No Kill, catch and release, graciation, faut il généraliser cette mesure ?
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avatar-esoxiste-saison-2012Les abrutis de claviers qui crient à la pendaison du pauvre pêcheur qui poste une photo de poisson mort sur Facebook vont encore me maudire, mais peu importe. Le Nokill est dans l’absolu une belle idée, noble, de bon gestionnaire halieutique mais est elle vraiment  à généraliser ?

Tentons d’y réfléchir calmement et objectivement.

Voyons ce qui pourrait s’opposer au nokill de façon dépassionnée et la plus objective possible, ce qui ne sera pas évident. Je n’aborderai pas ce qui peut justifier le Nokill car d’autres le font partout sur le net, et il font tellement de bruit que mes arguments ne feraient rien de plus.

release-bec-(3)Malgré ce que dit la légende, le vrai nokill, pas le catch and release, n’a pas été inventé par un moucheur  passionné et sportif aux USA, c’est plus terre à terre que ça. Le Nokill est une notion anglaise de pêcheries privées, c’est juste une mesure pour ne pas dépenser trop d’argent en rempoissonnement et se faire plaisir à la pêche, ensuite certains y ont vu une philosophie…

A la pêche, le plaisir revêt deux formes et une troisième plus marginale : Le combat avec une bête sauvage, la capture d’un animal  pour l’émotion primale et le dépaysement, le sentiment de faire corps avec la nature pour cette troisième forme de plaisir qui est plus un corollaire des deux premières car qui va à la pêche juste pour le dépaysement ?

Nous avons en nous, quoiqu’on en dise, une grande part d’animalité. Tout comme les grands prédateurs évolués que sont les mammifères nous aimons chasser et  jouer avec nos proies. Ce besoin de redevenir de temps en temps un prédateur est inscrit au plus profond de notre être, c’est atavique, nous ne pouvons pas faire autrement sans choper le blues !

nokill sandre 180513 (13)

Certains chassent littéralement, d’autres chassent le champignon et certains pêchent car l’homme dans son évolution a toujours fait cela. On pourrait presque dire que ces actes font de nous des hommes car leur finalité n’est rien de moins que ce que nos gènes nous obligent à faire inconsciemment.

Pour la pêche, c’est ce profond besoin d’être un limier, un combattant, un individu qui arpente la nature et prend la vie donc le pouvoir qui nous anime. Peu importe quel est le poisson, le brochet, la carpe, la carangue, le gardon…Nous sommes ce que nous sommes au plus profond de notre être.

Orient3 230612 (5)Deux comportements se dessinent ensuite, ceux qui assument à fond ce coté animal et qui comme moi ne s’émeuvent pas de tuer, voir en jubilent à la chasse, et ceux qui sont plus réservés sur cet aspect de leur personnalité.

La loi dit que si vous avez payé une carte de pêche et que vous êtes sur un parcours autorisé, à la date autorisée, vous pouvez tuer en emmener le poisson pris. Vous pouvez, pas vous devez, nuance subtile…Certains qui aiment le poisson vont le faire, d’autres le feront de temps en temps et certains ne le feront pas du tout.

Jusque là rien d’anormal, sauf quand on entend régulièrement la dernière catégorie hurler partout que c’est mal de tuer un poisson !!! Pour l’équilibre on devrait entendre de temps en temps le contraire, non ?

Tuer un poisson ce n’est pas mal, c’est tuer un poisson tout simplement, c’est tuer un animal au cerveau peu développé mais très adapté à son milieu, comme la mouche ou la guêpe que ces mêmes  personnes tueront sans état d’âme.

Orient3 230612 (7)Essayez de transposer la pêche en Nokill à la chasse. Il faudrait donc traquer l’animal, lui tirer dessus avec une munition non létale de façon à le stopper pour se l’approprier puis le ranimer avant de le laisser partir ? A mon avis les mamies chien-chien et les écolos ne seraient pas d’accord sur le fait d’apporter de la souffrance gratuitement, juste pour le fun. C’est pourtant ce que nous faisons à la pêche en relâchant les poissons.

Oui nous sommes des méchants car nous faisons souffrir gratuitement un animal vivant. Nous lui pendons un bout de ferraille pointu dans la gueule, nous l ‘épuisons physiquement, nous le sortons de son milieu en l’asphyxiant avant de faire le malin avec lui agonisant sur une photo.  Ce n’est pas éthiquement dégueulasse ça ?  Qui plus est nous blessons cet animal en lui ôtant du mucus, donc nous hypothéquons ses chances de survie !

La Suisse a tranché et a interdit le Nokill, tout du moins certains cantons. Ils vont même plus loin en  envisageant d’interdire la pêche aux enfants sous prétexte qu’elle véhicule de mauvais comportement et pourrait les traumatiser….Quand on pousse un raisonnement trop loin on en arrive toujours à ce genre d’idées débiles mais qui feront les choux gras de certains !

Revenons au  Nokill basique, il en résulte que le poisson, bien que pas très malin, finit quand même par s’éduquer  et devient de ce fait de plus en plus difficile à prendre. Les présidents d’AAPPMA se prennent cet argument dans les gencives à longueur d’ assemblées générales.

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Est ce sport le Nokill ?

Le sport véhicule t’il cette notion de souffrance de la proie ? Le sport c’est généralement souffrir soi même pour le seul plaisir de se faire plaisir et accessoirement faire du spectacle pour que des gens normaux deviennent l’espace d’un temps des décérébrés en agissant en supporters. Décérébrés ou moutons, peu importe, c’est encore là un espace de notre animalité qui nous fait agir en meute.

sandrillon-du-060512-2Le fait d’exhiber un poisson sur une photo ne serait qu’un concours de la plus grosse quéquette, puisque faire souffrir un animal sur une photo pour prouver qu’on l’a pris n’est que montrer à tous son trophée de chasse et que l’on est un bon chasseur !

