La fédé du Bas Rhin se positionne (presque) contre la pratique du Nokill
avatar

infos du jourDans un article de presse  au sujet d’ une charte des bonnes pratiques pour la pêche en gravière, où l’excès d’ amorçage nuit à la qualité des eaux, le président de la fédération de pêche du Bas Rhin prend une position peu commune où il précise qu’il n’est pas défavorable au Nokill mais presque….Tout du moins c’est que l’on peut comprendre à la lecture de la fin de cet article.

Serait ce l’ effet proximité avec l’ Allemagne qui l’ a interdit ? Ou le journaliste qui n’a peut être pas su retranscrire les propos du président Erb ?

Voici le scan de la totalité de cet article afin de vous faire une opinion, si telle est le cas (presque contre le Nokill), que l’on soit d’accord ou pas avec lui, c’est une position nouvelle chez les élus de fédé.  Pour le reste, une gravière n’est pas selon moi un milieu naturel mais c’est un autre sujet.

art presse 2017-1

art presse 2017-2

Gardez la pêche

 

About sylvain l'esoxiste

51 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
This entry was posted in informations diverses pêche. Bookmark the permalink.

11 Responses to La fédé du Bas Rhin se positionne (presque) contre la pratique du Nokill

  1. Leap says:

    Je crois que les commentateurs ici n’ont pas compris la position du président de la fédé du Bas-Rhin sur le no-kill. A croire que les gens, aveuglés par leurs œillères, ne lisent dans l’article que ce qu’ils veulent bien lire.
    Je vais ré-expliciter et défendre la position de ce président sur le no-kill à travers une fable.
    Cette fable commence avec l’étang communal, eau close, d’une petite ville. Les anciens avaient l’habitude d’y pêcher et de garder le poisson pour le repas familial (des viandards, quoi!). L’AAPPMA rempoissonnait l’étang chaque année en brochets, carpes, etc. et tout allait bien.
    Puis, les anciens disparaissaient les uns après les autres, et une nouvelle génération de pêcheurs est arrivée. Ceux-ci sont adeptes du no-kill et vomissent sur les « viandards », car soit-disant à cause d’eux, « il y a moins de poissons ». Ces nouveaux pêcheurs ont fait pression sur l’AAPPMA et ont finalement obtenu que l’étang communal devienne no-kill. Les quelques anciens qui restaient, de guerre lasse, ont abandonné la partie et ne pêchent plus ou pêchent ailleurs.
    Les premières années de no-kill, tout se passait bien. Puis, avec les élections municipales, une nouvelle majorité est arrivée au pouvoir à la Commune. Le nouvel élu chargé des espaces verts est un écologiste convaincu, défendeur de la cause animale. Il se rend compte que dans l’étang communal, avec le règlement no-kill, les pêcheurs pêchent, non pas pour se nourrir ou nourrir leurs familles, mais pour s’amuser avec le poisson.
    Il demande des comptes à l’AAPPMA qui lui répond « nouvelle génération, philosophie no-kill, respect du poisson qui est un partenaire de jeu, il ne souffre pas, c’est comme un piercing, nous sommes écolos, protection de la ressource, etc. »
    L’élu écologiste leur répond « vous croyez vraiment que je vais croire à cette fable du no-kill? LE POISSON N’EST PAS UN JOUET. Avant la pêche était un loisir moralement acceptable car cela permettait à des familles ordinaires de se nourrir en poisson. Maintenant que vous imposez le relâchage systématique du poisson, je ne vois plus de raison fondamentale pour vous laisser continuer à pêcher ».
    L’élu écologiste enfonce le clou: « des études montrent que 10% à 40% des poissons capturés et relâchés meurent dans les jours qui suivent. Autant il est acceptable de tuer des animaux pour se nourrir, autant il n’y a aucune justification possible pour la pêche no-kill qui consiste à tuer par loisir. Et votre soit-disant « philosophie no-kill, respect du poisson qui ne souffre pas, hameçons sans ardillon, interdiction des pinces, épuisettes non blessantes, tapis de réception, etc. », ce ne sont que des balivernes pour justifier une pratique abjecte et immorale! ».
    Les pêcheurs no-kill conscients du danger, ont lancé un mouvement massif de protestation sur Fessebouc et lancé une pétition en ligne avec des milliers de « likes » et de commentaires. Le jour de la manifestation sur le parvis de la Mairie contre les projets de cet élu écolo, seuls 10 péquenots sont venus et ont agité des banderoles.
    Finalement la Commune a voté le non-renouvellement du bail de l’AAPPMA et a dédié l’étang communal à l’observation des oiseaux avec pêche rigoureusement interdite.
    Fin de la Fable.
    P.S.
    J’aurais aussi pu écrire l’histoire de la gravière de Fort-Louis. L’entrefilet « Plus de pêcheurs à Fort-Louis » dans l’article de presse ci-dessus est vraiment saisissant…
    P.S.
    Je relâche 90% de mes prises, mais je ne pratique pas le no-kill, je ne revendique pas la philosophie no-kill, une aberration qui va signer la fin programmée de la pêche de loisir.
    Et je respecte plus le pêcheur qui ramène le poisson à la maison pour nourrir sa famille, que tous ces donneurs de leçons qui ne sont jamais satisfaits (« hého tiens mieux le poisson », « hého pose pas le poisson par terre », « hého pas de photos de poissons non maillés / ensanglantés / morts », « hého pas de photos de sandres charbonniers », « hého il est où le respect du poisson? », « hého la pêche au vif devrait être interdite, assassin », etc.

