Pêche en barque: Electronique, pour ou contre ?
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Un récent commentaire d’un lecteur sur le fait qu’il s’interrogeait que trop de matériel pouvait aller à l’encontre de la philosophie  « cool Raoul » de la pêche m’a amené à entamer une réflexion sur ce qu’est devenue la pêche que je pratique actuellement.

Il est vrai qu’en quelques  années ma façon de voir l’art halieutique a profondément changé, retour sur le passé pas si vieux que ça :

Il y a vingt ans on classait les pêcheurs de carnassiers en deux catégories, les sportifs et les pêcheurs au vif. Désormais et à mon grand regret on classe toujours en deux camps : Les sportifs tendance et les salauds de viandards qui osent encore pêcher au vif. Etant inclassable, car pratiquant les deux avec bonheur et en plus mangeant du poisson (si si ça m’arrive et j’adore ça!!!), je me désole de voir le fossé se creuser entre les tenants de la technologie qui ne pigent pas qu’on puisse être heureux le cul dans l’herbe à regarder un bouchon et les rétrogrades qui hurlent qu’avec nos bateaux et nos sondeurs on chope tout. Pourtant nous sommes tous animés par une seule envie : prendre du poisson et du bon temps.

 

La spécialisation et la « jeunisation » des méthodes modernes a eu quand même un fort mérite, faire rentrer dans le crane que la protection des ressources piscicoles pouvait aller de pair avec une pratique de la pêche des carnassiers.

Avant, et je l’ai fait de nombreuses fois, on  tendait trois cannes à vifs et on pêchait au leurre à coté et tout ce qui faisait maille était emmené. Ça c’était avant pour moi, il y a vingt ans, car se voir être obligé de jeter deux brochets trop longtemps resté au congel m’a vite fait comprendre que ça ne servait à rien d’en ramener plus que nécessaire (2 ou 3 par an). J’ai donc vite pris le pli du montage pour ferrage à la touche et ça me plaisait de reprendre un même bec quelques semaines plus tard sur le même poste en découvrant la cicatrisation des blessures de l’hameçon.

J’ai découvert les moulinets débrayables, les flotteurs anglais……Certes c’est sympa mais ça ne dure qu’un temps, on finit par s’ennuyer ferme au bout d’un moment, qui plus est lorsqu’on est mordu et qu’on va deux fois par semaine à la pêche.

J’ai donc poussé ma spécialisation vers les leurres, essayé, testé, pris du poisson…J’ai adopté la tresse, le fluorocarbone, les agrafes qui changeaient des émerillons JB, puis la tresse huit brins, etc etc…Mais si tout ça m’apportait du plaisir à pêcher, je ne prenais guère plus de poissons et mon truc, celui qui me donnait le panard, c’était bien prendre du poisson.

 

J’ai donc investit dans une barque, puis deux, puis trois. Mon banquier m’aime bien, il adore voir tous ces crédits sur mes lignes de compte. Désormais, j’ai atteint l’âge de raison, ma maison est payée donc je peux consacrer une bonne partie de mon budget à mes loisirs favoris.

Le bateau c’est bien, on va ou on veut mais avec un sondeur c’est mieux et avec un très bon sondeur c’est encore mieux. Avec un gros moteur qui va vite c’est encore encore mieux et on s’éclate puis  pour terminer, avec un Ipilot c’est l’extase. Finalement je ne me suis si bien équipé que pour retrouver une sensation perdue d’extase à la pêche. La même sensation que j’ai eue lorsque je posai mon cul sur l’herbe en regardant mon bouchon.

Certes, dans l’absolu, je pourrais me contenter de pêcher à la ligne, simplement mais je m’ennuierai vite. Ma quête perpétuelle est de me compliquer la vie pour toujours approcher ce moment de pur bonheur lorsqu’on maitrise le grand tout, lorsqu’on fait corps avec lui, lorsqu’on comprend sans chercher à comprendre.

J’avoue des moments de pur bonheur à la pêche lorsqu’un lever de soleil vient donner une couleur incroyable au ciel, lorsqu’un simple casse croûte avec des amis vous transporte de joie, lorsqu’un énorme brochet se fait l’invité au bout de votre ligne…

Mais je peste contre le fait de trimbaler du matériel, avoir chaud, avoir froid, être mouillé, avoir envie d’aller au toilettes, m’apercevoir que j’ai oublié un truc à la maison, me faire déranger par la gentille famille en ballade avec un chien qui se met dans les lignes, par le baigneur  hollandais qui croit que des flotteurs à vifs balisent un couloir de piscine..Et j’en passe.

