Dates d’ouverture du carnassier en Bourgogne en 2012, on continue dans le délire.

L’année dernière a peu près à la même époque, je me posai cette question: Quid de l’harmonisation de la date d’ouverture du carnassier en Bourgogne puisque la Saône et Loire n’ouvrait pas en même temps que la Nièvre et la Côte d’or ?

J’avais espéré qu’une année d’expérimentation suffirait aux fédés pour prendre une décision quelle qu’elle soit mais commune, et bien je me suis gouré !

C’est toujours le même foutoir entre ceux qui suivent la FNPF et ouvriront le 1er mai, ceux qui ouvriront le 12 et ceux qui ouvriront encore plus tard.

 

Je suis, comme tout bon pêcheur un fervent protecteur de la ressource et j’apprécie qu’un poisson ne soit pas pêché durant sa reproduction, c’est pour cela que la solution de la Nièvre  et ses réserves de fraye de 2009 et 2010 avait remporté mon suffrage. Néanmoins je comprends aussi la Saône et Loire qui a préféré reculer l’ouverture pour laisser frayer le sandre.

Voyons quels sont les dates d’ouverture des départements bourguignons et de quelques limitrophes à ma Saône et Loire:

Saône et Loire:                       12 mai 2012

Nièvre:                                   1er mai 2012

Côte d’Or:                              02 juin 2012

Yonne:                                    1er mai 2012

Loire:                                      1er mai 2012

Ain:                                        12 mai 2012

Jura :                                       12 mai 2012

Rhône:                                    12 mai 2012

Allier:                                     1er mai 2012

 

On s’aperçoit que certains départements appliquent la décision d’ouverture au 1er mai, qui, faut il le rappeler fut prise à l’unanimité lors d’un congrès national! Certains départements comme la Nièvre mettent en place des zones  réservées pour les frayères, d’autres non, d’autres font encore autre chose….

La palme revient encore à la Côte d’Or qui n’ouvrira le brochet qu’au 2 juin. La Côte d’Or encourage la mobilité de ses pêcheurs et les envoie à la pêche dans les autres départements avant. Je propose donc  que les pêcheurs de Nièvre, de Saône et Loire, du Jura et d’ailleurs aillent tous pêcher en Côte d’Or à compter du 2 juin pour un peu plus d’équité.

Je rappelle que la recommandation de la FNPF  a été faite dans le but de simplifier l’accès à la pêche pour tous….c’est encore raté cette année.

Même si je comprend la volonté de protection des frayères de sandre et que je l’encourage même, je me navre de cette multitude de dates. Certes un sandre du midi finira sa fraye bien avant un sandre de Nièvre, mais il faudra bien qu’un jour on y vienne à cette harmonisation des dates d’ouverture. Sous de bons prétextes, et je me répète, que je comprends,  on s’enferme dans une complication qui fait fuir les pêcheurs, qui les empêche d’aller faire du tourisme pêche de peur de se faire verbaliser.

 

Voici mon article écrit début 2011 sur le même sujet,  suivi de deux écrits en 2010 vous constaterez qu’il n’y a rien de changé:

 

Dates d’ouvertures  carnassier 2011, ça continue dans le délire.

 Comme l’année dernière, la FNPF a voulu que les dates d’ouvertures du carnassier  s’harmonisent sur notre territoire Français et le moins que l’on puisse dire c’est que c’est encore un beau loupé.

 Le 1er mai, seule la Nièvre ouvrira et placera des réserves interdites à toutes formes de pêche pour préserver la fraye du sandre.

La Saône et Loire et  la Côte d’Or ouvriront le carnassier en général le 14 mai 2011 alors que dans la Loire (42) seul le brochet ouvrira le 1er mai.

 Ca commence à devenir compliqué avec seulement quatre départements, maintenant comparons :

Ouverture brochet 1er mai : Loire et Nièvre

Ouverture brochet 14 mai : Côte d’Or et Saône et Loire

 Ouverture sandre 1er mai : Nièvre

Ouverture sandre 14 mai : Côte d’Or et Saône et Loire

Ouverture sandre 4 juin : Loire

 Ouverture bass 1er mai : Saône et  Loire

Ouverture bass 1er juillet : Nièvre et Côte d’Or

Ouverture bass 2 juillet : Loire

 Ouverture dans le Jura et dans l’Ain : le 14 mai à l’identique de la Côte d’Or avec ouverture retardée du bass au premier juin pour le jura et idem amis 2 juillet pour le bass dans l’Ain.

