Hiverner son moteur hord bord

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Bien hiverner et entretenir  son moteur hors bord

 

Un hors bord, c’est cher pour nous, pauvres pêcheurs que nous sommes. Il importe donc d’en prendre le plus grand soin si on veut en profiter le plus longtemps possible.

Je ne parlerai pas des hors bords qui séjournent dans l’eau de mer mais de ceux qui ne voient que l’eau douce.

Deux cas de figure se présentent à nous, soit nous avons un deux temps soit un quatre temps. L’entretien des deux n’a pas une grande différence, le quatre temps ne demandera qu’une vidange moteur et un changement de filtre à huile en plus de l’entretien identique du deux temps.

 

Pour les bricoleurs de base comme moi, un moteur hors bord, c’est un peu un mystère. Coté moteur, c’est un peu comme une tondeuse mais coté propulsion j’ai été assez déboussolé la première année, d’autant qu’on ne trouvait pas énormément de renseignements sur le net, ou alors j’avais bien mal cherché.

 

Commençons par la partie moteur. Otez le capot et vous découvrirez votre moteur dans sa splendeur. Celui ci étant protégé, il ne se salit que très peu. Mon vieux Yamaha 5 Cv des années 80 a toujours un moteur qui semble flambant neuf.

Premier point, fabriquez vous une chaise moteur en bois, c’est simple, quelques planches et quelques clous et votre moteur peut reposer sur un support adapté sans être stocké à plat ou rester sur la barque.

Il vous faudra, dans un premier temps,  ôter la (ou les )bougie, la nettoyer, vérifier l’écartement de l’électrode et pourquoi pas la changer, ça ne peut pas faire de mal au moteur.

Pulvérisez quelques gouttes d’huiles style WD 40 dans le cylindre afin de le protéger de la corrosion cet hiver.

Pour les deux temps: N’oubliez pas de vidanger la cuve de carburateur. En faisant cela, vous allez débarrasser votre moteur du vieux carburant. L’essence pourrait s’évaporer et il ne subsisterait que l’huile. Cette dernière pourrait boucher le gicleur lors des opérations futures de démarrage.

Pour un quatre temps, je vous propose la même chose, ça ne mange pas de pain et ça évite l’accumulation des saletés contenues dans l’essence au fond de la cuve du carbu.  J’avais une moto qui datait de 1982 et qui refusait de démarrer au printemps si je n’avais pas pratiqué cette vidange.

Pensez, pendant que vous y êtes, à graisser les divers axes de commandes accessibles sur le moteur et la barre franche.

 

 

 

 

 

 

 

Passons maintenant à la partie postérieure du moteur. Otez l’hélice en arrachant la goupille, dévissez  le boulon ou tout autre système et vérifiez l’état de votre goupille de cisaillement (destinée à débrayer l’hélice en cas de choc), si vous n’en avez pas, consultez votre manuel.

Graissez cet axe qui se trouve le plus souvent sous l’eau, utilisez de la graisse spéciale que l’on trouve en magasin de nautisme sinon ne prenez pas la moins cher au magasin de bricolage.

Notre moteur possède une embase dans laquelle la transmission verticale (venant du moteur) se transforme en horizontale (via l’hélice) par une pignognerie. Ce dernier élément baigne dans un liquide spécial dit « huile d’embase » qu’il faut changer régulièrement au moins une fois tous les deux ans  pour notre usage pêche. Il y a un boulon de vidange situé au pied du moteur et un de trop plein situé sous la plaque de cavitation. On achète cette huile dans un tube qu’il convient de vider en force par le trou du bas jusqu’à ce que l’huile ressorte au niveau du trop plein au dessus.

Je vous place le lien d’un article super détaillé sur le sujet : http://www.westnfishing.com/vidange-moteur-hors-bord-yamaha/

Dernier point et non de moindre importance, sur cette embase vous découvrez des évents. Ceux ci servent à laisser  pénétrer l’eau dans le moteur pour le refroidir. Cette eau sera pompée via une turbine en caoutchouc qu’il convient de changer ou faire changer tous les deux ans parce que le caoutchouc s’effrite et se délite, votre moteur n’est plus refroidi et gare au serrage. Elle est ensuite rejetée sous le corps du moteur, c’est la raison pour laquelle on voit « pisser » son moteur en marche.

Cette anecdote m’est arrivée l’année dernière, je n’ai pas fait mon malin. L’eau ne pissait plus, j’ai cru que les évents étaient bouchés par des algues mais non, la turbine était HS, j’ai failli serrer. Heureusement que mon vieux Yamaha est solide.

Un dernier petit coup de graisse sur les endroits qui sont soumis à frottements une vérification de l’état de la barette de trim (qui a tendance à se tordre) et votre moteur est prêt pour un court sommeil hivernal.

 

Pour terminer, même si votre moteur est étudié pour vivre à l’extérieur, remisez-le au garage et couvrez-le d’un drap. Il l’a bien mérité.

Voici un petit éclaté pour les plus bricoleurs:

Eclaté d'embase de moteur hors bord

Gardez la pêche.

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