    • Huck says:

      Ok
      Mais alors que faut il faire ?
      Comment préserver nos ressources, notre passion, qui dit vraî ?
      Y a t il des techniciens en ichtyologie qui pourraient nous éclairer sur ce sujet ?
      L’Allemagne aurait interdit le No kill ?

      • Leap says:

        « Que faut-il faire? »
        Réponse: toujours laisser la possibilité, la liberté, au pêcheur de prélever ou non le poisson. Celui qui veut garder le poisson, le garde (dans les limites du Code de l’environnement); celui qui veut relâcher le poisson, le relâche. Bien sûr, no-kill localisé (par espèce, par zone, ou temporairement) si cela permet de sauvegarder des espèces menacées, jusqu’à ce que le stock se reconstitue. Surtout pas de no-kill généralisé!!!
        Si on coupe le lien « pêcher se nourrir » comme veulent le faire les intégristes du no-kill avec la généralisation du no-kill, alors ces derniers se retrouveront en face à face avec les extrémistes vegans qui finiront par l’emporter et par interdire la pêche (cf. ma Fable ci-dessus).
        C’est en d’autres termes, la position du Président de la Fédération du Bas-Rhin (« no-kill=fausse bonne idée »), que je partage, et qui est très bien expliquée dans l’article.

    • JOJO l'Affreux says:

      Bonjour Leap,
      Je ne pense pas que ce soit le no-kill qui fera disparaître la pêche de loisir puisque la chute des effectifs de pêcheurs à commencer il y a bien longtemps alors que ce terme n’était même pas encore dans la bouche des pêcheurs.Mais c’est plutôt la complication de la pratique à travers une réglementation compliquée et surement dépassée .
      Puisque vous avez l’air de pêcher et de bien connaître la pêche dans le 67,permettez moi donc d’essayer de vous prouver ce que j’avance ici.Savez vous que pour pêcher dans notre beau département en comptant les arrêtés et les décrets ministériels,en y rajoutant les arrêtés ainsi que les décrets préfectéraux,nous avons pas moins d’une bonne trentaine de textes réglementaires pour pouvoir tremper du fil dans le 67.
      Je n’omets pas non plus les réglements intérieurs tous différents des uns et des autres des 124 aappma et ceux d’autant d’amicales que nous avons l’immense joie et le grand bonheur pour tous les pêcheurs de loisir d’avoir dans notre département.Si maintenant notre président fédéral site dans ses propos ce qui se passe en Allemagne à titre d’exemple,je crois que nous pouvons très bien penser par nous même afin de parvenir à une politique cohérante pour la pratique de la pêche de loisir,mais surtout associative.
      Enfin tout comme vous je relâche une grande partie de mes prises,mais je ne dédaigne pas effectivement la dégustation de quelques truites,perches et sandres de temps en temps.
      Cordialement.

