Lucifuges : le polar qui pêche !!!
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Bonjour à tous

Tout le monde à son combo fétiche, moulin, canne et tresse dormant amoureusement sur un drap de soie, s’invitant même, pour certains d’entre nous que je ne nommerais pas, jusque dans le lit conjugal. L’INSEE constate d’ailleurs depuis quelques années une croissance anormale des demandes de divorces déposées début mai. Ce matériel, véritable arrosoir à sensations est fin prêt à chanter dès que l’ouverture arrive.

Mais, combien pense au combo de fermeture ? Mais de quoi parle ce mec ? Poussez le à la baille, il part en perruque !!!

Non messieurs, le combo ultime, celui qui vous procurera quasiment autant de sensations est le premier thriller halieutique au monde, combinant pêche, humour et frisson et qui vient de remporter à l’unanimité le Prix du Polar 2014 par la FNAC-Kobo-Place des éditeurs : Lucifuges de Jean-Baptiste Ducournau

Les pros ont adoré l’originalité du sujet (la pêche donc, ce qui n’ont pas encore compris là leur cas est désespéré et on se demande même comment ils font pour leurrer des fishs) et la profondeur des personnages.

Afin de vous réconcilier avec votre moitié qui vous reproche de passer trop de temps à la pêche au détriment de la culture et de votre vie de couple, il ne reste plus qu’à vous ruer sur cet ouvrage de qualité avec des vrais morceaux de pêche dedans autour d’une histoire incroyable. Avec un peu de chance, si vous le laissez traîner négligemment elle le lira aussi quand vous serez en sortie et se laissera emporter par notre passion qu’elle verra alors d’un oeil nouveau. (remboursé par la sécu à partir de l’année prochaine si le lobby des avocats aux affaires familiales ne bloque pas le projet)

De la pêche, une vie sexuelle retrouvée, et des frétillements d’excitation avant l’ouverture, que demande le peuple ?

Lucifuges en téléchargement gratuit sur FNAC.com et Kobo jusqu’au 30 juin, offert à tout acheteur d’une liseuse kobo avec 3 autres ouvrages jusqu’au 31 juillet, en exclusivité sur FNAC.com jusqu’au 14 Septembre et chez tous les elibraires début novembre. Peut se lire sur tout liseuse Kobo mais aussi, ordinateur, smartphone, plaque de marbre, permis de pêche, fish grip etc…

Le pitch: Quel est le lien entre une étrange prostituée péruvienne assassinée, un tueur à masque de chien armé d’une disqueuse qui signe ses crimes en décapitant des chats, une petite société high tech côtée dans un des trous noirs de la Bourse, un dentiste – ami d’enfance du commissaire en charge de l’enquête – dont le comportement se modifie entre chien et loup et qui disparaît à la nuit tombée, des amateurs de sensations fortes qui sillonnent les catacombes ? C’est ce que Augustin Cornélius – adepte forcené de la pêche des carnassiers en Seine – et ses deux adjoints, Clara Demaistre – collectionneuse de boules à neige -, et Jean-Christophe Pereira – fan absolu de rétrogaming – vont devoir découvrir.

 

Et un extrait halieutique oblige

 Il relança donc pile au même endroit en ramenant comme il l’avait fait lors de son précédent lancer : trois tours de manivelle, une pause de deux secondes suivie d’une tirée ample du scion. Et c’est juste après la seconde pause qu’il sentit la touche nette et franche. Pas de place pour le doute ! Une grosse perche avait surgi pour s’emparer avec rage de son leurre. Il la ferra sèchement : elle était nettement plus grosse que la précédente, qui avait refusé son poisson nageur. Il la brida tout de même assez vite. 

