Une semaine à Méquinenza : l’arrivée et le premier jour de pêche
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Nous sommes partis avec une voiture chargée à bloc le dimanche matin du 30 septembre en direction de Méquinenza, le paradis des pêcheurs de carnassiers.

Lever bien avant l’aube pour une dizaine d’heure de route en passant par le massif central et son autoroute gratuite (sauf au viaduc de Millau où passer sur un pont en travaux vous allège de près de 8 euros).

Nous avons traversé la frontière au poste de La Jonquera où nous nous arrêterons au retour pour faire le plein de mon sponsor principal, et en route pour l’inconnu. 

Premier changement, en Espagne la vitesse est limitée à 120 sur autoroute, donc après plusieurs heures à rouler à 130, il nous a fallu quelques minutes pour nous adapter, d’autant que la réputation de la Guardia civil nous a incité à lever rapidement le pied. 

 

Alors que nous espérions un prix du gasoil moins cher nous nous sommes aperçu que c’est environ le même prix que chez nous, voir un peu plus cher de quelques centimes. Certaines stations sont déconcertantes, vous devez sélectionner votre litrage puis votre carburant avant d’aller payer, ça parait simple sauf que tout est écrit en espagnol……Je tiens à préciser que j’ai eu 2/20 au BAC en espagnol, donc…. 

Grace au GPS nous sommes arrivés trois heures plus tard à la ville de Méquinenza, situé sur le bord du Rio Ebro, là où est implanté un gigantesque barrage qui forme la « Mar de Aragon ».  Une incroyable densité de pêcheurs de silures sont installés sur les bords et certains pêchent directement du bord de la route. 

 

Encore 25 kilomètres et nous arrivons au camping « Lake Caspe » qui nous verra pêcher durant 5 jours. Prise de contact à l’accueil ou Maria, la gérante, parle assez bien le français et nous à donné les clés de notre bungalow en nous expliquant les grandes lignes qui régissent la vie au sein du camping. Il fait très beau et la température est estivale, j’ai hâte de quitter le jean pour sauter dans un short. 

 

Première surprise, le bungalow est au top, les draps sont  prévus, le mobilier est neuf et l’on dispose d’assez de place pour se garer à coté, il y a même de la place pour une barque sur sa remorque. Un camping pensé pour les pêcheurs, nous verrons que tout ceci est plus que vrai. 

 

Nos voisins sont autrichiens, ils sont venus en bus avec une remorque. Ceux en face de chez nous on même un congélateur placé sur la terrasse et verrouillé pour garder leurs précieux filets de sandres… 

Nos autres copains sont déjà là et occupent des bungalows plus loin, ils sont déjà à la pêche à notre arrivée vers 16h00, heure à laquelle la réception ouvre et où théoriquement on peut récupérer ses clés. 

Nous nous installons rapidement avant d’aller prendre en compte notre bateau au port du camping. Il s’agit de jon boats Express équipé de 15 cv thermiques Mercury. Nous payons la location pour les 5 jours et le plein d’essence et prenons en main la barque. Je ne suis pas dépaysé car c’est quasi le frère de ma deuze. Il est un poil plus large et l’alu est un peu plus épais, qui plus est il est équipé d’une console avec pilotage au volant. 

 

Le soir nous accueillons Alain et Pascal pour un petit apéro et des infos car Alain est un habitué des lieux et connais assez bien le lac, il nous conseille l’aval du camping près du monastère qui recèle une grande variété de postes et qui n’est pas envahi par les teutons. 

 

Petite parenthèse, je n’ai rien contre les allemands mais là c’est réellement l’invasion, qui plus est ils squattent un poste à longueur de journée et pêchent au vif au bouchon. Faire autant de kilomètres pour pêcher comme ça, ancré et au bouchon, y’a quelque chose que je ne pige pas !!! En gros sur 20 bateaux loués, il n’y en avait que 3 loués par des français, tout le reste parlait la langue gutturale de nos voisins allemands et autrichiens. 

Le lendemain, réveil à 06h30 et direction le port après le petit déjeuner et  le chargement du véhicule. Premier lever de soleil espagnol pour nous. Je mettrai quelques minutes pour trouver mes marques, installer la batterie, le moteur électrique, le sondeur, disposer nos affaires……Et nous voila parti vers 08h00 pour la grande aventure. Première surprise, nous nous sommes fait gauler le poids, donc pas moyen de s’amarrer, je le récupérerai de la même manière qu’on me l’a taxé le soir même au retour des bateaux…..Foutu teutons voleurs de poids. 