Vouloir parler sport dans ce cadre me paraît un tantinet vachement éloigné des valeurs de Pierre de Coubertin, pour toutefois revenir aux valeurs originelles du sport pratiqué dans l’ancienne Grèce où on ne se souciait guère du sort des animaux.

Selon moi, la pêche en Nokill véhicule plus des valeurs ressemblant à celles de la tauromachie ou des combats de coqs si honnis de certains.

Évidemment le Nokill se veut  donner une bonne image du pêcheur au non pêcheur, c’est dans l’air du temps, préserver la ressource, penser durable… Sauver la planète pendant qu’on y est. Pourtant les plus grands partisans du Nokill sur clavier ne viennent que très peu aux sorties de nettoyage des berges de leurs AAPPMA. Je parle là de tous ces gamins pré pubères qui se prennent pour les meilleurs pêcheurs du monde sur Facebook, ainsi que quelques uns plus âgés, nous en connaissons tous.

brocheton-du-140711dLe Nokill, en tant que gestionnaire piscicole au sein de mon AAPPMA j’y suis 100 % pour. Je m’en cogne de faire souffrir un poisson, sinon j’arrêterai la pêche et j’aime les endroits où il y a beaucoup de poissons.

En tant que simple pêcheur, je m’en moque, ce n’est pas pour ramener à la maison un poisson que je vais à la pêche, c’est pour le « fight ».

En tant que simple homme qui réfléchit, je me dis que cette notion est plutôt biscornue, cueillir une cerise pour la remettre dans l’arbre ? Bôf, pourquoi pas.

Voilà ce qui arrive lorsqu’on pousse la réflexion dans ses recoins, on en arrive souvent à des conclusions extrêmes, voir extrêmement bêtes.

La mienne de conclusion sera toute simple, si un homme bouffe tous les poissons de la rivière, au bout d’un moment il n’y en aura plus, donc en croquer un de temps en temps c’est profiter de ce que la nature veut bien nous donner sans taper dans le capital et ce n’est pas répréhensible s’il n’y a pas d’abus.

Allez donc  à la pêche, gardez de temps en temps un poisson pour le manger avec des amis, avec ceux que vous aimez. Vous serez le grand guerrier qui ramène du butin à sa tribu.

Quand aux rigoristes du Nokill partout, faites comme vous voulez mais arrêtez vos leçons de morale animaliste!

perchette-concours-pannecie

 

Et pour terminer, message aux imbéciles qui appellent au meurtre sur les réseaux sociaux lorsqu’ils commentent des photos qui ne vont pas dans le sens de leur sensibilité…Regardez vous bande d’ânes bâtés, votre comportement est tout aussi indigne de  l’être humain sensible que vous pensez être. Vous faites souffrir gratuitement des être vivants, les autres humains  n’appellent pas au meurtre à votre encontre pour ça.

Allez, gardez la pêche.

 

About sylvain l'esoxiste

50 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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57 Responses to No Kill, catch and release, graciation, faut il généraliser cette mesure ?

  1. Titi says:

    Le no kill est juste une nécessité de nos jours.
    Parce que le milieu en général est très dégradé, que la population des fish est plutôt mal en point en France et surtout que nous sommes de plus en plus efficaces : leurres high tech, sondeur ultra précis, GPS …
    Bref, nous devons passer de l’ère du pêcheur cueilleur à celui de pêcheur intelligent … à moins de vouloir tous se mettre à pêcher les grosses brèmes ou les mulets un jour ou l’autre.

  2. Michel says:

    Bonjour tout le monde
    Je me permet donc de poster un petit commentaire. J’aime beaucoup cette approche en forme de pamphlet sur les extrémiste de la pêche en NO-KILL. Je le dit tout de suite, je relâche 100 pour 100 de mes prise (je me fait un peut l’avocat du diable… ). Il est vrai que certains, pensant avoir la parole infuse, dérapent allègrement en balançant des noms d’oiseaux voir menaçes les pêcheurs qui prélèvent. Et sa je ne cautionne pas du tout, un peut de tolérance ne fait pas de mal, mais comment faire comprendre à ces mononeurones décérébrés que l’approche n’est pas bonne. Je relâche toutes mes prises, juste par plaisir, rien de tel que de voir un beau poisson repartir dans son élément. Et honnêtement la saveur de nos compagnons de jeu est quand même moyenne, surtout que je ne pêche pas le sandre (et oui il y en a au moins 1 dans ce pays..), qui soit disant est le meilleurs culinairement, mais qui au niveau combat fait plus pensé à une serpillère. Et de plus n’oublions pas que sanitairement parlant, ils son un peut chargés les en produits dopants. J’ai lu avec attention les commentaires précédents, et certaine petites choses son étonnantes quand même. Comme s’est autorisé, pourquoi ne pas le faire, sa revient à la phrase que j’adore, il faut bien amortir le prix du permis, autant aller chez le poissonnier, bien entendu qu’ils ne son pas hors la lois, mais avec un tel raisonnement on ne fait pas avancer les choses, s’est juste une histoire de bon sens, l’intérêt est quand même moyen de remplir le congélo. Ensuite on parlent aussi souvent d’une pêche raisonnée, mais posé la question au bord de l’eau se que représente cette phrase, et vous aurez une multitudes de réponses, chacun ayant sa propre définition de « raisonné », pour certains tant qu’il y en a, on prélève, quitte à le faire sur les nids, s’est ces pêcheurs la qui font du mal, les irresponsables, et pas celui qui se fait plaisir de temps en temps avec un poisson mis au four, ne nous trompons pas de cibles. L’argument qu’on nous avances régulièrement, pour les anti NO-KILL, est que le poisson ne survit pas ou peut une fois piqué, des études on étés faite au Canada je croit, et cette façon de voir est fausse, je croit que 80 % des poissons reprennent vite leur habitudes une fois le stress passer. Alors qu’un poisson mis au four ou au congélo a 100 % de chance …. d’être mort ! :) On peut aussi s’apercevoir, que cette façon de faire n’est pas si mal que sa, je prends l’exemple du grand large, ou le prélèvement a été interdit pour cause sanitaire, et ou les carnassiers sont revenus bien plus nombreux, comme quoi sa n’a pas que du mauvais, surtout quand sa empêche les pros de tendre leur filets.
    Loin de moi l’idée de dire que cette façon de faire est la meilleurs, je ne suis pas scientifique, et me base donc que sur mon expérience. Mais une chose est sur, il est temps d’agir, car dans beaucoup d’endroits les populations son en constant recul, faute à des tas de paramètres, si nous pouvons agir au moins sur un s’est déjà pas si mal. Et pour finir, le fond du problème est des lois pêches qui ne sont plus appropriées à notre temps, ou il faudrait une refonte totale sur les tailles quotas et autres, et ceci avant qu’il ne soit trop tard……
    Bonne pêche à tous, et prenez du plaisir au bord de l’eau !!!