Idem pour le département du Rhône.

 Qu’en conclure ? Il semble que pas mal de départements ont résisté à l’appel de la FNPF en ne décidant d’une ouverture qu’à partir du 14 mai. Pour l’heure, des départements limitrophes à la Saône et Loire, seule la Nièvre ouvrira le premier mai.

 Une des conséquences à cette date sera un afflux massif de pêcheurs qui viendront tenter leur chance sur les grands lacs. Il risque d’y avoir foule aux rampes de mises à l’eau de Pannecière.

 Alors quelle est la meilleure solution ? Celle de la Nièvre me plait bien mais je suis un pêcheur responsable qui ne triche pas, beaucoup n’auront pas mon éthique.  Attendre le 4 juin comme dans la Loire pour pêcher le sandre me parait trop long mais tout ouvrir dès le 14 mai c’est la certitude de trouver les sandres encore sur les frayères.

 Je suis conscient que la mise en place de réserves sur les frayères à sandre est la bonne solution, certes la plus difficile à mettre en place et la plus lourde en temps et en main d’œuvre mais elle concilie plaisir de pêche et préservation du milieu.

On verra ce que l’avenir nous dira.

 Gardez la pêche.

 

Deux articles écrits sur le Blog de l’esoxiste au sujet des dates d’ouverture 2010

 

Dates d’ouvertures: Le casse tête chinois.

 Une bonne date d’ouverture doit combiner plusieurs éléments: Le facteur économique et le facteur écologique. Ça paraît simple jusque là, sauf qu’a la première strate il faut en rajouter une seconde qui combinera les même éléments et puis une troisième et ….. Mes propos commencent à devenir obscurs? Laissez moi vous éclairer et vous comprendrez pourquoi j’ai titré « le casse tête chinois » alors que j’aurai pu titrer « la dualité, nécessaire déclinaison humaniste dans la perspective de l’art halieutiste » (Ça en jette, non?).

 Pour nous autres pêcheurs, sans aucune autre considération, notre but c’est prendre du poisson. Pour y parvenir il faut qu’il y ait du poisson dans les lacs et rivières. Il faut donc gérer la ressource avec intelligence en sachant qu’elle n’est pas infinie. Il nous faut protéger la reproduction de nos poissons préférés. Il y a deux façons de le faire, soit interdire la pêche sur une période donnée (période correspondant à la fraye) soit interdire la pêche sur des zones données (les frayères).

Par facilité et bon sens, nos instances ont choisi la première solution.  Pour nous autres pêcheurs, toujours sans aucune autre considération, notre but c’est aller à la pêche.

Pour ce faire, l’état à mis a notre disposition des lois et règlement et des organismes chargés de la gestion de la pêche (les AAPPMA et les Fédérations). Il faut donc trouver des lieux où pêcher pour assouvir notre passion. Ce qui implique qu’il faut s’ouvrir à tous et faciliter notre sport, pour cela il faudrait que le pêcheur lambda puisse pêcher partout  et en tout temps.

 On commence à voir poindre dans ce raisonnement basique  que les deux derniers arguments s’affrontent déjà sur le point « période de pêche ».

 J’ai connu, lorsque j’étais gamin, l’ouverture générale (de tous les  poissons) en seconde catégorie pour le mois de juin. Puis les années passant, une fermeture du brochet, une autre du sandre, une ouverture de ces deux là et une pêche ouverte toute l’année pour le reste.

Je n’inclue pas  dans ce raisonnement la première catégorie pour tenter de simplifier, sinon on n’est pas sorti de l’auberge!

 Désormais la date d’ouverture des deux carnassiers devrait être le 1° mai pour toute la France. Mais si on ouvre au premier mai, dans le Morvan, le sandre  n’aura peut être pas frayé, pas plus que dans l’est. Par contre il aura frayé depuis longtemps dans le sud.  Donc il faudrait décaler ces dates, oui mais les mordus de pêche iront prendre leur carte dans le sud et feront perdre des adhérents à leur fédération d’origine qui n’aura plus le même poids face aux instances nationales…Donc moins de subventions et de projets. De plus les commerces, camping, détaillants d’articles de pêche auront moins de clients dans le nord que dans le sud. Moins d’adhérents égal moins d’entretien des eaux, égal moins de poissons, égal moins d’adhérents.