 

Sur les conseils de Carlos (le loueur de bateau) j’attaquerai par les premières falaises à droite  à environ 3 kilomètres. Ca chasse en  bordure mais pas moyen de faire mordre un poisson. Au bout d’une heure et cerné par des teutons à qui nous avions du piquer le poste nous partirons plus loin. 

 

Nous rencontrons Seb et Morgan ainsi que Jean Louis et Christian puis Alain et Pascal, ça fait un paquet de morvandiaux sur le lac…. Ils sont tombés un peu avant sur les grosses perches et dérivent sur les bords du lieu appelé « vuelta de la Magdalena ». Nous découvrons le monastère de la Magdalena, impressionnant au bord de la falaise.

 

Nous pêcherons une petite heure avec eux puis  nous pousserons donc plus loin jusqu’au lieu dit « Mas de la punta » ou quelques arbres noyés vont irrésistiblement m’attirer. 

 

Quasiment au premier lancer avec un lipless Strike Pro, Patoche attelle un belle Tatanne de 40 cm, puis ce sera Cathy aussi au lipless et enfin moi. Ces perches sont d’une vigueur incroyable et vous font des touches comme de véritables coups de fusil dans la canne, elles avalent des leurres comme si c’était des friandises.

 

Nous explorons d’autres zones pour essayer de comprendre un peu les fonds grâce au sondeur. Je commence à piger doucement que les mémères sont postées sur les cassures à proximité des plateaux ou des plages. Après quelques heures de pêches infructueuses nous décidons de faire les bordures pour chercher les bass. 

 

Je touche alors mon premier diable vert dans très peu d’eau au cranckbait Evergeen Crazy Cradle. Il est joli et survitaminé, il enchaine sauts et sondées puissantes puis se rends enfin. A son arrivée à l’épuisette Cathy m’apprend qu’il était suivi par un autre encore plus joli.  Il mesure 42 cm et me remplit de bonheur, enfin mon premier bass espagnol !

 

Le reste de la journée se passe en pêchant les bordures où nous capturons quelques perches et où Patoche prendra un bass de 37 cm à la lame vibrante. 

 

Nos amis ont eu plus de chance en pêchant différemment, ils ont touché plus de perches et quelques sandres. Seul l’équipage de Jean Louis est dépité, il n’a eu qu’une touche et  a décroché un sandre. Il faut le temps de découvrir le lac. 

Nous arrêtons à 15h00 car il faut plus d’une demi heure de navigation  pour rentrer, décharger, manger……En gros prendre nos marques pour les journées suivantes. 

On verra demain comment adapter notre pêche. Résultat pour cette première journée : 5 perches de plus de 30 cm, pour être plus précis 4 de 32 et une de 40, plus deux bass, un de 42 et une de 37. Patoche se place en tête de notre amicale compétition avec trois perches et un bass. 

Le soir après être allé récupérer mon poids, je constate qu’une aire de nettoyage de poissons est installée. Ca filette sévère et ça parle fort, je vais voir et je constate que certains ont fait de beaux sandres de 70 cm et beaucoup de perches. L’aire de découpage et de nettoyage est au top, quand je disais que c’était un camping pour les pêcheurs. 

 

La suite avec le compte rendu de la seconde journée  bientôt ! 

Gardez la pêche.

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About sylvain l'esoxiste

50 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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11 Responses to Une semaine à Méquinenza : l’arrivée et le premier jour de pêche

  1. mrh1664 says:

    Du tout bon ! félicitation !

  2. stef says:

    Delireeee, coool comme sortie…

  3. Hervé says:

    ouais drolement sympa cette aventure , c était prévue votre rencontre entre Morvandiau ??? :mrgreen:

  4. Pecheur info says:

    Bien sympa cette première journée 😀

  5. Jean-Louis says:

    Quel plaisir de te retrouver avec un 1er reportage avec de belles perches qui donne envie de lire la suite. D’ailleurs j’ai pas résisté à l’envie de lire les autres articles avant d’aller au boulot…
    et ton sourire avec ton nouveau bob me fait penser à une « doublure  » pour nain de jardin qu’on peut voir dans toute les jardinerie. Fais gaffe de pas te faire choper par la copine d’Amélie Poulain !