  3. jean christophe says:

    bonjour,
    super votre article moi je suis adepte d’un poisson de temps en temps et c’est vrai qu’il y en a marre de ce faire traiter d’assasin quand on garde un poisson.
    félicitations

  4. Newbie34 says:

    Bon j’ai lu tout les commentaires et apres ca j’ai envie de dire deux ou trois choses:

    1. bravo pour le courage d’ecrire de tels articles alors qu’on recoit de telles menaces. Relancer la polémique avec les messages que tu reçois visiblement merite au moins un bravo. Ceci dit j’espere que tu en mesures les conséquences, Jésus a fini sur une croix il y a 2000 ans pour avoir exprimé sa vérité et vu les menaces que tu sembles recevoir l’homme n’a pa beaucoup évolué depuis 2000 ans… Ceci dit je te fais confiance pour recevoir tes detracteurs facon « para de la coloniale » comme tu dis dans d’autres articles.

    2. Question toute con, Vous semblez faire une différence entre no-kill et catch and release. J’avoue avoir besoin d’un eclaircissement j’ai pas bien compris la différence.

    3 l’homo sapiens à la base est un chasseur pecheur cueilleur et j’aimerais tant que l’on en soit encore là. Pourquoi ? Parceque de chasseur pecheur cueilleur nous sommes passés à agriculteur intensif en monoculture et eleveur en batterie. Là est la vraie souffrance de l’animal!
    Un philosophe grec à dit si tu veux manger de la viande tu dois avoir le courage de tuer la bete.
    Pour moi un vrai humain accepte sa condition de predateur ultime en haut de la chaine alimentaire, vous avez deja vu une lionne hesiter à tuer une antilope quand elle a 5 lionceaux à nourrir ?

    Le vrai combat c’est d’interdire les elevages intensifs de poulet dans des hangars de 2000m2 où une fois à maturité ils sont ramassés à l’aspirateur ! Ou encore les élevages disproportionnés de bovins en amérique du sud où on rase la foret amazonienne (le poumon du monde) pour faire des paturages ! Ou encore les élevages de porc en batterie ou on les fait rentrer dans une machine qui les découpe vivant pour la fraicheur….
    Tout ca pour nourrir des patates de canapé bien pensantes qui s’empifre de tranches de bacon et de pilon de poulet devant tf1, qui ont un avis sur tout mais qui sont incapables de tuer rapidement et sans souffrances superflues un animal qu’ il se régale de manger par la suite ! Ceux là devrait etre interdit de manger de la viande ou du poisson ! Bouges ton cul fais un jardin vas chasser et pecher pour nourrir ta fmille au lieu de te baffrer de produits dilués chimiquement et mis en forme pour ne pas heurter ta sensibilité !
    A 14 ans je savais tordre le cou à un lapin, le peler et le vider sans le faire souffrir plus d’une seconde, et pourtant cela est toujours difficile à faire pour moi, je passe chaque fois un moment tres dur à vivre, mais si je ne le fais pas je donne à ma fille un poulet aux hormones… Difficile d’assumer sa condition de prédateur quand on est doté de sensibilité mais quoi qu’il arrive il faut assumer cette condition ou mourrir de faim ou vivoter en mangeant de la salade et toutes les carences que cela implique (carences que je ne saurais pas tolerer pour ma fille)

    4 pour finir je dirais que la cohérence chez l’etre humain est la seule facon de jauger le degré de pourriture. Je n’aime pas les humains qui se prennent pour dame nature ou dieu. J’honnis ceux qui ont introduit le silure dans nos eaux au meme titre que ceux qui ont introduit la perche soleil et surtout je hais ceux qui ont introduit le black-bass et le sandre ! Surprenant non pour un pecheur ? La nature nous a donné la perche francaise et le brochet, qui sommes nous pour vouloir modifier la nature ? N’en avons nous pas assez ?

    Voila pour etre en cohérence avec tout ca je de vrais donner mon adresse, pour que ceux qui veulent venir en discuter intelligemment avec moi le puisse et pour que je puisse recevoir les intégristes avec mon filet de sole de 25 cm mais ce message serait supprimé rapidement, alors n’hesitez pas à me la demander en mp quelquesoit votre camp je vous inviterais à la maison…

    • Newbie34 says:

      En me relisant je m’apercois que je me suis trompé de terme. J’ai de haine pour personne en fait j’aurais du dire « je condamne », en plus ce paragraphe est hors sujet désolé.