Tout ceci pour dire que si j’ai un bass boat avec un Ipilot, deux sondeurs, des cannes et des moulinets high tech ce n’est pas pour frimer, je m’en fous de frimer je suis trop vieux pour ces conneries et je n’ai plus rien à prouver aux autres. Je ne recherche que l’excellence comme l’avais précisé mon ami JP Charles, je recherche le meilleur instrument qui va me donner le plus grand panard pour parvenir à la plus belle extase de pêcheur. Et ça j’ai envie de vous le faire partager.

 

L’électronique rentre totalement dans cette philosophie, je suis tout autant en contact avec la nature qu’un vététiste roulant en combinaison fluo sur un VTT en carbone à 10 000 euros avec un GPS visé sur son guidon. Ce n’est pas le fait d’avoir un équipement qui m’indiquera le fond, la présence de poissons, la température de l’eau, la thermocline et le type de fond qui me fera à coup sûr prendre du poisson. D’autres moins bien équipés en prennent plus que moi et ça ne me rends pas jaloux pour autant.

Où va la pêche se diront certains ? Elle va seulement là où nos voulons qu’elle aille et si pour d’autres c’est dormir dans la luzerne en attendant le grelot, s’ancrer pour pêcher au vif sans bouger de la journée pour moi c’est sur le pont avant de ma Troize à traquer esox sans arrêt en mouvement.

 

Ce n’est pas l’équipement qui fait le pêcheur mais le pêcheur qui avec le temps en a de plus en plus l’utilité pour sublimer son art, car c’est un art n’en doutez pas. Essayer de comprendre le comportement d’une bestiole qui a un cerveau gros comme une noisette, le leurrer, le faire mordre, le combattre pour juste le remettre à l’eau après la photo. C’est puéril non ? Mais j’assume totalement cela, j’adore ça et je suis prêt à passer mes week-ends, mon argent, mon temps dans cela. Je ne recherche pas la sérénité mais le combat, pas le calme mais le challenge mais par contre j’aime bien quand il fait beau !!!

Qu’est-ce donc la philosophie de la pêche, la traque incessante d’un poisson qu’on ne voit pas, donc une quête de l’impossible et pas une recherche  de sérénité zen devant la nature.

J’espère que tous vous comprendrez, qu’on peut être fou de pêche, adorer les poissons et leur biologie, connaître les noms des oiseaux, des arbres, des pierres, en gros en connaître un peu sur tout, il n’est pas besoin d’avoir un pantalon africain commerce équitable, une barbe abondante ou des dreadlocks  et un tee shirt « non au nucléaire ». On peut fort bien aimer la nature et allier cette incompréhensible et si personnelle  philosophie de la pêche avec le coté high tech de notre époque.

La pêche a ce grand avantage, c’est que personne n’en détient la vérité, c’est le poisson qui commandera toujours.

Gardez la pêche.

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About sylvain l'esoxiste

51 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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38 Responses to Pêche en barque: Electronique, pour ou contre ?

  1. Joubert-Laurencin says:

    Concernant les gps, ils sont précis jusqu’à quel point ?
    Une différence de précision entre les sondeurs Humminbird et Lowrance ?