Il était monté plutôt gros afin de faire face à toutes les situations, car il lui arrivait souvent de croiser le chemin de puissants silures et là, il vaut mieux avoir du répondant et être bien équipé. Comme il ne pêchait pas assez souvent à son goût, il avait préféré sacrifier quelque peu la discrétion et minimiser ainsi les risques de casse, donc de perte de poissons. De même, autant ne pas laisser s’éterniser un combat afin qu’ils puissent repartir dans les meilleures conditions. Mettre un quart d’heure pour ramener une perche de vingt-cinq centimètres avec du matériel ultra léger ne l’excitait pas. Il n’employait jamais de fish grip et saisissait ses prises à la main ; impossible dans le cas présent, le mètre séparant le quai de la surface de l’eau l’interdisait, si bien que, presque sans réfléchir, il décida de la dropper sans autre forme de procès. 

La technique du droppage consiste à soulever le poisson et l’amener directement sur le quai après avoir au préalablement bloqué le frein. Il va de soi que, passé les deux kilos, cette technique devient aléatoire et peut abîmer le poisson comme le matériel. Il s’exécuta et fut agréablement surpris par les trente-huit centimètres de ce sujet, mesuré à l’aide du mètre de couture souple qui ne quittait jamais sa poche. 

Ses superbes zébrures noires, associées à un vert parfait et à des nageoires d’un rouge écarlate de toute beauté, firent forte impression sur le commissaire. Le poisson se révélait exceptionnellement beau et bien proportionné. En lui enlevant le leurre, dont le triple de queue était planté dans la lèvre inférieure à deux endroits, il sortit de son état contemplatif et se dit qu’il fallait vite le remettre à l’eau plus loin. Peut-être même pourrait-il battre son record actuel qui, pour l’instant, s’établissait à quarante-trois centimètres. Il fit une rapide photo avec son smartphone, puis se dirigea vers les herbiers en aval de l’abreuvoir à chevaux afin que le poisson regagne son élément. Une légende bien vivace, à laquelle le commissaire ne croyait pas plus que cela mais que, dans le doute, il appliquait la plupart du temps, était qu’une perche relâchée à l’endroit de sa capture prévenait le reste du banc du danger. Il la libéra donc vite fait et il se dirigeait prestement vers sa canne restée par terre sous le pont quand, soudain, une agression sonore le fit sursauter. Son téléphone… C’était Pereira ! Et si l’inspecteur osait le déranger durant son shoot de pêche, c’était probablement très important. Il hésita, laissa passer le premier appel, puis il décrocha avec un profond soupir à la fin du second.

http://www4.fnac.com/livre-numerique/a7385236/Jean-Baptiste-Ducournau-Lucifuges#FORMAT=ePub

Bonne lecture à tous

 

About Tahitifish

Passionné d'écailles et de mucus, je pêche tout et partout. Grosse prédilection pour le Bar et le Black Bass, je ne dédaigne pas les brochets et les perches...en pêche aux leurres presque exclusivement. A pied en Float tube ou en Bateau tant que je suis près de l'eau c'est bon!
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4 Responses to Lucifuges : le polar qui pêche !!!

  1. Ducournau says:

    Là Sylvain tu me fais plaisir !!!

    Vieux… Non mais on croit rêver… J’attends avec impatience ton retour de pêcheur en culottes courtes 😉

  2. Ducournau says:

    Dis pas ça Sylvain, déjà sur la photo on dirait Léonardo di Caprio jeune après une cure de toxine botulique et, surtout, tu peux le lire sur tablette, liseuse (grossir les caractères est une des nombreuses options) ou même smartphone, j’ai un collègue de 62 ans qui l’a téléchargé et lit dessus dans le RER.
    Alors tu penses bien que le fish grip à côté c’est de la roupie de sansonnet.
    Le marché du numérique a doublé l’année dernière et explose aux USA, celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen, celui qui ne veut rien faire une excuse 😉

    Amicalement.

    Jean-Baptiste

  3. Je suis vieux, je préfère un vrai bouquin en papier car lire sur un fish grip c’est pas si facile !! Vivement qu’il sorte en livre que je l’achète.