  5. JBenoit says:

    Le choix est simple, pour des êtres, entre l’anthropomorphisme, et les êtres non « doués » de raison…
    Vivre…, ou mourir…

  6. le régulateur says:

    je suis no kill assez souvent , mais déguster un bon poisson de temps en temps c’est pas degueu, par contre il faudrait surveiller les massacres que font certains pècheurs par pour manger mais pour se vanter d’un tableau , a la chasse pareil certains ne savent pas lever le fusil, allez on ne changera pas ces gars la, heureusement ce n’est pas la majorité ,salut.

  7. camf75 says:

    Une seule réponse aux intégristes de tous poils: « mangez du poisson ça rend intelligent »

  8. Carrera.david says:

    Pêcheur depuis m’a tendre enfance, je fais le même constat que vous.

    Certains no-killers se permettent d’utiliser des moyens abjects pour qualifier ceux qu’ils qualifient de viandards…
    Je ne me sent pas viandard pratique je prélève 3 ou 4 poisons dans l’année.
    Surtout que certains ne s’en seraient pas tirés…

    • Lesfilmu says:

      Salut,
      Plusieurs choses :
      – on ne peut pas savoir quel poisson va s’en tirer ou y rester. Des fois des situations qu’on pense désespérées et le poisson s’en remet alors que c’est celui qu’on pensait en pleine forme qui meurt…
      – si on pratique l’attrapé/relâché (en français pour marsoin01 😉 ), c’et une démarche globale et il faut adapter sa pêche. Le meilleur moyen pour qu’on broc n’engame pas trop (c’est surtout lui qui est concerné), c’est de grossir la taille des leurres, pour qu’il reparte plus vite, c’est de le « sécher » rapidement avec du matériel puissant, et ainsi de suite
      – je te rejoins… « viandard » c’est pas prélever quelques fish dans l’année… c’est une philosophie : pêcher le sandre ou le bass sur les nids, ne pas respecter les heures légales, utiliser des techniques trop efficaces et pénalisantes pour le poisson, remplir le congelo et jeter ce qu’il y a dedans au bout de 2 ans parcequ’on ne l’a pas mangé, ou encore pire, revendre ses prises en se trouvant (ou pas) des excuses alakon genre « le permis çà coute cher, il faut bien l’amortir »…
      Mais prélever ce qu’on mange, je ne vois pas où est le problème…

  9. Mick V says:

    Salut Sylvain,

    ON voit que l’on est en plein dans les épreuves de Bac… La philo c’était mercredi dernier.. mais là je vois que tu aurais eu une bonne note… comme d’habitude, on ne se prend pas la tête et on va à la pêche pour se faire plaisir…!!! c’est tout.!
    en tous cas, un sujet qui fait tjs réagir quand je vois le nbre de réponse à ce post…

    continue comme cela… c’est pour cela que l’on aime lire tes articles

    a +

    MV

  10. ludo71 says:

    Le poisson comme la viande a toujours été et restera un aliment avant tout. La consommation des protéines animales nous a conduit dans l’évolution à devenir ce que nous sommes aujourd’hui. En clair, nous ne serions pas ce que nous sommes si nous n’avions jamais mangé viandes et poissons cuits… Le nier, c’et renier nos origines. De plus, les no killeurs intégristes sont-ils tous végétariens ? Non je ne pense pas, ils relâchent le sandre mais achètent du poisson pané : lui aussi a nagé à un moment et a été tué ! De plus c’est hypocrite de penser que le nokill repeuplera nos coins de pêche, il contribue, souvent de manière infime (à quelques rares exceptions près) à maintenir des niveaux de population corrects. Ce qui fait qu’un coin de pêche va « produire » des poissons en grosse quantité, c’est la qualité de l’habitat : qualité de l’eau, qualité morphologiques du cours ou plan d’eau…Mais pas de relâcher les fishs… Les nokilleurs intégristes sont des gens qui n’y connaissent absolument rien, mais alors rien de rien en fonctionnement des milieux aquatiques…malheureusement… A quand des formations sur ces thématiques dispensées par la fédé ?

    • cormoran71 says:

      Bien dit Ludo, normalement, ces gars, ils mangent même pas une boite de sardine, ni un baton de surimi, d ailleurs ils devraient pas pêcher du tout.

  11. Lesfilmu says:

    Très bon article, qui risque de provoquer la hire de certains, mais j’imagine que tu le sais d’avance 😉

    Je n’ai pas lu les commentaires déjà publiés, voilà la mien « vierge ».

    Je suis, en eau douce, 100% péché/relaché. Pas parceque c’est « éthique », pas parceque c’est « à la mode » (je le faisais déjà il y a 40 ans quand les modes étaient ailleurs) mais juste parceque je n’aime pas manger le poisson d’eau douce… C’est pas la peine de se la raconter à soit-même et se trouver des excuses « vertueuses » si la cause du comportement est autre…

    Mais (y’a toujours un « mais »), je me donne les moyens, j’essaie de m’appliquer des « bonnes pratiques » qui font en sorte de maximiser les chances de survie du poisson : pêcher avec un matériel adapté qui permet de « sécher » le poissons le plus vite possible, pas de manipulation dans gants, ou alors, mains mouillées si possible, simples sur les leurres qui le permettent (en particulier truite/perches), pas de posé au sol (sauf si pas le choix, genre Silure), de moins en moins souvent de prise de photos, seulement les poissons qui sortent de l’ordinaire, etc.

    Il est bien évident que je « milite » (j’ai horreur de ce mot…) vers les autres pour tenter de les sensibiliser à ces pratiques.

    Ensuite, des gens gardent leurs prises ? Aucun problème pour moi, sauf qu’ils doivent aller au bout du raisonnement, comme moi-même j’essaie de la faire pour MA pratique.