  2. Cyril67 says:

    En tant qu’ autunois de naissance et alsacien depuis quelques temps, je confirme que notre président Erb est assez souvent à côté de la plaque.
    Rien n’est fait pour protéger des hauts lieux de la pêche au carnassier comme le plan d’eau de Plobsheim, idem pour la jungle à la carte (il faut au moins 10 cartes d’appma différentes pour pêcher sur un rayon de 30 km en Alsace puisqu’il n’y a que très peu de réciprocitaires…) , pour les mises à l’eau sur le domaine public qui sont des projets et qui le restent très très longtemps, la « chasse »ou plutot son absence aux bracos des pays de l’est mais pas que, bref, je m’égare…
    Pour conclure, avec des dirigeants qui ont des méthodes et des discours d’un autre âge, il ne faut pas s’étonner de voir ce genre de position qui ne semble pas sortie de l’imagination débordante d’un journaliste.
    Circulez, y’a bientôt plus rien à voir….

  3. Franck says:

    Salut,
    Cet article est assez hallucinant. Qu’un président de Fédé dise autant de bêtises en aussi peu de mots est un exploit.
    moi aussi je pêche un secteur avec plusieurs gravières à l’eau cristalline. Toutes? Sauf une! Celle où les gentils badauds jettent des tonnes (et le mot n’est pas faible) de pain aux gentils volatiles aquatiques. Et ce malgré la présence d’énormes (2,5m x 2,5m) panneaux rédigés par des scientifiques, les avertissant des dangers de ce comportement non seulement pour les gentils volatiles (ça leur provoque une sorte de cirrhose) mais aussi au lac qu’ils aiment tant regarder avec le risque d’eutrophisation.
    Et quand tu leur parles des panneaux c’est soit « j’avais pas vu mais promis demain j’arrête » soit « je m’en fous mêlez vous de vos affaires » soit « c’est quoi ces idioties? »
    Je n’ai pas de compétences scientifiques mais un peu de bon sens me fait réaliser que peut être ces quantités de pains ont un impact. Peut on rapprocher cela des éventuels abus d’amorçage? Je ne sais pas, ce n’est pas ma pêche.
    De toute façon, l’éducation des gens quant à l’impact de leurs comportements sur l’environnement est nulle dans notre pays et une tentative ne serait-ce que de leur en faire prendre conscience est considérée par ces personnes comme une ingérence dans leur vie. Quand les gens ne confondront plus un ragondin et un castor ou un chevesne et une truite (véridique !!!), on sera sur le début d’un bon chemin. Mais aujourd’hui on en est loin…
    Gardons la pêche.