  2. Michel says:

    Bonjour
    Sympathique cette petite réflexion sur les pêches modernes 😐 de tout temps et dans toutes les techniques les avis on été partagés. J’ai fait 15 ans de compétitions de pêche au coup, et la déjà les commentaire allais bon train sur le matos que nous utilisions, toujours à la recherche du flotteur, hameçons, la plombée parfaite qui nous permettrais de prendre plus de poisson que notre voisin.sans compter les cannes de 14 mètres de plus en plus légères et rigides. je me suis bien éclaté, mais un jour, le plaisir s’est émousser, il étais temps pour moi de passer à autre chose. J’ai donc opter pour le leurre, voilà une dizaine d’année. Pourquoi cette pratique? Car j’avais envie de bouger, et quoi de mieux que cette chasse aux carnassiers. J’ai donc fait comme tout le monde, acheter pour commencer un matériel moyen, et les années passant je me suis équipé avec des choses plus pointues. Pour le confort d’une part et bien entendu l’efficacité, on est quand même au bord de l’eau pour essayer de prendre du poisson avant tout. Et de fil en aiguille, je me suis mis au float tube, que du bonheur, une sensation de liberté incroyable. Pourvoir aller chercher des postes inaccessible du bord, avec une mise en action rapide, la liberté vous je vous dit ! Et je me suis donc attaqué à certains grands lacs, du coté de Clermont, car par chez moi s’est un peut triste, sud de Pris, pour la pratique du float. mes premières expériences sur ces grandes étendues d’eau ont été mitigées, des heures à palmé en ayant la sensation de pêcher dans le vide, alors l’idée à germé, m’équipé d’un écho-sondeur, couleur, double sonde, une gamme moyenne, mais la, on rentrais dans une autre dimension, après un petit apprentissage pour dompter la bête, un gain de temps énorme pour trouver nos chères carnassiers, et surtout de la fatigue en moins pour mes jambes, n’étant plus vraiment jeune, mais pas vieux non plus je vous rassures :roll: Mais, car il y a un mais….. se n’est pas non plus une science exacte, même repéré sur le sondeur, se n’est pas à coup sur une prise d’assurée, juste un confort supplémentaire, pour continuer à prendre du plaisir au bord ou dessus l’eau.
    Et rien de tel qu’une bonne journée à palmer, avec le petit casse croute qui va bien le midi avec les potos, par une belle journée (je suis un peut comme toi, l’humidité j’aime pas trop). Comme quoi on peut allier les choses simples avec un peut de technologie, et continuer à prendre un plaisir énorme dans notre passion !

    • Tout à fait d’accord avec toi

    • carnphil says:

      Bonjour Michel
      Si je ne me trompe pas, tu es quelqu’un qui dispose d’une solide expérience dans l’utilisation du float tube. Je débute cette année et ça commence de me couter un bras en matériel perdu ou détruit par contact avec l’élément liquide.
      J’ai compris que tout matériel embarqué doit être sécurisé par une longe type cordelette et mousqueton. Les papiers, téléphone, appareil photo doivent être à l’abri dans une pochette étanche.
      Est ce que tu peux m’indiquer une presse spécialisée ou un site qui pourrait m’aider à progresser ?
      Dans l’attente de lire les sujets que ne manquera pas de développer L’Esoxiste.
      Philippe

      • Michel says:

        Bonjour Philippe
        Pour se qui est des supports spécialisés, je doit dire que pour le float, il n’y a pas grand chose. On se débrouilles un peut par nous même, en bricolant beaucoup, support de sondeur, porte cannes, et tout le reste. On partagent beaucoup sur les forums, encore un plus de la technologie 😆 A force de pratiquer, on arrivent à avoir pas mal de petits trucs, style mettre les leurres dans une petite glacière derrière le siège et autre. Mais pour se qui est de références traitant exclusivement de ce sujet, la j’ai rien en stock 😀

  3. Raph says:

    Pour repondre a carnaphil si ton ensemble avait une piece metalique procure toi un aimant
    Grande puissance sur compass 24.fr il releve jusqua 50kg et pourra peut etre choper ton ensemble en ratissant l endroit. Moi dans 15 m de
    Fond il ma remomter mon mitchell 300. Bonne chance

    • carnphil says:

      Bonjour
      La canne est une casting Exceler – 3 Brins DAIWA, le moulinet abu Garcia STX revo.
      Je cherche un aimant et je ratisse et si je n’ai pas de résultats j’attendrai la baisse du niveau de l’étang de Torcy vieux qui devrait se faire rapidement après les réparations sur les ouvrages du canal.
      Merci à vous, pour les réponses
      Philippe

  4. cormoran 71 says:

    Salut, bin dis donc il est drôlement fédérateur cet article bizarement tout le monde est daccord avec tout le monde cette fois !!! ça me réjouis tiens !
    bravo Sylvain !
    c’est également vrai ce que dit Jean Charles à propos des leurres, les premiers leurrés par un bout de plastique au coût indécent ( ex 3.5 euros 5 octopus, là y’en a qui doivent sournoisement se gaver) c’est les pêcheurs, on en a tous plein les boites dont un grand nombre ne verront sans doute jamais l’eau et on continura à casquer joyeusement en hurlant que c’est trop cher !!!
    quand ma femme voit ce que j’achète elle me dit : »encore des merdes qui vont rester au fond de l’eau »Certes, c’est réducteur, mais ça se tient un peu !!!
    allez a + je vais me commander des « one up » et demain je vais aux vifs :mrgreen: moi je suis pas sectaire, je pêche à tout !!!
    Cormoran 71