    L’intérêt de garder son poisson, c’est de le manger frais. Si c’est pour le coller au congélo où il va perdre 30% de qualité gustative, aucun intérêt, autant en acheter un du commerce déjà congelé, çà sera pareil dans l’assiette.

    Ce que perso j’exècre, c’est les comportements profondément irresponsables, du genre « je garde, je mets au congélo, au bout de 2 ans, j’ai rien mangé mais c’est pourrit, je jette ». Celui-là, oui, je le « charge »… idem pour celui se trouve une justification alakon (le permis c’est super cher, j’ai pas les moyens ») pour adopter un comportement non seulement interdit mais tout aussi grotesque : revendre ses prises.

    Le prélèvement dans ces conditions, oui, je le condamne et le combat.

    Enfin, une partie de ton post est inexacte, la partie sur la douleur. Il existe plusieurs études sur « la douleur du poisson pendant la capture » et toutes convergent vers le consensus qu’elle n’existe pas, le poisson ne disposant pas du système nerveux permettant de la transporter au cerveau. Je sais que pas mal d’opposant et de moralistes utilisent cet argument pour condamner la pratique, mais pour ce qui concerne le poisson capturé par la bouche, c’est du pur anthropomorphisme.

    Pour la douleur hors de la zone buccale (un triple planté dans la joue par exemple), on ne sait pas si elle existe, il n’y a pas d’étude sur le sujet.

    Voilà pour moi, maintenant, je vais lire les commentaires, il est bien possible que je réponde à certains, j’imagine déjà le contenu des « échanges » lol

    • Bonjour, évidemment cet article est polémique, il a été fait pour :)
      Pour la non douleur, tu m’apprends un truc, je vais regarder ça à l’occasion. Merci

    • tranxen says:

      Concernant la douleur, il suffit de voir la réaction du poisson quand on lui ôte l’hameçon. il y a bien des zones sensibles en dehors de la cavité buccale. Dans le cas contraire, cela signifierait que certains tissus ne sont pas innervés, alors que d’autres le sont (ce qui semble illogique s’agissant de la peau par rapport au cartilage).
      Cela me fait penser au débat qui consistait à dire que les bébés ne souffraient pas.

      • Cosson Romuald says:

        Bonjour,
        encore une fois, je suis 100% d’accord avec Lesfilmu. Il y a bon nombre d’études qui mettent en évidence que le système nerveux des poissons ne leur permet pas de ressentir la douleurs. Certaines anglaises d’ailleurs, alors que les anglais ont interdit la pêche aux vifs pour ce motif de souffrance animal… allez comprendre. Cela ne veut pas dire pour autant que les poissons possèdent des tissus non innervés. Le fait qu’un poisson se mettent à se débattre lorsqu’on lui plante un hameçon ne signifie pas pour autant qu’il souffre. Si vous avez déjà pêché au mort manié, vous avez sans doute déjà fait l’expérience suivant : vous tuez votre gardon ou votre ablette et malgré tout lorsque vous plantez votre triple, le poisson se met à frétiller. Il s’agit d’un mouvement reflex, un peu comme quand le médecin teste en vous tapant sous le genou pour voir si votre jambe part bien en avant malgré vous.

        • Lesfilmu says:

          Salut,
          Sauf erreur de ma part, si les anglais (et irlandais, et je crois hollandais et espagnols aussi) ont interdit la pêche au vif, ce n’est pas pour la situation (douleur) du poisson capturé, mais pour la situation du poisson appat (bin oui… c’est lui qui est à plaindre et qui, quoi qu’on fasse du poissons capturé, le paie de sa vie)…
          Par ailleurs, c’est aussi parce que la technique est « trop efficace » et surtout, dangereuse pour les poissons capturés (blessures trop graves) rendant la pratique du catch & release aléatoire (survie du poisson)… car je rappelle que dans tous ces pays, la « norme » c’est de relâcher le poisson (pas l’inverse…), même si ce n’est pas obligatoire…

      • Lesfilmu says:

        Bonjour,
        Sauf que la non-douleur est prouvée par plusieurs études scientifiques qui font consensus, et qui ne datent pas de l’époque des bébés, on est autrement instrumenté aujourd’hui et les connaissances sont toutes autres.
        J’ai bien précisé « par la bouche ». Non pas parce que le douleur existerait ailleurs, seulement… parce que les études ont portés sur la bouche, zone de capture « normale » à l’hameçon. A noter que certaines de ces études avaient été commanditées par les détracteurs de la pêche… tel est pris…
        La réaction du poisson au piquage n’est pas associée à la douleur, dans certaines de ces études, mais à un réflex « moteur ». On exerce une traction dans un sens, le reflex tire dans l’autre. Un peu comme toi, tu as un truc dans la main, on essaie de te l’arracher sans que tu l’aies vu, tu tires à l’opposé sans te poser de question. Et tu n’as pas forcément mal…

  12. marsoin 01 says:

    boujour sylvain .jeviens donner mon avis qui vaut ce qu il vaut mais qui est reel.pour commencer ce sont les racines du terme :moi je suis gaulois et je m exprime en francais ; nous sommes satures de mots anglais .concernant certains adeptes de ce type de peche ils ne sont pas irreprochables pour ne citer que les carpes capturees de nuit et qui terminent dans l etang ou la mare du copain ou bien encore la truite de 40 cms que l on expose au bar du coin et qui est degustee au vin blanc par la suite.a ceux qui se disent etre les elites de cette peche soi disant moderne je leur dit silence .venons en maintenant aux aappma :ce type de peche leur convient car l argent des cartes ne sert plus a reintroduire du poisson mais a financer des heures de tractopelle ,des camions de rochers et j en passe ceci a l abris des termes ecologie et rehabilitation du milieu aquatique ,n oublions pas que la nature est indomptable .concernant la reglementation :il y avait les reserves ,les mailles,le nombre de prise et j en passe et maintenant il y a le parcours anglais :comme c est simple pour ne pas ecoper d une amande .AU FINAL GARDER LA PECHE MAIS NE PLUS YALLER .