 Et si l’on ne fermait pas? Notre sport se démocratiserait encore plus, le nombre de pêcheurs augmenterait, engendrant à terme moins de poissons donc moins de pêcheurs. Dans les deux cas on finit avec moins de pêcheurs à long terme. Alors comment faire si à chaque fois que l’on prend une décision économique on doive mettre en parallèle une décision écologique. L’idée serait peut être de tout compliquer, mettre en réserve partielle des zones de frayère, mettre en place des dates de fermetures spécifiques adaptées au poisson et à une zone géographique déterminée. Et là, devant tant de complication, le pêcheur lambda arrête la pêche !

 Difficile, que dis je, ardu et impossible. Peut être ?

 La pêche est gérée par de vrais écologistes qui veulent préserver la ressource mais les pêcheurs dans leur ensemble veulent du poisson que seuls des économistes peuvent gérer. Je n’ai pas la solution, d’ailleurs je soupçonne que personne ne l’a vraiment.

 Déjà dans mon Morvan on polémique sur la date d’ouverture. La gentille Nièvre se plie aux règles et ouvre le 1er mai, la méchante Saône et Loire aidée de la méchante Côte d’Or ouvrent le 8 mai. Oulala, tous les pêcheurs côte-d’oriens et tous les saône-et-loiriens vont venir piller la Nièvre, c’est un scandale M. Elkabach., faites donner la troupe. En réalité c’est vraiment un scandale, en bon saône-et-loirien, j’espère que mes instances fédérales reviendront à la raison pour ne pas donner un piètre exemple de désobéissance aux règlements.

 Je pressens ou, pour paraphraser Dark Vador (excellent pêcheur au demeurant), je subodore que l’on se dirige vers une pêche économique, avec une carte qui donnera droit à tout le territoire Français,  une ouverture générale identique partout pour un développement de notre loisir façon « sport fishing » à l’américaine. Les fabricants et détaillants semblent  parier sur cet optique et ont compris depuis l’ère carpiste qu’il y a un sacré pouvoir d’achat dans la pêche et que le tourisme pêche nature pourrait un jour rivaliser avec les sports d’hivers ou la plage. Dans un monde ou l’argent est roi, les idéaux des dirigeants de petites AAPPMA risquent d’être mis à mal, d’autant qu’a l’instar des services publics on envisage le regroupement pour économiser. Eh oui, fini les petites associations de pêcheurs locaux gérant un plan d’eau ou une portion de rivière, fini la bonne ambiance de gens qui se connaissent. Place aux cons pétants (j’ai un doute sur l’orthographe) qui géreront un arrondissement entier.

 La pêche devrait subir une profonde mutation dans quelques années, est ce bien ou mal? Seuls ceux qui sont au cœur du projet ont une idée  précise à ce sujet. Pour ma part, tant que je pourrais tremper ma ligne  je serai heureux.

Ouais, heureux comme un pêcheur au bord de l’eau !

 

Gardez la pêche.

 

 

 

Dates d’ouverture du carnassier 2010 en Saône et Loire et dans la Nièvre, pourquoi faire simple quant on peut faire compliqué.

 Ceux qui suivent d’une oreille avertie la « politique » pêche dans notre région Bourgogne avaient déjà remarqué le schisme entre la fédération de Saône et Loire et celle de la Nièvre.

Ces deux grosses machines s’affrontaient entre autre,sur les dates d’ouvertures carnassiers. Qui allait gagner, serait ce la Nièvre qui respecte les préconisations de la FNPF ou la Saône et Loire qui n’en veut pas.

Et bien cette guerre fratricide a réussi à donner un nouveau « grand n’importe quoi » pour les pauvres pêcheurs que nous sommes, et je ne parle pas des autres départements qui eux aussi ont pris des mesures allant à l’inverse de la simplification des dates prônée par la FNPF.

