Ballade savoyarde au Bourget (73)

Ce samedi 21 avril avec mon pot Patrice nous avions prévu de nous retrouver pour l’ouverture du brochet au lac du Bourget (73). C’est un lac magnifique qu’il m’a fait découvrir il y a quelques années. Mais en raison des conditions météos on hésite et reporte la sortie.

Passant mon week-end à scruter les sites météorologiques, je remarque une accalmie pour la journée de lundi, du moins le matin et comme Patrice n’est pas dispo, je partirai en solo avec une certaine inconnue : je n’ai jamais pêché le lac à cette saison. D’ordinaire, je m’y rends 2 à 5 fois dans l’année en août et septembre et pratique au manié. Mais là…

5h le réveil sonne, c’est dur et 30 min après je prends la direction du Bourget. 2h plus tard et à 154km de Brienne, me voilà au sud du lac, port de Charpignat.

 D’habitude on pêche au nord et on se met à l’eau à Conjux. (attention, à la belle saison les mises à l’eau sont payantes, 10€ je crois !!!) Mon choix a été motivé par la présence de grandes roselières dans cette partie du lac et l’envie de découvrir de nouveaux secteurs.

Le martin pêcheur est sur l’eau, alors que le lac est calme.

Je débute ma prospection près de la mise à l’eau, non loin d’un pêcheur de corégones. Mais rien, pas un écho et j’essaye même dans 30m d’eau… Après m’être dirigé vers les roselières au sud, toujours rien. Mon manié est intact et je le remplace de temps à autres par un divinator.

Patrice m’appelle pour savoir ou j’en suis mais rien, toujours rien, alors je profite de la beauté du paysage, me déplace sur des secteurs que je ne connais pas. Quand on ne trouve pas les poissons ou qu’on ne sait pas les pêcher, on fait du tourisme…

 

J’attends toujours que ma chienne marque l’arrêt sur une tenue de brochet.

 Petit casse-croûte rapide le long de grandes falaises.

Puis, je décide de me rendre du côté du port d’Aix les Bains. Il est déjà 13h. Il doit y avoir des hauts fonds, me souvenant de la vue satellite du lac sur Géoportail.  A ma surprise, plusieurs barques sont présentes, au corégone. Pas de pêcheurs de brochets… on m’aurait menti… les brochets sont partis pendant l’hiver!

Je prospecte alors au divinator 55g. Il y a en effet des échos dans le secteur et j’en ai peu vu jusqu’à présent et encore moins dans peu d’eau entre 4 et 7m. Et là, un blocage. Ouf, ils sont toujours là et l’honneur est sauf, je ramène ce petit bec de 57 cm. Il est 13h44.

 Et hop, après les photos d’usage, retour dans son élément.

 Enfin, un pêcheur de brochets du coin arrive dans le secteur et on tape la causette. Il doit avoir toute la gamme des divinators : il essaye différents poids et coloris. En tout cas l’échange est instructif et me redonne le moral. Je me déplace un peu, lui part plus loin.

Je monte un one up shad en 6’colori 71 tout fraîchement arrivé du Japon la semaine précédente. La tête plombée est lourde et je descends la cassure. Une nouvelle fois blocage et je ne sens pas de coup de tête, le poisson monte vers la surface (comme sur les gros silures) et un petit combat s’engage. 

Le poisson apparaît en surface !!! et, en bon disciple de JC Tanzili, « ce sera à la main ou pas du tout ».

 

 

 

Il est 14h40 lorsque je le monte dans le bateau et là encore après les mesures d’usage, il repart rejoindre ses congénères sans pouvoir le prendre en photo tellement il est vite reparti.

 83 cm pour ce petit bestiau,  je suis comblé. Il ne faut pas grand-chose pour combler un pêcheur.

100% de réussite avec 2 touches, 2 poissons. Mais que l’attente fut longue. Il faut être fou pour faire autant de kilomètres pour 2 poissons, mais la passion est là.

Je prospecte encore un peu, je suis motivé pour en prendre d’autres mais les pêcheurs alentours plient un par un… Le temps se gâte et les éléments se déchaînent.

Il me faudra 30min pour regagner la mise à l’eau au milieu de creux d’1m à vitesse réduite. Autant ce lac est magnifique, qu’il peut devenir dangereux. Je rentre gaugé par l’écume des vagues et la pluie et à 16h30 je suis sur le chemin du retour…

Malgré les kilomètres et l’attente, ce fut une bonne journée, comme quoi la réussite d’une partie de pêche tient à peu de choses… mais la patience n’est-elle pas la force du pêcheur ?

Pêchement vôtre.

Olivier

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About olivier

Olivier BERNOLIN, président le l'AAPPMA le Goujon Cuiserotain, pêcheur de carnassiers passionné, vit en Saône et Loire à Brienne (71).
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