Une semaine à Méquinenza, jours 3 et 4
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Ce qui surprend avec cette Mer d’ ARAGON, c’est son étendue, immense et sauvage mais pourtant très pêchée car outre les bateaux beaucoup de pêcheurs du bord sont à la carpe ou au silure. 

Mardi matin nous avons été surpris par la présence d’un épais brouillard, l’humidité était  très présente et les équipages pas très chauds pour partir en pêche. Les « Ola » fusaient de partout… 

Personnellement j’avais prévu le coup car on m’avait expliqué ce phénomène, hier donc j’avais sauvegardé ma trace GPS pour pouvoir retourner aux mêmes endroits où les Morvandiaux devaient se rejoindre. Nous avons pris « la mer » à l’aube et grâce à ce fabuleux appareil qu’est le GPS j’ai pu naviguer à 22 km/h  alors que les autres pêcheurs ne dépassaient guère les 10 km/h. Etant l’un des premiers sur l’eau je ne craignais pas les collisions.

 

 Petite précision, on peut pêcher à trois sur ces barques  mais les équipages à deux étaient les plus nombreux et à deux le bateau atteint la vitesse de 30 km/h, pas mal pour un 15 cv ! 

Nous sommes donc arrivés les premiers sur la vuelta pour taquiner les perches et nous en avons trouvé quelques unes. Cette fois ci les lipless n’ont rien donné et ce sont les autres leurres qui les ont fait réagir. Nous sommes doucement retourné sur notre zone d’hier, celle où j’ai fait mon joli bass mais les poissons étaient absents, nous les avons retrouvés plus en amont. Le brouillard s’est levé au bout d’une heure, il semble qu’il soit très courant sur le lac. 

 

C’est Cathy qui s’est lâchée ce jour avec pas mal de touches et de belles perches dont la plus grosse de 39 cm de muscles purs. Nous avons essayé d’autres zones, les abords d’autres falaises, quelques criques mais les poissons étaient assez difficiles à trouver. Peu importe nous avons sauvé la pêche avec 6 perches de plus de 30 cm. 

 

Cathy décrochera un sandre en verticale lors d’une dérive et je reprendrai quelques  bass, 4 bass pour être précis mais pas de très gros.Nous avons terminé cette partie de pêche à 14h00 sous un soleil de plomb car il nous fallait faire quelques courses si nous voulions manger.

 

Première surprise, les magasins n’ouvrent qu’à 17h00, sauf les magasins de pêche très nombreux à Méquinenza.  Ce qui m’a amené à la réflexion suivante, la nation espagnole aime la sieste et dort beaucoup c’est donc une «  ibère nation » ! 

Nous avons trouvé une sorte de petit casino à coté d’un magasin de pêche « bavarian ».  Et très bonne surprise nous avons déniché notre apéritif préféré. Quelques achats pour les copains puis nous avons pris le chemin du retour où nous étions attendus à l’apéro chez  Alain. Après quelques verres, juste quelques…Direction le dodo pour être frais le lendemain….Grâce à l’ami Efferalgan et ses bulles magiques! 

 

Le mercredi le réveil nous à mis debout à 06h30 et à 08h00 nous étions sur l’eau, inutile de préciser qu’il faisait beau !!!!. Comme maintenant depuis le début c’est vers la zone du monastère que nous nous sommes retrouvés pour une superbe partie de pêche qui restera gravée dans ma mémoire. Nous avions décidé d’axer la journée sur les perches, on verrait pour le reste les jours prochains. 

Evidemment nous les avons trouvé, et de belle manière sur une avancée pierreuse où elles semblaient s’être rassemblée. Ces grosses tatannes mesuraient en moyenne entre 30 et 36 cm et gobaient les shads BTS 4 pouces. On les retrouvait pliés en entier dans la gueule des zébrées. Cette fois ci elles ne voulaient que des shads et j’ai été obligé d’y passer bien que l’envie de secouer du leurre dur l’emportait le plus souvent. 