 Rappelons brièvement les faits: La FNPF (fédération nationale) veut populariser la pêche et le tourisme pêche. Elle constate que les dates différentes entre les départements sont un frein au développement du tourisme pêche et préconise une date d’ouverture unique sur tout le territoire. Des voix s’élèvent de partout pour dénoncer le fait que les sandres  qui ont frayé au 1° mai dans le sud ne l’ont peut être pas fait dans le nord et l’est

 Que fait la Nièvre, elle se plie à cette recommandations mais sous la pression de la base tente de trouver une solution pour éviter la pêche durant la reproduction du sandre. Elle envisage la mise en réserve des frayères sur les grands lacs.

 Que fait la Saône et Loire, elle ne se plie pas à cette recommandation et décide l’ouverture au 8 mai. Devant les remous fédéro-nationo-machin chose, elle décide de lâcher un peu de lest et permet l’ouverture du brochet au 1° mai et du sandre au 8 mai.

 Quant à la Côte d’Or, elle ouvre pour les deux le 8 mai….

 Ou en sommes nous aujourd’hui 19 avril 2010, soit à 11 jours de l’ouverture ? Je suis allé voir sur les sites de nos fédés et je vous livre les informations suivantes:

 En Saône et Loire: Ouverture brochet le 1° mai et ouverture sandre le 8 mai, l’arrêté préfectoral stipulerait ces mesures.

 En Nièvre: Ouverture brochet et sandre  le 1° mai avec mise en réserve des frayères à sandre jusqu’au 28 mai inclus, zones balisées par des bouées et des panneaux.

 Ces zones de réserves sont consultables sur le site de la fédé 58 dans la rubrique « carnassier ».

 Je ne veut blâmer personne, qui a tort ou qui a raison ? L’avenir nous le dira mais pour ce qui est de la simplification c’est loupé !!

7 zones en réserve à Pannecière, 2 aux settons, 3 à Chaumeçon, 1 à Saint Agnan. Il va falloir vous renseigner avant de mettre les lignes à l’eau. Et si vous n’êtes pas au courant, serez vous verbalisé si vous pêchez dans ces réserves ?

Rien qu’a Pannecière, je présent  que les gardes de l’AAPPMA vont avoir une rude journée devant eux et qu’ils entendront pas mal de noms d’oiseaux à leur sujet.

 Conséquence: Les pêcheurs de Saône et Loire viendront tenter le sandre dès le 1° mai dans la Nièvre puis repartiront le 8 pour la Saône et Loire, jusqu’au 28 où il reviendront. Heureux les pompistes car ils vendront de l’essence !!, heureux les coiffeurs car ils devront recoller nos cheveux arrachés  par tant de complexité.

La pêche, c’est simple, ouais, sûrement au pays des bisounours !

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About sylvain l'esoxiste

51 ans, habitant la région du Morvan, spécialiste de la pêche des carnassiers, auteur halieutique pour Planète Carnassiers, 1max2peche et Le Chasseur Français. Suivre L'Esoxiste sur Google+ et esoxiste.com sur Facebook
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14 Responses to Dates d’ouverture du carnassier en Bourgogne en 2012, on continue dans le délire.