    • Moi aussi ça m’a épaté que tout le monde soit d’accord. La prochaine fois je fais un article sur les grèbes au drop…Ca va swinguer :-)

    • carnphil says:

      Bonjour
      C’est ton analyse, ta perception de la pêche, ce que je regrette, c’est qu’il n’y a pas de débat contradictoire, sur l’utilisation des nouvelles technologies.
      Mais comment, pouvait-il en être autrement, de la part de fidèles lecteurs ?
      Fidèles, parce que nous partageons ta philosophie de la pêche.
      Je lance un appel : Je viens de perdre un ensemble casting sous 2 mètres d’eau lors de l’ouverture. Est-ce qu’un échosondeur peut permettre de le localiser ?
      Cordialement
      Carnphil

      • Ca m’étonnerait qu’un sondeur le repère sauf à y passer des heures sans vent, sans courant et sous deux mètres le cone ne fait qu’environ 2m dont 50 cm au centre ou la détection est la plus fine.
        Désolé mais il y a plus de chance je pense en grattant avec une drachko non eschée qu’avec un sondeur.

  5. stef says:

    bien ton article, chapeau bas 😉
    Ps: j’ais mis ta bête en ligne, si tu veut les photos, j’en ais d’autres…

  6. Philippe says:

    Je suis pour la technologie et cette même vision de la pêche. Cette remise en cause permanente pour rechercher le grâle est un atout pour nous faire progresser !!! Nous évoluons avec notre temps et celui-ci a forgé notre expérience.
    Chaque passion a un coût et les jaloux, ils sont comme dans la vie, à regarder plus ce qui se passe chez les autres que chez eux…… Chacun mène sa « barque » comme il le peut et le veut.

  7. Nath52 says:

    Bel article Sylvain!!!Et je suis entièrement d’accord avec JP Charles!
    Pour moi la technologie se limite à un moteur électrique (thermique interdit où je pêche) et un sondeur noir/blanc qui à 7ans.Ca me suffit même si j’aimerais pouvoir acheter un nouveau sondeur.
    J’ai pratiqué toutes les pêches (carpe,poissons blancs,carnassiers…) depuis mon enfance et maintenant je ne pêche plus que les carnassiers en bateau mais il faut arrêter de classer les pêcheurs par catégories et de cataloguer en fonction du mode de pêche par exemple: pêcheur au leurre+bassboat+matos hight tech=pêcheur sportif respectueux du poisson//pêcheur au vif posé le cul sur son fauteuil= viandard+alcoolique.
    Je pratique les deux pêches et j’estime que je respecte le poisson même si j’en garde un de temps en temps qui est piqué trop loin (et cela arrive aussi aux leurres).
    La technologie apporte un plus c’est sûr mais elle n’accroche pas le poisson à l’hameçon!
    Même avec un équipement à la pointe la pêche à toujours du charme, il faut toujours chercher la solution.
    Le sondeur m’a permis de prendre des poissons que je n’aurais pas pris sans sondeur (hier un brochet d’1mètre, le premier de la saison) mais je ne fais pas plus de pêche miraculeuse qu’avant.

    • C’est amusant de constater que la plupart des gens veulent se ranger dans un cercle de plus en plus petit avec des gens qui partagent leur point de vue, par exemple les pêcheurs aux leurres. C’est chiant de vivre sans débat, sans contrariété, sans opposition…
      Perso je ne veux pas me limiter et j’aime trop le contact avec les autres pour me « radicaliser » dans une technique ou une façon de vivre. Les pêcheurs sont sectaires dans leur démarche, ça découle du temps où il fallait un long apprentissage pour devenir un bon pêcheur, désormais en quelques mois on peut tout apprendre et réussir donc restons ouverts et en plus de nouveaux potes = de nouveaux apéros échangés au bord de l’eau.

