censés résister aux dents du brochets se sont avérés êtres des vues de l’ esprit et désormais c’est plutôt en 100 ou 120 centièmes qu’on constate qu’ils sont efficaces sauf que cet énorme diamètre est bien plus visible qu’une bonne tresse armée ou un titanium de petit diamètre qui reste toujours pus discret.

 

Avec la popularisation de la pêche des gros brochets en lacs alpins, beaucoup de pêcheurs se sont équipés au début de têtes de lignes de 3m, totalement inutiles en plan d’eau classique et abandonnés des spécialistes pour un bas de ligne de fort diamètre mais long d’un bon mètre.

La multiplicité des nœuds de jonction à l’époque mettait en place deux points de faiblesse supplémentaires sur la ligne, mieux vaut en avoir le moins possible !

On s’est donc aperçu que le fluorocarbone n’était pas plus invisible que le nylon et qu’il ne résistait pas plus à la coupe. Désormais on rentre dans l’âge de raison avec cet accessoire qui est parfait pour des têtes de ligne lorsqu’on pêche en milieu encombré. En verticale, juste pour maximiser ma discrétion j’en place 1.5m en bout de tresse, ça se voit moins et surtout ça vibre moins dans l’eau qu’une tresse hyper fine.

 

Reste que le nylon a fait son grand retour avec des nylons coated ou des copolymers encore plus résistants à l’abrasion que le fluoro. L’avantage du nylon c’est sa souplesse, avantage lors du combat qui minimisera le risque de décroche. L’autre avantage du nylon c’est sa souplesse et à fort diamètre la nage du leurre n’en sera pas affectée. Même avec un fluoro soft, celui prévu pour servir de corps de ligne, il reste bien trop rigide à mon goût et un copolymer reste bien plus efficace.

Depuis je n’ai plus de trois bobines de fluoro dans mon bakkan à accessoires : du 20, du 25 et du 30 centièmes pour des têtes de lignes adaptées aux poissons que je recherche. Pour le gros poisson au big bait je suis passé sur un copolymer de fort diamètre bien plus efficace. Pour les bas de lignes à sandre et perche au posé, là aussi copolymer en diamètre normal. Pour le brochet en taille standard avec du matériel tout venant c’est soit bas de ligne en tresse armée ou titanium selon l’envie mais j’ai totalement abandonné le fluorocarbone qui bride par trop la nage des plus petits leurres.

 

Le fluoro reste un bon plan mais à employer avec modération, d’autant que les bas de gamme sont des véritables daubes et qu’il faut investir un peu pour pêcher avec de bonnes marques.

Relire deux articles relatifs aux  copolymers que j’utilise, le Sufix Advance G2 en pêches du tout venant et le Regenerator de Savage Gear pour les bas de ligne brochet au bigbait.

Gardez la pêche

Voir les fluorocarbones

Voir les copolymers Sufix Advance G2 et Savage Gear Regenerator

 

A lire aussi dans nos archives
Vidéo: Le Real Eel de Savage Gear
Vidéo: Le Real Eel de Savage Gear

Pas la peine de vous présenter en détail le Real Eel, il a suffisamment fait la une des magazines ou Read more

Un équipement indispensable pour le brochet en barque
Un équipement indispensable pour le brochet en barque

Savage Gear est une marque pensée pour le brochet, à cet effet elle a mis au point quelques équipements dont les amateurs Read more

1 réflexion au sujet de « Le fluorocarbone est il encore un bon plan ? »

  1. Tu as tout dit…perso j’ai abandonné le fluoro aussi vite que je l’ai testé, en bas de ligne pour la truite il n’avait rien de plus discret que le nylon -et ça il suffisait de comparer dans une carafe pour s’en rendre compte- , par contre à chaque accrochage son inélasticité -qui n’a strictement rien d’un avantage- le rendait fragile voire le faisait tourillonner, résultat je n’ai jamais refait autant de bas de ligne. Le seul avantage objectif c’est la résistance à l’eau qu’il n’absorbe pas, et aux UVs mais bon on refait son bdl régulièrement donc c’est un non-avantage pour qui utilise de la tresse, pour du full mono c’est une autre histoire. Si l’abrasion est un souci, mieux vaut un nylon fluoro-coated.

Les commentaires sont fermés.