  13. Rouillon sylvain says:

    Bonjour,

    Je pêche en no kill mais respecte ceux qui prélève du poisson en quantité raisonnée, mais j’ajouterais aussi que la nature n’a pas besoin de l’homme pour s’autoréguler. Le brochet au même titre que la perche le sandre le silure et une majorité des carnassiers si je ne m’abuse, autorégule et sont canniballes…L’homme peut prélever gentiment mais la nature n’a pas besoind e lui pour cela.

  14. alex says:

    salut.
    je ne l’ais pas toujours été mais je devenus un partisan du no kill total . pourtant je ne m’affiche que rarement sur les réseaux sociaux. ce n’est donc pas pour la gloriole: ca c’est dit!
    maintenant, est ce que le no kill ne serait pas en autre une évolution « nécessaire » face à la destruction du milieux (assèchement des zones humides, canalisation des rivières, pollution, le n’importe quoi des centrales edf…..)?
    aujourd’hui finaliser l’acte de chasse n’est plus nécessaire alors pourquoi ôter la vie si au contraire le seul moyen d’assouvir sa passion est d’être face à des animaux vivant?

  15. Axel says:

    Salut Sylvain,

    Le prélèvement raisonné, le respect du poisson, la graciation, …. Un état d’esprit, en fait.

    Axel

  16. Red_Rab says:

    Je pêche depuis bientôt 50 ans et je remets mes prises a l’eau depuis 35 ans. Et y a encore des donneurs de leçon qui viennent me gonfler parce que je garde un bec de 70 pour mes parents. Que ces pignoufs ne se trompent pas de cibles…
    Il est plus facile de taper sur le gars qui garde un bec deux fois par an que sur le préfet qui autorise les professionnels a pécher 45 jours de plus …

    Sur certains tronçon de rivières, il commence a y avoir des maladies qui se répandent de façon incontrôlées grâce au no kill
    Parce qu on rejette n importe quoi, même les poissons malades et on change de bief sans même prendre la moindre précaution …
    La prophylaxie ça parle pas aux gens qui prétendent aimer les animaux. Heureusement que la plupart n’ont pas de mômes …

  17. Fred says:

    Bonjour,
    ah le no kill, je le pratiquais constamment il y a 15 ans quand je pêchais la carpe. Aujourd’hui je pêche exclusivement la truite et sur les 88 truites que j’ai prises sur l’année 2014 une vingtaine ont fini dans une assiette. Alors oui il faut pratiquer le no kill pour conserver un équilibre des rivières et ne pas faire disparaitre ces merveilleux salmonidés, mais il n’y a aucun mal à garder des poissons pour se faire un petit plaisir gastronomique et boire un bon petit Chablis avec des potes. Ce qui me fait le plus « rigoler », c’est ces donneurs de leçons du no kill, qui viennent pêcher la truite avec leur polo rouge bardé de sponsors arrivant avec leurs gros sabots aux bords des rivières pêchant avec la dernière technique du moment, alors que moi en tenue camouflée pêchant au vairon manié (merde j’ai déjà tué un poisson).

  18. Jonathan says:

    Bon article qui est sujet à débat. Il m’arrive également de garder un poisson (un brochet qui a bien engammé ca arrive par exemple) temps à autres je vois pas où est le problème on est dans nos droit à ce que je sache. Ceux qui comprennent pas ceci devraient arrêter la pêche on ne sais pas ce qui peut se passer lors du « release » un poisson affaibli devient une proie potentielle et de plus peut je pense lui être fatale.

  19. florent01 says:

    T’es mon héros !!!! J’approuve tes propos. Je fait parti de ceux qui prélève intelligemment, çà fait pas de mal de manger un peu de poisson. j’ai horreur des viandards et encore plus des intégriste du no-kill dont il faudrait mieux arrêter de pêcher avec des hameçons si l’on suit leur ligne de conduite.

  20. Mammifere says:

    Le no-kill intégral prend tout son sens sur des espèces fragilisées.
    Pour rappel le brochet est classé vulnérable sur la liste des espèces menacées en France et prélever une espèce de cette liste, c’est simplement se tirer une balle dans le pied en tant que pêcheur.

    Le « prélèvement raisonné », ça veut tout et rien dire.
    Un simple exemple sur l’ouverture récente de Pannecière (Sylvain , tu y as d’ailleurs pris bcp de plaisir):
    L’Amc a estimé 400 pêcheurs au cours des 3 premiers jours. Malgré le quota « raisonné » ou « raisonnable » de 1 brochet par jour , on peut déjà penser que 400 poissons sont sortis du lac en 3 jours ( sans compter les resquilleurs…) . Au final combien de brochets sont sortis du lac de Pannecière et dorment aux congélos depuis l’ouverture? Ou plutôt combien en reste t’il?
    (une étude a montré que 75% des carnassiers sont pris lors d’une réouverture de réserve…)

    Posez vous la question… Voulez vous prendre votre pied à toucher du poisson ou prendre des tolles comme à Torcy ou au breuil ( cf tes derniers articles).

    Bref , 10000 pêcheurs raisonnables auront le même effet que 100 viandards, ça prendra juste un peu plus de temps…

    • Aie, tu m’as devancé, c’était justement un des arguments de mon prochain article sur le sujet du Nokill positif hors de son contexte « faut pas faire bobo à nos amis les poissons ». Puisque j’ai mis en avant les arguments négatifs, je comptais contre balancer avec les positifs. Il est vrai que raisonné comme ça, c’est indéniable, le nokill prouve son utilité.