      • Nath52 says:

        Le problème, ou plutôt l’un des problèmes, c’est que certains croient tout savoir sur la pêche juste parce qu’ils ont du matos dernier cri!
        Et surtout quand ils n’ont jamais pêché et s’attaquent directement au silure, ou autres carnassiers sans être passé par les bases de la pêche.
        Il faut savoir se remettre en question et rester humble quelque soit ses moyens et ses techniques de pêche.
        C’est vrai la pêche c’est avant tout du plaisir et ça ne doit rester que du plaisir!
        J’ai des potes carpistes,pêcheurs au coup,…et on s’entend très bien donc il faut arrêter de tirer sur telle ou telle catégorie de pêcheurs et que ceux qui ont la chance d’avoir le dernier matos sorti en profitent, tant mieux pour eux.

  8. Eric says:

    Excellent article 😉
    Je me retrouve dans tes lignes Sylvain,et comme l’ecrit Jean-Paul Charles,ne tiront pas facilement sur les pécheurs au vifs .
    Toutes les techniques sont bonnes pour prendre du poisson, l’essentiel c’est que chacun prenne du plaisir avec ou sans technologie.

  9. vincent says:

    Bien jolie article et tout a fait d’accord avec toi mais moi je suis jaloux 😉 car je n’ai que mon float mais bon mais j’aime bien la vision de toujours être a la recherche de l’introuvable et je pense que beaucoup d’entre nous investis dans beaucoup de chose en espérant prendre notre poissons trophées et si j’aurai les moyens et la place je serai sûrement comme toi a la pointe du progrès.

    • Je n’ai pas encore de float, j’ai toujours peu que ces petites bouées ne supportent pas mon poids mais je vais m’équiper un jour, ça à l’air si pratique

      • ludo71 says:

        Je te conseille le float. C’est comme tu dis hyper pratique, mais aussi parfait pour faire des « coups du soir » ou pêches brèves, ou sur des parcours vierges car sans mises à l’eau. Et ne t’inquiètes, j’ai un pote de 1m85 120kg qui pêche en float et ça va nickel. Il y a des float dédiés au gabarit imposants ! Je me répète mais tu es un excellent ambassadeur de la pêche, avec un vision dont beaucoup devraient s’inspirer ! Continues !

  10. Jean-Paul Charles says:

    Très bel article Sylvain. J’ajouterai qu’il n’y a pas à avoir de complexe si on n’a pas un bassboat ou un sondeur dernier cri (moi-même je n’en ai pas). La pêche, c’est ailleurs que ça se passe, c’est dans la tronche, on y pense sans cesse! Et excellence ne rime pas forcément avec pognon. C’est juste chercher à améliorer constamment ses gestes, sa technique, son approche. J’aime ce côté infini de la pêche 😀 !
    Un truc qui me navre, et ce n’est d’ailleurs pas spécifique à notre loisir, c’est la spécialisation à outrance et le cloisonnage entre les techniques. Je répète souvent que là où j’ai le plus appris sur la pêche des carnassiers, c’est à la pêche au coup! J’aime toute les pêche, et je pense que pour être un pêcheur complet, il faut les pratiquer toutes, même si on a nos favorites. D’autre part, la mauvaise image des pêcheurs au vif est à mon avis le résultat d’une stratégie commerciale inavouée, qui favorise l’achat de leurres (honteusement) couteux, au détriment d’une technique économe, qui ne rapporte rien aux marchands du Web. Mais ceci est une autre histoire…

    • ludo71 says:

      Tout à fait d’accord sur la « stratégie commerciale inavouée ». Le seul avantage des leurres c’est qu’il n’y a pas besoin d’aller au bord de l’eau pour les prendre, c’est bien pratique, surtout quand les blancs sont peu mordeurs ! Et l’argument de « faut pas tuer le gentil petit poissonet »… C’est vraiment prendre les pêcheurs pour des flancs ! Nous pêcheurs « sportifs » plantons des triples dans la gueule des carnassiers juste pour les relâcher… Sous un certain angle (ou chez certaines personnes ou autres cultures), ça peut-être perçu comme tout aussi cruel et inutile !

    • Effectivement, il faudrait avoir le temps et analyser la com pub des fabricants sur les 20 dernières années pour voir où ils nous ont amené car comme le disai mon prof d’éco qui ne m’a pas laissé un grand souvenir sauf celui ci: C’est l’offre qui fait la demande et non l’inverse dans la vraie vie !!