  4. Lesfilmu says:

    Salut,
    Quel tissu d’amalgames, impressionnant…
    Je connais (très bien) une gravière proche de chez moi et que je pêche toute l’année.
    Elle est blindée d’herbiers, mais alors vraiment blindé. 100Ha et des herbiers sur 2 à 4m de haut sur plus des 2/3 de la surface.
    Et bien elle a régulièrement à faire face à des booms de cyanobactéries… comme si la chose était aussi simple que « carpe=eau trouble=pas d’herbiers=cyanos »… n’importe quoi…
    Cette même gravière blindée d’herbiers héberge pourtant une très belle population de carpes. Et pourtant, son eau est limpide, un vrai aquarium. En float ou en bateau, on voit distinctement le fond…. par 6m de fond !!
    Donc là aussi carpe=eau trouble, c’est faux, c’est bien plus compliqué que çà… (à commencer par les densités, mais pas seulement)
    Par ailleurs on part d’un (vrai) problème : l’amorce et l’usage hallucinant qui en est fait par certains pêcheurs de la carpe. Je ne pratique pas cette pêche, donc je ne dis rien sur ce point, par contre il est évident qu’au delà de certains seuils, c’est impactant pour le milieu, çà c’est incontestable (et après on discute du seuil, qui bien entendu est spécifique à CHAQUE milieu).
    Et on arrive au No-kill… présenté comme çà, soit c’est une erreur de compréhension du journaliste, possible, soit c’est une farce.
    Le No-kill n’est absolument pas responsable d’une potentielle sur-densité dans un milieu, gravière dans le cas présent. Ce sont les empoissonnements (donc la responsabilité du gestionnaire) et surtout, la quantité de nourriture disponible qui régissent les densités… (ainsi que la qualité du milieu, bien entendu).
    Plus d’amorçage, moins de nourriture, mort des plus faibles (çà s’appelle la sélection naturelle et çà marchait bien avant que l’homme n’apparaisse…) et baisse de la densité jusqu’au point d’équilibre masse biologiques/ressources du milieu.
    Ce que ne dit pas cet article, c’est que nous (l’Homme) on est tellement habitué à croire qu’on peut tout régenter et contrôler qu’on en oublie que la nature est bien plus forte que nous.
    Donc poser la question de l’amorçage excessif (l’amorçage tout court), çà c’est une bonne question, en déduire ce qui est « raisonnable » (pour moi c’est 0, on n’a pas à apporter d’éléments exogènes dans un milieu qu’on souhaite « gérer », la meilleure des gestions que je connaisse, c’est de ne rien faire (de mal))… mais en arriver à poser insidieusement la question du no-kill avec une telle succession d’amalgames, c’est à tout le moins de l’incompétence, au pire, de la manipulation…
    Je pense que ce post va choquer, mais c’est en choquant (un peu) qu’on fait avancer le débat 😉
    Lesfilmu.

    • Le regulateur says:

      Bonjour , d’accord avec toi, j’ai pêcher dans des gravieres à l’eau cristalline, et toutes sortes de poissons s’y trouvaient, du carnassier à la carpe! Il est vrai que parfois l’amorçage est abusif, certains pêcheurs en font un usage intensif! Pour ce qui est du no kill, je le pratique souvent, mais parfois je déguste une truite, une perche, ou de la petite friture, mais toutefois 95 % de mes prises sont remises à l’eau, on n’est plus à l’époque où les pêcheurs systématiquement ramenait tout ! Quoique il y en a encore qui font des abus! ☺. Amitiés! !

    • JOJO l'Affreux says:

      Bonjour Lesfilmu,
      Je pêche dans le 67 depuis bien longtemps,notre FD ou plutôt son président n’est ni incompétant ou manipulateur ! C’est sa vision et sa politique personnelle qui cloche,par exemple sur le plan d’eau de Plobsheim (660 hectares),là il est pour le no-kill bien que 2 pêcheurs pros y trempent leurs filets.
      Ailleurs pour lui le no-kill,c’est en fonction du lieu,de quelle aappma qui gère ce lieu et ensuite c’est le nombre de pêcheurs qui détermine le pour ou le contre (hé oui cartes obligent,comme souvent !).
      A la lecture de cet article,cela confirme une fois de plus ce que l’on sait déjà depuis longtemps c’est que le président de la fédé 67 a toujours comme de coutume le derrière entre deux chaises !
      Maintenant tout comme Sylvain,je pense qu’un trou creusé artificiellement par l’homme n’est pas un milieu naturel.

      • Lesfilmu says:

        Salut,
        Je ne fais de procès d’intention a personne, pas plus le président de le FD que le journaliste, je constate juste le contenu de l’article…
        Sur la notion de milieu naturel ou pas, je ne pense pas que ce soit le lieu pour en débattre, mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. Pour moi dès l’instant où la naturel est présente, c’est un « espace naturel », eut’il été créé par elle-même ou par n’importe quel autre moyen 😉
        Lesfilmu

        • Le regulateur says:

          Dans ma vie professionnelle j’étais cheminot, pendant des années nous avons fait des trains de ballast dans une carrière, une fois tout ceci abandonné, l’eau s’est infiltrée et à formé un plan d’eau de 2 hectares environ, au bout de 2 ou 3 ans des poissons sont apparus dans ce plan d’eau / on dira artificiel/ , vairons, goujons , chevesnes. Et ceci naturellement! Quelques années plus tard, perches, brochets, gardons, mais sûrement introduits ceux ci ! Comme quoi la nature reprends ses droits partout!☺