    • Red_Rab says:

      Et voila comment tordre le cou a la réalité en racontant nawak avec des chiffre …
      « On peut supposer que 400 brochets et même plus a cause des tricheurs … »
      Tu as vérifié personnellement chaque bateau ?
      Le No kill c’est comme le reste … Pratiqué a tort et à travers, c est aussi nocif que le prélévement à outrance.
      Suffit de regarder combien de becs se font démolir les arcs branchiaux ou defoncer le bec par une pince, frotter contre une veste pour une photo.
      Ha oui responsable mais pas coupable, il est reparti … En mauvais état mais il est dans l eau ….

      • tranxen says:

        Il y a eu des études scientifiques (que l’on peut trouver sur le net) sur le comportement de brochets pêchés et relâchés : la capture affecte leur comportement pendant les 24 premières heures, puis cela s’estompe. Des études ont également été faites sur la truite, en fonction du type d’hameçon, et d’autres paramètres mesurables. Des pécheurs/biologistes s’intéressent à ces sujets et nous apportent quelques réponses, ou pistes, sur la manière dont le poisson réagit et sur le potentiel léthal de notre pratique de pêche.

  21. Sans vouloir entrer dans des détails trop techniques, il y a no kill et no kill…
    D’abord, on ne peut pas relâcher tous les poissons, mais seulement ceux qui sont proprement piqués : tu le sais très bien, un brochet qui saigne des branchies ou un sandre remonté de 20m de fond sans palier de décompression n’ont qu’une espérance de vie limitée après avoir été relâchés… Le no kill ne sert souvent qu’à nourrir les écrevisses!
    Pire : ont relâche souvent des poissons moribonds qui vont chopper des maladies qu’ils transmettront aux autre… C’est donc compliqué à évaluer le catch and release (terme que je préfère à no kill qui est je crois une invention franco-française des carpistes, ça ne veut rien dire en anglais…) et surtout c’est compliqué de savoir qui le pratique vraiment. Personnellement je fais comme toi, je garde quelques poissons qui ne me semblent pas vraiment en forme après la capture et je relâche le reste, même lorsque j’ai un doute…
    Quant aux extrémistes dont j’ai pu apprécier la verve sur les forums, je pense qu’ils feraient mieux d’aller se palucher plus loin, surtout quand on écrit en phonétique… Avant de proférer des insultes, apprenez d’abord à écrire tout court:) !

  22. Droopy says:

    Bonjour,

    Dans l’étang girondin où je pêche régulièrement je n’ai jamais vu un pécheur ramener un poisson, 100% NO-KILL parce que c’est responsable, c’est « cool » …
    Mais ils ne savent pas dégorger le poisson !! Combien de brochets de moins de 50 cm qui flottent sur les berges…j’ai même vu un métré avec les viscères qui sortent des ouïes. Ça fout les boules parce là c’est 100% gâchis.
    Si on veut faire du no-kill il faut apprendre les bons gestes (ardillons, ne pas ferrer comme un mulet, pas mettre une demie-heure à faire la photo, tenir le poisson correctement, le remettre à l’eau correctement, ré-oxygéné s’il le faut, etc….).

    Merci pour la discu

  23. Joubert-Laurencin says:

    Voilà un très bon article plein de sagesse et de vérité (comme toujours!!!).
    Mais,il y a ceux qui mangent leurs poissons,ceux qui le remettent à l’eau et ceux qui le revendent aux pêches privées mais surtout aux restaurateurs.Des  » pécheurs » qui prennent plus de 80 sandres à l’année ça existe et qui en font du commerce aussi alors 5 ou 10 sur le même kilométrage de rivière,ça fait du dégât et on parle même pas des bracos ou pécheurs qui tendent des dizaines lignes à n’importe quelle période de l’année pour remplir des congélos ou des fûts remplis de sel en partance pour l’étranger.

    • C’est le problème des grands fleuves où des bracos officient, pour autant c’est le job de la garderie d’agir. Nous sommes tous d’accord pour dire que les gardes ne sont pas assez nombreux mais ce comportement ne se retrouve pas forcément partout, dans les lacs ou les rivières moyennes où l’on n’a pas ça ou alors un ou deux bracos que tout le monde connaît.

      • JACQUES says:

        Et encore: croyez-vous qu’un pêcheur professionnel qui barre la rivière ne prend pas les 80 sandres en 2 ou 3 semaines?

  24. loic says:

    Bonjour Sylvain. J’aime beaucoup ton raisonnement sur le tout « no kill » que certaines personnes veulent nous imposer. A titre personnel je suis loin d’être contre,bien au contraire, mais se faire montrer du doigt parce que l’on souhaite conserver un joli poisson est effectivement de plus en plus courant.
    Etant également chasseur, je voudrai revenir sur le faite que tuer le gibier est en effet la finalité de l’action de chasse. Cependant on peu repousser cette issue car il appartient à nous seul, la décision de prélever une bécasse par exemple. Pourquoi ne pas la laisser volontairement filer devant le chien sans la tirer pour essayer de la retrouver ?
    Il est vrai que les mentalités concernant la pêche mais également la chasse sont en train d’évoluer, mais attention n’oublions pas que les extrêmes quels qu’ils soient ne sont jamais bon.
    Merci Sylvain.

    • Combien de fois ai je baissé le fusil devant l’envol superbe d’une palombe, devant un brocard bien coiffé qui se permet de passer à 2m de moi. Ca, je le garde pour moi; c’est mon petit jardin secret..et je fais pareil avec la plupart des poissons. Les extrêmes sont là, on ne peut pas les empêcher mais ne leur donnons pas l’aura qu’ils réclament.