      • Jean-Paul Charles says:

        Tout a commencé à mon avis à la fin des années 80, avec l’apparition des poissons nageurs japonais qui pouvaient se lancer, contrairement aux Rapalas d’origine qui étaient surtout des leurres de traine, onéreux certes, mais réservé à une élite. La plupart des pêcheurs au lancer utilisaient des tournantes à 5 ou 10 francs pièce maximum. Les PN japonisants coûtaient chers, mais beaucoup moins que les Rapalas et pouvaient être propulsés à des distances respectables, et en plus ils prenaient du poisson (je me souviendrai toujours de mes cartons de brochets au Yo Zuri Empereur!). Et puis ce fut l’escalade que l’on connait… L’apparition d’Internet et de son offre démentielle toujours croissante a créé peu après une demande elle-aussi démentielle et des comportements sectaires, voire hystériques dans certains cas sont apparus. Pour la plus grande joie des fabricants, qui savent stigmatiser leurs clients en leur faisant croire qu’ils sont nazes s’ils n’ont pas la dernière tresse ou le dernier jerk bait, avec les billes machins à l’intérieur qui produisent une fréquence bidule, « irrésistible pour tous les carnassiers ». Ça en devient presque pathétique… Et idem pour les carpistes et leurs bouillettes, les siluristes et leur clonck, etc, etc. Pour les « vieux » comme moi, tout ça a un impact relatif, mais chez les Djeun’s, ça commence à faire des dégâts je trouve :roll:

        • Ce n’est que le reflet de notre société, transformer la pêche en sport c’est accepter le coté consumériste. Tiens, ça me fait penser que je vends des leurres vachement biens, tout simplement !! :)

          • Jean-Paul Charles says:

            Oui mais n’oublions pas que dans consumériste, il y a Sumériste :mrgreen: ! Bon, disons qu’il y a trop de leurres qui se ressemblent et trop de « nouvelles nouveautés » qui n’en sont pas. Faudra que je fasse un article la-dessus un de ces quatre 😎 .

  11. carnacarpe89 says:

    Merci pour ce joli texte. Je partage totalement ta vision de la peche.

  12. Alban says:

    Pour le moment je ne suis qu’un pêcheur au vifs et au leurre du bord, mais je viens d’investir dans un float tube ! J’ai hâte de l’essayer !
    En tout cas comme tu dis, c’est pas parce qu’on a du matériel de  » dingue  » qu’on prend plus de poisson. Avec mon petit matos j’en prends un paquet par an et des joli, mais je prends aussi des Brecouille, d’ailleurs des fois c’est pas un sondeur que j’ai c’est un brecouilleur !
    Bref je ne suis pas jaloux de tout ce matériel mais j’ai hâte de posséder le même. Pour ce qui est du poisson, j’adore en manger un de temps en temps et eentendre les copains dire  » il est bon ton poisson !  »
    La Pêche évoluera encore longtemps, mais gardera aussi ses meurs. C’est peut-êtretant mmieux !
    Bien vu pour le baigneur entre les flotteurs !

  13. ludo71 says:

    C’est une excellente vision de la pêche, et même si je suis très loin d’être équipé comme toi, je m’y retrouve à 100%, surtout pour le côté convivialité et loisir dehors, à l’air libre entre copains… à batailler un poisson. J’éprouvais déjà ce plaisir à la carpe « le cul dans l’herbe », et je l’éprouve aussi le cul dans ma petite barque ou float-tube… La technologie n’est pas un mal si elle n’est pas utilisée avec de mauvaises intentions, et un sondeur n’a effectivement jamais fait monter un poisson dans un bateau… Je te rejoins en suppliant les pêcheurs de ne pas être trop extrêmes: les vifeurs ne sont pas des horribles gens, et les leurristes pas tous des anges ! Et pitié, ne jetez pas la pierre à ceux qui gardent un poisson de temps en temps, que ce soit un sandre, bec, silure, carpe, ou autre ! En résumé, vivons notre pêche pour le plaisir qu’elle nous procure, indépendamment de la manière des autres de vivre la leur. Chacun sa pêche, respectons nous les uns les autres ainsi que nos poissons-partenaires!
    Gardez votre pêche…

  14. Raph says:

    Et bien moi je dis oui au sondeur et surtout merci a son alerte haut fond car a vouglans il nous a sauver d un monstrueux bloc de roche qu on n avait pas vue effleurer l eau au niveau du pont. Et la mon bebe etait bon pour la casse nautique.