  1. JB DIOUX says:

    Salut Sylvain ,
    Voilà ce que je voulais dire sur ce sujet : d’abord je parle des mesures mises en place sur les lacs , en ce qui concerne les rivières , même si cela paraît plus compliqué à gérer , la volonté et le soutien des Fédés , sont à mon avis les gages de réussite des mesures de protection des ressources .Encore , bien sûr , faut-il avoir ce soutien ?
    Pour en revenir à nos moutons , le Morvan qui à travers les 5 lacs autorisés aux bateaux , bénéficie d’un potentiel halieutique de tout premier ordre , à la capacité d’accueillir , j’en suis persuadé , de nombreux pêcheurs , tout en conservant son potentiel.
    C’est le but que notre AAPPMA « La Truite Morvandelle » s’est fixé voilà déjà 3 ans , en profitant de l’élan formidable et tout récent , donné à la pêche des carnassiers , pour attirer et faire profiter les nouveaux adeptes de cette discipline , du potentiel piscicole exceptionnel des lacs du Morvan . L’ AMC , avec son open annuel, étant la vitrine , auprès des pêcheurs , de ce qui ce fait de mieux au niveau national , dans ce domaine .
    Cette promotion de la pêche , peut , au premier abord , paraître paradoxale quand on la met en parallèle avec la protection des ressources que nous tentons de mettre en place , mais je reste persuadé que ces deux réflexions ne sont pas contradictoires . Des solutions existent pour d’une part , attirer , inciter , motiver , faire découvrir , enfin , ouvrir la pêche au plus grand nombre , et d’autre part , protéger les ressources , c’est à dire le poisson.
    Cette objectif ne passe pas seulement par une seule et unique mesure , qui consisterai à ouvrir plus tardivement la pêche (qui soit dit en passant , a été instauré dans le but louable d’harmoniser les ouvertures sur le territoire national , mais appliquée dans une cacophonie totale au niveau des départements) , mais par la mise en place d’une plate-forme de mesures de bon sens , qui appliquées et expliquées dans le but d’obtenir l’adhésion des personnes concernées , permettra , j’en suis persuadé , de donner des résultats dans ce domaine , à hauteur de nos attentes .
    Voilà , brièvement , quelques pistes que j’ai pu développer au cours des dernières Assemblées Générales de notre AAPPMA .
    -Régulation des cormorans.
    -Equilibre dans les alevinages entre carnassiers et cyprinidés ( réintroduction de 8 tonnes de carpes à Pannecière aulieu des 16 tonnes mises il y a 10 ans.
    -Habilitation d’un garde particulier ( notre AAPPMA est à la recherche d’un 2ème garde pour 2013).
    -Explication et mise en garde sur l’introduction sauvage du silure dans nos lacs .
    -Protection des frayères à sandres , mesure phare de notre AAPPMA , qui tout en préservant une grosse partie des nids , permet également aux pêcheurs d’assouvir leur passion .
    -Enfin , instauration d’un quota de prises de 3 carnassiers , par jour et par pêcheur , en ce qui concerne le sandre et le brochet .
    Ces mesures mises en application , et l’arrivée de jeunes et nombreux pêcheurs , par le biais de pêches plus modernes , plus ludiques , l’explication sans cesse répétée , du bien fondé de la préservation des ressources , feront , sans brusquer les mentalités , prendre conscience de l’impérieuse nécessité de restreindre nos prises , afin que la pêche conserve tout son attrait auprès du plus grand nombre .
    Autrement dit , et pour paraphraser je ne sais plus qui  » plus de poissons avec plus de pêcheurs , c’est possible ».
    J’y Crois vraiment!! A+
    J B

  2. bernard Pellé says:

    En tant que président de FD, la décision nationale du 1er mai est contestable pour le sandre, mais répondait à une demande de simplifier la pêche. Le 1er mai, jusqu’à maintenant et quel que soit le jour de la semaine, est férié. Tous les présidents de FD ont voté pour.!!!!! et ne l’appliquent pas…
    Ce qui m’irrite, ce n’est pas le 1er mai c’est le fait que nous prêchons la réciprocité, et que nous montrons une image complètement désuéte; nous revenons à des pratiques de décisions d’ouverture pour faire un croche-pied aux départements voisins. comme des gamins dans la cour d’école.
    Je demande, je l’ai déjà demandé, à tous mes collègues président de FD, si le 1er mai ne convient pas, et je le conçois pour le sandre, de remettre le sujet sur la table de la FNPF et surtout de nous montrer intelligents et cohérents. Je serai d’accord avec la solution démocratiquement retenue.

    • Merci pour votre commentaire, avoir un avis d’un président de Fédé m’honore. Je suis d’accord avec vous, si ce qui a été voté à « l’unanimité » ne convient plus, que tous les présidents se remettent autour d’une table pour en parler.
      On verra bien ce qu’il en ressortira

  3. Tous en cote d’or le deux juin ! ça ne poses aucun problème, ont sait recevoir et plus on est de fous plus on rit ! :mrgreen: tous colis est partie ce matin, 😉 A+

  4. Si on suit ce raisonnement, là ou le bass est présent il faudrait alors une ouverture générale en juillet…
    Vaste sujet de reflexion, disais-je ces dates d’ouverture.