Belle perche au Fénix d'Orka (en vente à la boutique)

 

Avec les shads en linéaire, c’est casse assurée tous les cinq à six lancés. Les perches étaient dans les secteurs encombrés de petits arbres noyés où les leurres se prennent rapidement et si on a le malheur de venir se décrocher à l’aplomb on fait fuir le banc de perches. Ce qui explique que nous avons sacrément allégé nos boites de  têtes plombées.

Au niveau de la couleur c’est le blanc qui l’a emporté mais des BTS avec dos gris ont aussi marché. Les perches voulaient du 3 ou 4 pouces, les 2 pouces ne les intéressaient pas.  Il fallait lancer au bon endroit et les mémères prenaient à la descente. Une décrochée puis deux et la pêche fut terminée à cet endroit là. 

Nous les avons retrouvé ailleurs et le festival à recommencé. Alors que je pêchais avec un fluoro de 20 centièmes en pointe, je suis passé au 25 sans que les perches ne m’en tiennent rigueur mais je pouvais plus facilement me décrocher. 

un bass pris au Fenix d'Orka (en vente à la boutique)

 

Au bout de deux heures la bourriche commençait à se remplir et nous avons décidé de partir nous ballader un peu sur cette superbe étendue d’eau. Mequinenza est très bas cette année, ce qui est dommage car la plupart des queues  et des reculées sauvages étaient à sec. Nous sommes revenus au port vers 14h00 en ayant exploré de nouveaux coins pour les pêcher plus précisément le lendemain. 

Résultat de cette matinée :Cathy 5 perches, Patoche 4 perches (il pilotait…) et moi 10 perches et un bass de 35cm soit 19 perches. 

A 17h00 nous avons remis ça pour un coup du soir prometteur, cette fois ci nous avions fait l’impasse sur le moteur électrique et le sondeur, pour deux heures pas besoin. 

 

Nous sommes partis à l’amont du camping près de la grande île qui n’en est plus une à cause du niveau d’eau mais le vent et les dérives trop rapide m’ont convaincu de retourner à l’aval du camping. Sur une nouvelle zone repérée le matin nous avons retrouvé les perches  et le festival pouvait commencer….C’était sans compter Seb et Morgan et leurs aventures. Nos potes avaient eux au aussi eu l’idée d’un coup du soir mais c’est la nourrice d’essence qui s’est rappelé à eux….A leur arrivée sur le poste plus moyen d’en partir, panne sèche. Seb m’a appelé pour le dépannage  et j’ai été obligé d’écourter notre coup du soir.

 

Alors qu’il m’appelait ça commençait à mordre. Vu l’heure je disposai d’environ un quart d’heure de pêche avant d’envisager le dépannage. J’ai donc tenté le bass en bordure au spinner et bien m’en a pris puisque j’ai piqué  un superbe diable vert de 48 cm qui m’a offert un combat magnifique tout en force, pendant ce temps Cathy se battait en même temps avec une grosse tatanne, c’était la folie !!!

 

Sauf qu’il a fallut arrêter pour aller tracter Seb jusqu’au port. Le retour a pris quasiment 3/4 d’heures  et c’est à la nuit presque noire que nous sommes arrivés au port. Dommage sans ce contretemps nous aurions disposé d’une demi heure de plus pour la pêche. Résultat de ce coup du soir : Cathy 2 perches, Patoche 1 perche  et moi un énorme Bass 

 

Résultat pour ce troisième jour : 22 perches, un petit bass  de 35 et un superbe bass énorme de 48cm, mon nouveau record que je ne suis pas près de battre chez nous. Nous avons terminé cette magnifique journée par un petit apéro léger chez nous afin d’être un peu plus frais le matin. Et nous avons mangé de la perche, comme tous les soirs. 

La suite très bientôt.

 Gardez la pêche.

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About sylvain l'esoxiste

51 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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9 Responses to Une semaine à Méquinenza, jours 3 et 4

  1. Hervé says:

    ah ben c est sympa tout ca !!! Ben alors Seb bon diou !!!! Vivement la suite !!!! :mrgreen:

  2. Lavarenne says:

    Encore un beau reportage,avec de belles photos…. 😯

  3. gilles 01 says:

    + je lit vos aventures + je bave d envie 🙂 🙂

  4. mrh1664 says:

    Très bonne deuxième fournée ! 😉