  25. Lejeune christian says:

    Pour un donneur de leçon, vous vous autorisez quand même pas mal de grossièretés vis à vis des adeptes du No Kill, dont je fait partie, je ne vais pas polémiquer avec vous mais la seul chose que je vous opposerai est le fait qu’ aujourd’hui la majeure partie des pêcheur Viandeur ne le sont que pour se faire du fric, dès la partie de pêche terminée ils repassent par l’un ou l’ autre resto spécialiste de ces menus, vendre leur précieux butin pour ensuite repasser au bistro du coin et se remplir la gueule..! Chez nous la pêche du Sandre avec un grand S, est devenu la profession des chômeurs du coin..!! C’est ce genre de comportement que je réprouve à 100 % et non pas le fait de prélever un sujet de tant à autre. Encore que….!!!

    • Bonjour Christian, je ne pense pas que ma grossièreté soit en direction des adeptes du nokill, dont je suis à 95 %. Je voulais juste utiliser la même outrance dont certains de ces adeptes sont coutumiers pour qu’ils comprennent que ce n’est pas comme ça qu’on fait avancer le schmilbick. Les bracos sont un autre sujet, corolaire de celui ci mais hors sujet par rapport à mon article.

    • Sylvain says:

      Adepte du no Kill enfin du catch release, je me suis absolument pas sentis insulté-L’intolérance de certains pour d’autres façons de pensée que la leur est de plus en répandue. Et oui certains gardent le poisson et alors? C’est pas répréhensible. Les bracos c’est autre chose.

    • tranxen says:

      Il suffirait de leur vendre une licence professionnelle pour que le taux de chômage baisse !

  26. Lou Peychou says:

    Enfin quelqu’un qui raison correctement .
    La phrase la plus importante :  » si un homme bouffe tous les poissons de la rivière, au bout d’un moment il n’y en aura plus, donc en croquer un de temps en temps c’est profiter de ce que la nature veut bien nous donner sans taper dans le capital et ce n’est pas répréhensible s’il n’y a pas d’abus. »

  27. JACQUES says:

    1000% d’accord, et en plus c’est bon pour la santé de manger du poisson, et pour soutenir nos régions viticoles….

  28. Jonathan ruppen says:

    Bien dis!!! Très bonne article continue comme ça.

    ++

  29. Kyrax says:

    Malheureusement ca finit souvent dans la caricature et ceux qui hurlent sont bien souvent loin d’être irréprochables (parfois en toute conscience parfois non)
    Convaincre l’autre avec agressivité est une mauvaise stratégie alors qu’expliquer calmement sa façon de faire et surtout dans quel but on le fait est bien plus efficace.
    Il faut savoir prendre du recul et être tolérant sans quoi ca finit en que de poissons!
    Reconnaître ses erreurs aussi me semble important, qui n’en fait pas?
    Quand les extrémistes auront compris ca et quand l’ensemble des pêcheurs aura compris que si on veux faire avancer les choses il faut le faire ensemble (après tout on a la même passion, non?) on aura fait un grand pas en avant!

    Dans tous les cas gardons la pêche 😉

  30. jacob says:

    Petit bémol pour les aappma et le nettoyage des berges (même si je ne me sens pas visé) : bla seule fois qucon y a participé, pendant que 3 ou 4 petits jeunes rassemblaient des tas d ordures, les anciens fratlyaient de nouveaux postes à la tronconneuse sur des spots déjà tres tres tres dégagés et viandés… Et à la fin ils ont balancé 2 pneus et 3 litres d essence sur ce qu on a ramassé (chaises de jardin, papiers gras, vieux fauteuils, bouteilles…) et ont fait un feu de joue à fumée noire… Quelle conception du nettoyage et quelle mentalité ! J’avoue que ca ne nnoys a pas donné envie de récidiver et qu on préfère faire ça ponctuellement quand on est à la pêche entre frangins. @+!

    • Bonjour Arnaud, tu n’as pas de bol, plein d’AAPPMA ne font pas ça car les plus cons ont été éjectés par plein de pêcheurs motivés. Pour cet exemple, il faut rester et s’y investir pour justement s’en débarrasser. Ca peut paraître bateau ce que je dis mais j’ai plein d’exemple depuis quelques années où les boulets ont été sortis des bureaux et remplacés par des mecs motivés. Les élections des bureaux d’AAPPMA sont prévus en fin d’année, bougeons nous tous un peu et doucement on y arrivera, jusqu’à se faire éjecter par de plus jeunes, ce que j’attends :)

  31. jacob says:

    Discuter calmement mais sans manquer de se trouver insultat dès la 1ère ligne…

    • Re bonsoir Arnaud
      Ca vise juste les gros cons qui me menacent via ma messagerie privée et m’envoient même des menaces de mort par courrier…. Est ce anormal de critiquer les supers gros imbéciles qui menacent de mort, de sévices, de violences, une personne sur internet qui n’a juste fait que prendre en photo son poisson, mort et vidé par exemple.. Je ne pense pas être plus outrancier qu’eux et ma première ligne s’adresse justement à ceux qui cachés derrière leur clavier se permettent de dire des choses immondes qu’ils ne diraient pas dans la vraie vie à des vrais gens de peur de s’en prendre une.
      Je t’invite juste à relire certaines de tes publications où tu n’es pas malheureusement pas plus respectueux que moi, bonne soirée

      • Tavaneuse says:

        Et ça, ça te calme « Arnaud »?
        C’était juste pour dire que toutes ou pratiquement toutes les menaces de mort ont étaient faite par écrit et ce, depuis des lustres… C’est un manque de cxxxlles comparable à ceux qui disent qu’ils veulent en finir avec la vie.
        Désolé du HS, je me sent mieux.
        Gardez la pêche!

        • Juste un peu de calme, on n’a aucune raison de s’énerver. Arnaud est un sacrément bon pêcheur qui n’a pas la même optique que moi et que d’autres, pas besoin d’en rajouter à mon com.