  5. Olivier BERNOLIN says:

    Vaste sujet de discussion que celui des dates d’ouverture…, il déferle et déferlera toujours la chronique, car aucune solution ne fait l’unanimité. Difficile en effet de concilier protection de la ressource et soif de captures du pêcheur.
    Mais soyons clair aussi, le pêcheur sait très bien lire les arrêtés préfectoraux et s’adapter à ces différentes dates ou faire l’impasse (cas du Jura avec une femeture du sandre de janvier à mai où les pêcheurs de carnassiers,viandards et no-killers détournent sciemment la réglementation en allant traquer messire sandre dès 1’ouverture de la truite avec les conséquences que celà implique sur la reproduction futur).
    Je suis personnellement contre une uniformisation des dates d’ouverture du carnassier au plan national. Ce fut un coup de com de la part de la fédé nationale pour booster la pêche et ce fut aussi un vilain cadeau laissé par l’équipe dirigeante précédente qui est le fruit des tiraillements entre fédés… on ne peut que féliciter les fédés qui ont osé repousser cette date d’ouverture (le code de l’environnement le permettant) afin de protéger le sandre surtout, le brochet ayant déjà fini de frayer depuis longtemps. Pour info, en tant que Président d’AAPPMA, je n’ai jamais été informé ou consulté par la fédé nationale sur ce sujet, notre avis n’a pas d’importance alors qu’une association comme Carnavenir avait été consultée, tant mieux pour eux, tant pis pour les AAPPMA…. S’il y a débat et autant de diversité dans les dates d’ouverture c’est bien aussi que cette décision nationale est un non sens et rejetée par les pêcheurs.
    Une certitude, dans le 71c’est en général entre la fin avril et la mi-mai que le fraie se produit ainsi que dans les départements limitrophes. Certaines années, avec des froids tardifs comme en 2010, peuvent voir la ponte retardée.
    Pour ce qui est des réserves temporaires pour protéger les frayères, ça fonctionne bien en lac de barrage peut-être mais allez repérer ces même zones en rivière!!!! Et même avec ces protections temporaires, aller au lac de Saint Agnan et regardez le carnage qui s’y passe dès le 1er mai, hors réserves temporaires. D’ailleurs de nombreux pêcheurs s’y rendent malheureusement pour remplir le congel de sandrillons entre 40 et 50.(même si ces poissons font la taille légale) La vidange de Pannecière ne montre pas non plus que cela ait porté ses fruits sur la reproduction du sandre.
    Oui a une uniformaisation des dates d’ouverture selon un zonage qui pourrait se calquer sur les principales zones climatiques française, cela semblerait plus cohérent. C’est quand même ce qui se faisait par le passé mais ce n’était pas le pire. Quant à repousser encore la date d’ouverture plus tard, c’est toujours restreindre le pêcheur. On verra l’expérimentation du 21 à ce sujet, mais les sandres qui ne seront pas pris à ce moment le seront plus tard et les cartons seront plus gros à l’automne et l’on reviendra au même problème, moins de poissons etc…et ce, même en mettant en réserve des secteurs comme la Tonnelle à Saint Jean de Losne (21) où les sandres se concentrent lors des crues. Le 21 avait expérimenté il y a quelques années une fermeture du sandre fin février avec possibilité de le pêcher aux leurres, mais ça n’a duré qu’un an, marche arrière!!!
    Mais qui peut prétendre avoir la bonne solution?
    Une certitude, de tous temps le législateur a souhaité protéger les espèces avec une femeture de « mi mars à mi may » (cité in Baudrillat JJ, Dictionnaire des pêches) et ce dès l’époque moderne avec une ordannance de 1515 de François 1er (il n’y a pas eu que Marignan cette année là) et on ne protégeait pas le brochet mais la friture!!!
    Le problème est venu de l’introduction de nouvelles espèces et de la reproduction du borchet précoce par rapport aux autres. Il y a confusion du genre, la Fédé Nationale parle de l’ouverture du brochet le 1er mai alors que l’on devrait parler de l’ouverture du carnassier hors chacune de ces espèces ne se reproduit pas au même moment. Comment permettre la pêche de l’une sans mettre en péril la reproduction d’une autre… et il ne faut pas compter sur l’état d’esprit des pêcheurs, quelqu’ils soient.
    Le hic, c’est qu’il y a une Union Régionale des pêcheurs, on voit que les discusssions entre eux sont constructives.
    Ce n’est pas en uniformisant les dates d’ouverture que l’on fera venir des pêcheurs mais en leur proposant des parcours riches en poissons! On parle toujours de simplifier la réglementation mais franchement elle n’est pas plus compliquée que le code de la route et pourtant on conduit tous les jours. Une simple cartographie des dates d’ouverture est facile à retenir…
    Bon j’arrête là, je pourrai en écrire un roman, ça fera toujours avancer le chlminbliq… comme disait Coluche.

    • Bonjour Olivier,
      Excellente reflexion. Si je suis quasiment d’accord avec tous tes points mais je réitère que la pêche doit rester simple et accessible. Oui pour nous c’est simple car nous sommes immergés dedans 24h/24h mais pour la majorité ces dates ne sont qu’une source d’ennui.
      Il faut que ces débats qui durent depuis -50 avant jimmy Hendrix accouchent d’un consensus, peu importe lequel car dans la gestion halieutique il ne semble pas y avoir de « vérité unique ». Pourquoi pas des dates calquées sur quelques zones climatiques, ou sur d’autres critères.
      Evidemment que les zones en réserve temporaire sont difficiles à implanter en rivière ou en Fleuve, c’est quasi impossible mais l’initiative du 58 est quand même pas mal, il faut le reconnaitre.
      evidemment aussi que les pillards sur frayère existent et existeront toujours, c’est dans la nature de l’homme de récolter ce que la nature lui offre, après il pleure parce qu’il n’y a plus rien. l’histoire nous démontre ceci depuis la nuit des temps (excellent roman de Barjavel au demeurant).
      Ton dernier point de reflexion est le plus judicieux, c’est effectivement en offrant des parcours riches qu’on fera venir les pêcheurs pas avec des dates. Mais ces dates ne rentrent t’elles pas en compte dans un plan d’enrichissement des parcours…
      Nous avons deux carnassiers endémiques (pour simplifier) brochet et perches à protéger et trois exotiques qui se sont acclimatés (sandre, bass et silure) et il nous faudrait aussi penser dans ces dates à protéger chaque reproduction, même celle du silure. Ca serait un sacré casse tête.
      alors comment faire, tolérer un comportement marginal de quelques viandards qui ne pratiqueraient pas le nokill en période de reproduction ou tout interdire pour protéger et ouvrir en septembre ?
      Heureusement que je ne siège pas dans les instances car je m’arracherai mes derniers cheveux.

      Comme je l’ai toujours dit, là où il y a des gars hors la loi, c’est au citoyen de la faire respecter. Maintenant avec les téléphone portable on peut appeler le garde ou l’Onema lorsqu’on constate une infraction. c’est de la délation, oui et alors ? Si on élimine ceux qui posent problème, on y arrivera à cette ouverture unique. Mais ce n’est pas demain la veille.
      Donc , mettez en mémoire les numéros des gardes de la fédé et l’astreinte de l’Onema dans vos portables !
      Et gardez la pêche (là cette petite phrase prend un autre contexte..)

      A bientôt

    • Oui, mais ce type de remarque est plutôt le fait de fanfaron ou alors de vrais bracos pros et là on sait ce qu’il nous reste à faire, pour les fanfarons on peut juste les « bâcher ».

  6. martin says:

    Bonsoir , encore une fois pour la simplicité , c’est raté !!!La Cote d’Or se distingue une fois de plus (pas pour le meilleur !).Donc si j’ai bien compris , tous en Cote d’Or le 2 juin ,super , j’en connais un paquet qui vont faire grise mine !!!(deja que quand tu viens d’une AAPPMA voisine t’es pas forcement le bien-venu ).Moi ça me va ,mais est-ce qu’on aura assez de reserve dans nos caves pour accueillir tout le monde ? ;-))

  7. junior says:

    Bravo pour ton article pertinent 😉 Dommage que les pêcheurs ne soient pas concertés pour ce genre de décision,en effet les viandarts de l’ouverture ont encore de beaux jours devant eux…Même dans le Morvan!!!